Liturgie › Liturgie des Heures
SEMAINE SAINTE
(15/III — 24/IV)
Annexe
CHOIX D'HYMNES
Ne descends pas dans le jardin
Ne descends pas dans le jardin,
Oh ! Jésus,
Ne descends pas dans le jardin
Avant le jour !
Si je ne descends pas dans le jardin
En pleine nuit,
Qui donc vous mènera vers les soleils
Du Paradis ?
Je descendrai dans le jardin
En pleine nuit.
Ne laisse pas lier tes mains,
Oh ! Jésus,
Ne laisse pas lier tes mains
Sans dire un mot !
Si je ne laisse pas lier mes mains
Comme un voleur,
Qui donc pourra détruire les prisons
Dont vous souffrez ?
Je laisserai lier mes mains
Comme un voleur.
Ne t’étends pas sur cette croix,
Oh ! Jésus,
Ne t’étends pas sur cette croix
Jusqu’à mourir !
Si je ne m’étends pas sur cette croix
Comme un Oiseau,
Qui donc vous gardera contre l’Enfer
Où vous alliez ?
Je m’étendrai sur cette croix
Comme un oiseau.
Ne laisse pas percer ton cœur,
Oh ! Jésus,
Ne laisse pas percer ton cœur
Par tes bourreaux !
Si je ne laisse pas percer mon cœur
Comme un fruit mûr,
Qui donc vous baignera de sang et d’eau
Pour vous guérir ?
Je laisserai percer mon cœur
Comme un fruit mûr.
Ne descends pas dans le tombeau,
Oh ! Jésus,
Ne descends-pas dans le tombeau
Qu’ils ont creusé !
Si je ne descends pas dans le tombeau
Comme un froment,
Qui donc fera lever de vos cercueils
Vos corps sans vie ?
Je descendrai dans le tombeau
Pour y dormir.
Christ est allé dans le jardin, Alléluia.
Christ a laissé lier ses mains, Alléluia.
Christ a voulu souffrir la croix, Alléluia.
Christ a laissé percer son cœur, Alléluia.
Christ a dormi dans le tombeau. Alléluia.
Quel est cet amoureux
Quel est cet amoureux
De la terre et de nous ?
Il donne un nom aux choses,
Il dit celui de Dieu,
Il tient son nom du nôtre...
Qui donc est l’homme-Dieu ?
Quel est cet amoureux
Sur la colline aux pains,
Au lac des trois tempêtes,
Au mont du clair de Dieu,
Au champ des grains froissés,
Qui donc est l’homme-Dieu ?
Quel est cet amoureux
Au chemin des rameaux,
Au bois des pleurs de sang,
Au jardin du baiser,
Au val du Prince-Nuit,
Qui donc est l’homme-Dieu ?
Quel est cet amoureux
Cour du Vendredi Saint,
Place du « Voici l’homme »,
Rue de la croix portée,
Montée du crève-cœur,
Qui donc est l’homme-Dieu ?
Quel est cet amoureux
Au lieu-dit Diable est mort,
Sur la grève aux poissons,
Dans l’auberge pascale,
Au rendez-vous du ciel,
Qui donc est l’homme-Dieu ?
Quel est cet amoureux
De la terre et de nous ?
Il donne un nom aux choses,
Il dit celui de Dieu,
Il tient son nom du nôtre...
Il est le fou de Dieu.
Mystère du Calvaire
Mystère du Calvaire,
Scandale de la Croix :
Le Maître de la terre,
Esclave sur ce bois !
Victime dérisoire,
Toi seul es le Sauveur,
Toi seul, le roi de gloire,
Au rang des malfaiteurs.
Tu sais combien les hommes
Ignorent ce qu’ils font.
Tu n’as jugé personne,
Tu donnes ton pardon ;
Partout des pauvres pleurent,
Partout on fait souffrir ;
Pitié pour ceux qui meurent
Et ceux qui font mourir.
Afin que vienne l’Heure
Promise à toute chair,
Seigneur, ta Croix demeure
Dressée sur l’univers ;
Sommet de notre terre
Où meurt la mort vaincue,
Où Dieu se montre Père
En nous donnant Jésus.
Quand le fouet a déchiré
Quand le fouet a déchiré
L’homme-Dieu,
Quand on a frappé l’amour innocent,
On attendait ce jour-là
Que les pierres crient.
R/ Mais les pierres se sont tues,
La colère s’est perdue
Dans l’oubli.
Quand l’épine a couronné
L’homme-Dieu,
Quand on a montré l’amour enchaîné,
On attendait ce jour-là
Que les pierres crient.
R/ Mais les pierres se sont tues,
La colère s’est perdue
Dans l’oubli.
Quand on a cloué au bois
L’homme-Dieu,
Quand on a dressé l’amour sur la croix,
On attendait ce jour-là
Que s’ouvre le ciel.
R/ Le ciel n’a pas répondu,
La prière s’est perdue
Dans la nuit.
Quand on a percé au flanc
L’homme-Dieu,
Quand on a jeté l’amour
Au tombeau,
On attendait ce jour-là
Que s’ouvre le ciel.
R/ Le ciel n’a pas répondu,
La prière s’est perdue
Dans la nuit.
Bois tout en feu
Bois tout en feu, buisson ardent
où rien n’est cendres,
Croix où le Fils se laisse pendre
quand vient le temps,
Dieu parle en toi, et tu portes le prix
de la rançon ;
De son Amour tu nous donnes la mesure,
montrant le corps et la blessure
où il nous dit
quel est son nom !
R/ Quand il viendra juger le monde,
que le Seigneur nous soit pitié !
Bois où l’Enfer est englouti
dans sa victoire,
Croix qui redresses plein de gloire
le Fils maudit,
Arbre de vie qui détruis le poison
du fruit mauvais ;
Ton Sang divin fait mûrir sur le calvaire
le Fruit voulu par notre Père,
que nous cueillons
pour notre Paix.
R/ Quand il viendra juger le monde,
que le Seigneur nous soit pitié !
Bois où chacun peut regarder
dans sa détresse
Le Fils que Dieu, plein de tendresse,
nous a livré ;
Pour le pardon tu attires vers toi
tout l’univers ;
De tout péché tu guéris et tu délivres,
Rameau vivant qui fais revivre
celui qui voit
le cœur ouvert.
R/ Quand il viendra juger le monde,
que le Seigneur nous soit pitié !
Bois merveilleux orné du sang
qui nous protège,
Croix où l’Agneau a pris au piège
le lion méchant,
Tu t’es levé comme un signe de paix
pour les pécheurs ;
Au sein des eaux tu détruis notre esclavage
En nous ouvrant le seul passage
vers les secrets
du Dieu Sauveur.
R/ Quand il viendra juger le monde,
que le Seigneur nous soit pitié !
Bois où se meurt le Premier-né
dans les épines,
Croix où le prêtre est fait victime
pour nos péchés,
Tu es la pierre où repose le front
du Bien-Aimé :
Sur ton autel s’accomplit le sacerdoce
Quand retentit le chant des noces
où les nations
lui sont données.
R/ Quand il viendra juger le monde,
que le Seigneur nous soit pitié !
Bois où la Femme est rachetée
des fautes d’Ève,
Croix où Marie se livre au glaive,
le cœur broyé,
Tes bras voleurs lui arrachent l’enfant
né de son corps ;
Et, Vierge Mère, elle enfante à la vraie vie
Les fils que Dieu, dans sa folie,
sauve en souffrant
jusqu’à la mort.
R/ Quand il viendra juger le monde,
que le Seigneur nous soit pitié !
Tu les sauvais
Tu les sauvais, mais ils ne t’ont pas vu.
Qu’était pour eux le fils du charpentier ?
Sur la colline ils t’ont abandonné,
toi, Dieu vivant, qu’ils n’ont pas reconnu.
Ils n’ont su voir qu’un homme rejeté,
ils ont moqué le faux prophète mort,
ils ont plongé la lance dans ton corps,
ils n’ont pas vu l’espoir qui se levait.
Ils n’ont pas vu le signe sur ta main,
la main crispée du Maître et créateur
qui bénissait le monde des pécheurs ;
ils n’ont pas vu mourir le Saint des saints.
Vienne le jour de toute Vérité
où nous aurons enfin les yeux ouverts
sur cette grâce et cet amour offerts.
Vienne le jour du Christ en majesté !
Tous les chemins de Dieu vivant
Tous les chemins de Dieu vivant
Mènent à Pâques,
Tous ceux de l’homme à son impasse :
Ne manquez pas au croisement
L’auberge avec sa table basse ;
Car le Seigneur vous y attend.
N’attendez pas que votre chair
Soit déjà morte,
N’hésitez pas, ouvrez la porte,
Demandez Dieu, c’est lui qui sert,
Demandez tout, il vous l’apporte :
Il est le vivre et le couvert.
Mangez ici à votre faim,
Buvez de même
À votre soif, la coupe est pleine ;
Ne courez pas sur des chemins
Allant à Dieu sans que Dieu vienne :
Soyez des hommes de demain.
Prenez son corps dès maintenant,
Il vous convie
À devenir eucharistie ;
Et vous verrez que Dieu vous prend,
Qu’il vous héberge dans sa vie
Et vous fait hommes de son sang.
Vexílla Regis pródeuntL'étendard du Roi est levé
Vexílla Regis pródeunt,
Fulget Crucis mystérium :
Quo carne carnis cónditor,
Suspénsus est patíbulo.L'étendard du Roi est levé ;
la Croix rayonne en son mystère,
dans sa chair, notre créateur
a été cloué sur le bois.
Quo vulnerátus ínsuper
Mucróne diro lánceæ,
Ut nos laváret crímine,
Manávit unda et sánguine.C'est là que la vie fut blessée
par le fer cruel de la lance
et que, pour laver nos péchés,
il en jaillit l'eau et le sang.
Impléta sunt quæ cóncinit
David fidéli cármine,
Dicens: In natiónibus
Regnávit a ligno Deus.Arbre précieux, arbre sanglant,
orné de la pourpre du Roi ;
ton bois choisi a mérité
de toucher des membres si saints.
Arbor decóra, et fúlgida,
Ornáta Regis púrpura,
Elécta digno stípite,
Tam sancta membra tángere.Bienheureux arbre, sur tes branches
fut pendue la rançon du monde,
et tes bras ont pesé le corps
qui ravit à l'enfer sa proie.
Beáta, cujus bráchiis
Sæcli pepéndit prétium,
Statéra facta córporis,
Prædámque tulit tártari.Salut, autel, salut, victime
de la glorieuse passion,
où la vie a souffert la mort
et par sa mort nous rend la vie.
O Crux ave, spes unica,
Hoc Passiónis témpore,
Auge piis justítiam,
Reísque dona véniam.Salut, ô Croix, seule espérance !
Durant ce temps de la Passion,
aux justes donne plus de grâce,
aux pécheurs donne le pardon.
Te summa Deus Trínitas,
Colláudet omnis spíritus:
Quos per Crucis mystérium
Salvas, rege per sæcula. Amen.Trinité, source de salut,
que tout esprit te glorifie !
À la victoire par la croix
ajoute aussi la récompense.