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7e SEMAINE DE PÂQUES

(03/V — 12/VI )

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Annexe

Choix d'hymnes

TE DEUM

Te Deum laudámus: *
te Dóminum confitémur.

Te ætérnum Patrem, *

omnis terra venerátur.

Tibi omnes ángeli, *

tibi cæli et univérsæ potestátes:

tibi chérubim et séraphim *

incessábili voce proclámant:

Sanctus, Sanctus, Sanctus *

Dóminus Deus Sábaoth.

Pleni sunt cæli et terra *

maiestátis glóriæ tuæ.

Te gloriósus *

Apostolórum chorus,

te prophetárum *

laudábilis númerus,

te mártyrum candidátus *

laudat exércitus.

Te per orbem terrárum *

sancta confitétur Ecclésia,

Patrem *

imménsæ maiestátis;

venerándum tuum verum *

et únicum Fílium;

Sanctum quoque *

Paráclitum Spíritum.

Tu rex glóriæ, *

Christe.

Tu Patris *

sempitérnus es Fílius.

Tu, ad liberándum susceptúrus hóminem, *

non horruísti Vírginis úterum.

Tu, devícto mortis acúleo, *

aperuísti credéntibus regna cælórum.

Tu ad déxteram Dei sedes, *

in glória Patris.

Iudex créderis *

esse ventúrus.

Te ergo quæsumus, tuis fámulis súbveni, *

quos pretióso sánguine redemísti.

Ætérna fac cum sanctis tuis *

in glória numerári.

Hæc ultima pars hymni ad libitum omitti potest:

Salvum fac pópulum tuum, Dómine, *

et bénedic hereditáti tuæ.

Et rege eos, *

et extólle illos usque in ætérnum.

Per síngulos dies *

benedícimus te;

et laudámus nomen tuum in sæculum, *

et in sæculum sæculi.

Dignáre, Dómine, die isto *

sine peccáto nos custodíre.

Miserére nostri, Dómine, *

miserére nostri.

Fiat misericórdia tua, Dómine, super nos, *

quemádmodum sperávimus in te.

In te, Dómine, sperávi: *

non confúndar in ætérnum.

Retour à l'office :

Dimanche | Saint Matthias | Visitation

Lumière du monde

Lumière du monde, ô Jésus,

Bien que nous n’ayons jamais vu

Ta tombe ouverte,

D’où vient en nous cette clarté,

Ce jour de fête entre les fêtes,

Sinon de toi, ressuscité ?

Quand sur nos chemins on nous dit :

Où est votre Christ aujourd’hui

Et son miracle ?

Nous répondons : D’où vient l’Esprit

Qui nous ramène vers sa Pâque,

Sur son chemin, sinon de lui ?

Nous avons le cœur tout brûlant

Lorsque son amour y descend

Et nous murmure :

L’amour venu, le jour viendra

Au cœur de toute créature,

Et le Seigneur apparaîtra.

Et si l’on nous dit : Maintenant

Montrez-nous un signe éclatant

Hors de vous-mêmes !

Le signe est là qu’à son retour

Nous devons faire ce qu’il aime

Pour témoigner qu’il est amour.

Que cherchez-vous

Que cherchez-vous au soir tombant

Avec des cœurs aussi brûlants ?

Où courez-vous en abaissant

Vos têtes ?

Tout simplement le jour promis

À ceux qui auront accueilli

Cette lumière que Dieu dit

Luire aux ténèbres.

N’étiez-vous donc pas prévenus ?

Ce nouveau jour qui apparut

Lors de la Pâque de Jésus,

Il monte ;

Où irions-nous si ce n’est là ?

Quand notre lumière décroît,

Nous savons bien qu’il est déjà

Le jour du monde.

Et vous aussi, venez le voir,

Mais hâtez-vous, car il est tard !

Chacun de nous aura sa part

De grâce ;

Chacun de vous, s’il prend l’esprit,

Et l’esprit vous mène à sa nuit,

Verra surgir ce jour promis :

C’est Dieu qui passe.

Voici pourquoi nous accourons

À sa nouvelle création :

Dieu fait toujours ce qui est bon

Pour l’homme.

Il le découvre peu à peu,

Doucement il ouvre nos yeux,

Car rien n’est impossible à Dieu,

Puisqu’il se donne.

Ô nuit, de quel éclat tu resplendis !

Ô nuit, de quel éclat tu resplendis !

La mort n'a pu garder dans son étreinte

Le Fils unique.

Jésus repousse l'ombre

Et sort vainqueur :

Christ est ressuscité !

Mais c'est en secret,

Et Dieu seul connaît

L'instant

Où triomphe la vie.

Quelqu'un, près de la croix, n'a pas douté ;

La Femme jusqu'au jour a porté seule

L'espoir du monde.

Sa foi devance l'heure

Et sait déjà :

Christ est ressuscité !

Mais c'est en secret,

Et Dieu seul connaît

La joie

Dont tressaille Marie.

Jésus, lumière et vie, demeure en nous !

Pourquoi chercher encore au tombeau vide

Un autre signe ?

L'amour jaillit et chante

Au fond du cœur :

Christ est ressuscité !

Mais c'est en secret,

Et Dieu seul connaît

Le feu

Qui s'éveille aujourd'hui.

Comme nous allions rêvant Dieu

Comme nous allions rêvant Dieu,

Une voix venue du grand creux

Des fonds de l'Homme

Nous a surpris : Veillez ici,

Veillez et priez cette nuit

Qui entre toutes vous est bonne.

C'était au secret de nos cœurs,

Au tombeau vide du Seigneur,

La voix de l'Ange !

Elle ajouta : Que cherchez-vous ?

Le corps du Seigneur est chez vous,

Restez ses hommes de confiance !

Devant le caveau grand ouvert,

Retour du Seigneur des enfers,

Chantez son hymne !

Ce lieu profond, il est à Dieu !

Nul ne le sonde avec des yeux

Qui ne sont pas faits pour l'abîme.

Le Seigneur vous a précédés

Dans la mort qui vous obsédait,

Vos morts futures ;

Allez donc sans crainte à la vie !

Jésus vous a déjà ravi

Dans sa Passion vos sépultures.

Quand il disait à ses amis

Quand il disait à ses amis :

« Si vous saviez le don de Dieu ! »

Nous avons asséché

Les sources de la vie...

Mais ce matin, Alléluia !

Notre naissance a jailli du tombeau !

Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :

« Venez à moi, je suis le jour ! »

Nous avons sacrifié

Aux forces de la nuit...

Mais ce matin, Alléluia !

Notre lumière a jailli du tombeau !

Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :

« Je suis vainqueur, pourquoi trembler ? »

Nous avons nié Dieu

En face de la peur...

Mais ce matin, Alléluia !

Notre pardon a jailli du tombeau !

Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :

« Heureux celui qui veut la paix ! »

Nous avons déserté

Le lieu de nos combats...

Mais ce matin, Alléluia !

Notre espérance a jailli du tombeau !

Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :

« Séchez vos pleurs ! Prenez ma joie ! »

Nous avons perdu cœur

À force de trahir...

Mais ce matin, Alléluia !

Notre bonheur a jailli du tombeau !

Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :

« Soyez mon corps ! Soyez mon sang ! »

Nous avons pris la mort

Au lieu de prendre vie...

Mais ce matin, Alléluia !

Notre avenir a jailli du tombeau !

Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Il s'est levé d'entre les morts

Il s'est levé d'entre les morts,

Le Fils de Dieu, notre frère.

Il s'est levé libre et vainqueur ;

Il a saisi notre destin

Au cœur du sien

Pour le remplir de sa lumière.

Sur lui dans l'ombre sont passées

Les grandes eaux baptismales

De la douleur et de la mort ;

Et maintenant, du plus profond

De sa passion,

Monte sur nous l'aube pascale.

L'histoire unique est achevée :

Premier enfant du Royaume,

Christ est vivant auprès de Dieu ;

Mais son exode humble et caché,

Le Fils aîné

Le recommence pour chaque homme.

Ne cherchons pas hors de nos vies

À retrouver son passage :

il nous rejoint sur nos sentiers ;

Mais au-delà de notre mort

C'est lui encore

Qui nous attend sur le rivage.

Il est vivant

Il est vivant ! Tu l'as vu la première.

Parle, Marie de Magdala !

— Hors du tombeau, debout dans la lumière,

Il dit : « Marie » ! C'était sa voix !

R/ Nous l'avons vu ressuscité,
Nous, témoins de la Vérité !

Il est venu, il reviendra !

Amen ! Alléluia ! Alléluia !

Le cœur brûlant, vous alliez, près du Maître,

Vers Emmaüs, sur le chemin...

— Nous étions deux ! Il s'est fait reconnaître,

Le soir, à la fraction du pain !

Vous étiez onze, nous dit l'Écriture,

La nuit couvrait Jérusalem...

— Il a paru ! Il montrait ses blessures !

Il a soufflé son Esprit Saint !

Est-ce Jésus, celui qui t'a fait signe

De l'approcher, dis-nous, Thomas ?

— Sur mon Seigneur et mon Dieu, moi, indigne,

J'ai vu les marques de la croix !

Depuis Damas, tu ne peux plus te taire...

Confirme-nous ce que tu crois.

— Moi, Paul, je dis qu'ils étaient cinq cents frères,

Témoins du Christ, tous à la fois !

R/ Nous l'avons vu ressuscité,
Nous, témoins de la Vérité !

Il est venu, il reviendra !

Amen ! Alléluia ! Alléluia !

Jésus, qui m'as brûlé le cœur

Jésus, qui m'as brûlé le cœur

Au carrefour des Écritures,

Ne permets pas que leur blessure

En moi se ferme :

Tourne mes sens à l'intérieur.

Force mes pas à l'aventure,

Pour que le feu de ton bonheur

À d'autres prenne !

La Table où tu voulus t'asseoir,

Pour la fraction qui te révèle,

Je la revois : elle étincelle

De toi, seul Maître !

Fais que je sorte dans le soir

Où trop des miens sont sans nouvelle,

Et par ton nom dans mon regard,

Fais-toi connaître !

Leurs yeux ne t'ont jamais trouvé,

Tu n'entres plus dans leur auberge,

Et chacun dit : « Où donc irai-je

Si Dieu me manque ? »

Mais ton printemps s'est réveillé

Dans mes sarments à bout de sève,

Pour que je sois cet étranger

Brûlant de Pâques !

Jour de Résurrection

Jour de Résurrection !

Peuples, rayonnons de joie !

C'est la Pâque, la Pâque du Seigneur !

Le Christ Dieu nous conduit

de la mort à la vie,

de la terre aux cieux,

et nous chantons sa victoire :

R/ Christ est ressuscité d'entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !

À ceux qui sont au tombeau,

Il accorde la vie !

Que le ciel se réjouisse,

que la terre soit en fête,

que soit dans l'allégresse

le monde visible et invisible,

car le Christ est ressuscité,

lui, la joie éternelle :

La destruction de la mort, célébrons la,

et la ruine de l'enfer.

Louons l'auteur

d'une vie neuve et immortelle,

le Dieu unique de nos pères,

le Béni, le Glorieux :

Ô Pâque grande et toute sainte, ô Christ,

Ô Sagesse, ô Verbe de Dieu, ô Force,

fais que nous te soyons unis

en parfaite vérité,

au jour sans fin de ton Royaume :

Une Pâque sacrée nous est apparue :

Pâque nouvelle et sainte, Pâque mystique,

Pâque très pure, Pâque du Christ, notre Sauveur,

Pâque immaculée, Pâque grandiose,

Pâque des croyants,

Pâque qui sanctifie les fidèles,

Pâque qui ouvre le Paradis :

Voici le jour de la Résurrection !

En cette solennité, rayonnons de joie.

Embrassons nous les uns les autres.

À ceux même qui nous haïssent, disons : Frères !

Pardonnons tout à cause de la Résurrection

et chantons :

R/ Christ est ressuscité d'entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !

À ceux qui sont au tombeau,

Il accorde la vie ! r

Lumière enfouie sous le boisseau

Lumière enfouie sous le boisseau,

Le prince de l'ombre m'épuise !

Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,

Agneau de feu, je suis votre flambeau ;

Moi seul peux vous conduire au jour,

Mon Jour qui lève aux cieux nouveaux,

Par le jardin où j'agonise.

Parole atteinte par les eaux,

L'angoisse me force au silence !

Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,

Agneau vainqueur, je suis votre flambeau ;

Moi seul peux vous parler de paix,

Ma Paix qui règne aux cieux nouveaux,

Puisque la croix me fait violence.

Victime offerte à mes bourreaux,

Mon corps n'est plus rien que blessure !

Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,

Agneau de Dieu, je suis votre flambeau ;

Moi seul peux vous combler de joie,

Ma Joie qui s'ouvre aux cieux nouveaux,

Puisqu'au calvaire on me torture.

Semence enfouie dans le tombeau,

La mort m'a couché sous la pierre !

Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,

Agneau vivant, je suis votre flambeau ;

Moi seul peux vous donner la vie,

Ma Vie qui fait les cieux nouveaux,

Dans la cité de notre Père.

J’ai vu l’eau vive

J’ai vu l’eau vive

jaillissant du cœur du Christ, alléluia !

Tous ceux que lave cette eau

seront sauvés et chanteront : alléluia !

J’ai vu la source

devenir un fleuve immense, alléluia !

Les fils de Dieu rassemblés

chantaient leur joie d’être sauvés, alléluia !

J’ai vu le Temple

désormais s’ouvrir à tous, alléluia !

Le Christ revient victorieux,

montrant la plaie de son côté, alléluia !

J’ai vu le Verbe

nous donner la paix de Dieu, alléluia !

Tous ceux qui croient en son nom

seront sauvés et chanteront : alléluia !

Pâque de Jésus Christ Sauver

Pâque de Jésus Christ Sauveur !

Il règne en sa victoire,

Triomphe de l'amour :

Ses bras ouverts en croix

Dressent vers Dieu

L'angoisse de la vie

Et portent vers lui nos cœurs.

Vivre ressuscités pour Dieu

Dans la lumière neuve,

Aurore de la joie :

Les hommes surgiront

Au grand espoir

Qui monte dans leur corps

À l'aube de ce matin.

Peuple des baptisés, marqués

Du Sceau de la promesse,

Témoins de Jésus Christ,

Venez manger la chair,

Boire le sang

Du Fils aimé de Dieu

Pour vivre de son Esprit.

L'heure paraît déjà : veillez !

Car Dieu dresse la table

Aux noces de l'Agneau :

Le Maître et le Seigneur

Vient nous servir

Le vin de son retour :

Victoire de charité.

Lumière aux nuits de mort

R/ Lumière aux nuits de mort,
feu de Pâque aujourd'hui,

allume un chant d'espoir,

Dieu de Pâque dans nos vies.

Fini le temps du Golgotha,

fini le cri du Fils de l'homme,

finie la croix,

sinon pour l'homme

que nous sommes.

Où donc est ta victoire,

Jésus ressuscité ?

Fini le temps du Serviteur,

fini le soir du Fils de l'homme,

finie la peur,

sinon pour l'homme

que nous sommes.

Où donc est ta victoire,

Jésus ressuscité ?

Premier réveil au Dieu de vie,

premier matin du Fils de l'homme,

premier réveil

aussi pour l'homme

que nous sommes.

Où donc est ta victoire,

ô mort du Premier-Né ?

Encore le temps des Golgotha,

encore la soif au cœur de l'homme,

immense croix

du Fils de l'homme

que nous sommes.

Où donc est ta victoire,

ô mort du Premier-Né ?

R/ Lumière aux nuits de mort,
feu de Pâque aujourd'hui,

allume un chant d'espoir,

Dieu de Pâque dans nos vies.

Viendra le temps de nos soleils,

viendra ton jour, ô Fils de l'homme,

en toi réveil

de tout cet homme

que nous sommes.

Ton Souffle est notre Pâque,

Jésus ressuscité !

R/ Lumière aux nuits de mort,
feu de Pâque aujourd'hui,

allume un chant d'espoir,

Dieu de Pâque dans nos vies.

Louange à toi, Seigneur Jésus

Louange à toi, Seigneur Jésus !

L'humble chemin de ta venue

guide nos pas jusqu'au salut.

R/ Alléluia, alléluia, alléluia !
La mort n'a pu garder sa proie,

l'enfer vaincu s'ouvre à ta voix,

l'amour triomphe par la croix.

Voici la tombe descellée,

et ses témoins, pour l'annoncer,

sont envoyés au monde entier.

Tu es vivant, gloire à ton nom !

Hâte le temps où nous pourrons

vivre sans fin dans ta maison.

Le Seigneur vit !

Le Seigneur vit ! Plus de larmes,

plus de plaintes, plus de peurs !

Ni la mort, ni le sépulcre,

de lui n'ont été vainqueurs !

Il n'est pas entre les morts,

celui qui pour toujours vivra !

Jésus vit, et la nouvelle

par le monde s'en ira !

Si le Christ ne ressuscite,

vaine alors est notre foi !

Mais il tient cette promesse :

Vous vivrez tous comme moi !

Par Adam nous vient la mort.

La vie, Jésus nous l'a donnée !

Plus de peur ! C'est la victoire

du Seigneur ressuscité !

La mort tient de notre faute,

du péché, son aiguillon.

N'ayez crainte, Jésus donne

et la vie et le pardon.

Rendons grâces ! Dieu le Père

nous veut en sécurité.

En Jésus, si l'homme espère,

il vivra l'éternité ! r

Ouvrez vos cœurs

Ouvrez vos cœurs au souffle de Dieu,

Sa vie se greffe aux âmes qu’il touche ;

Qu’un peuple nouveau

Renaisse des eaux

Où plane l’Esprit de vos baptêmes !

— Ouvrons nos cœurs au souffle de Dieu,

Car il respire en notre bouche

Plus que nous-mêmes !

Offrez vos corps aux langues du Feu :

Que brûle enfin le cœur de la terre !

Vos fronts sont marqués

Des signes sacrés :

Les mots de Jésus et de Victoire !

— Offrons nos corps aux langues du Feu

Pour qu’ils annoncent le mystère

De notre Gloire.

Livrez votre être aux germes d’Esprit

Venus se joindre à toute souffrance :

Le Corps du Seigneur

Est fait des douleurs

De l’homme écrasé par l’injustice.

— Livrons notre être aux germes d’Esprit

Pour qu’il nous donne sa violence

À son service.

Tournez les yeux vers l’hôte intérieur,

Sans rien vouloir que cette présence ;

Vivez de l’Esprit

Pour être celui

Qui donne son Nom à votre Père.

— Tournons les yeux vers l’hôte intérieur,

Car il habite nos silences

Et nos prières ! r

Esprit de Dieu, tu es le feu

Esprit de Dieu, tu es le feu,

Patiente braise dans la cendre,

À tout moment prête à surprendre

Le moindre souffle et à sauter

Comme un éclair vif et joyeux

Pour consumer en nous la paille,

Eprouver l'or aux grandes flammes

Du brasier de ta charité.

Esprit de Dieu, tu es le vent,

Où prends-tu souffle, à quel rivage?

Élie se cache le visage

À ton silence frémissant.

Aux temps nouveaux tu es donné,

Soupir du monde en espérance,

Partout présent comme une danse,

Eclosion de ta liberté.

Esprit de Dieu, tu es rosée

De joie, de force et de tendresse,

Tu es la pluie de la promesse

Sur une terre abandonnée.

Jaillie du Fils ressuscité,

Tu nous animes, source claire,

Et nous ramènes vers le Père,

Au rocher de la vérité. r

Esprit comme une sève

Esprit comme une sève

irriguant le corps de Marie,

Esprit comme une sève

irriguant le tronc de ton peuple,

tu féconderas notre peu de foi.

R/ Souffle de Dieu, donne le jour,
Souffle de Dieu, donne la vie !

Esprit comme le feu

élevant la voix des prophètes,

Esprit comme le feu

relevant Jésus de la mort,

tu l'emporteras sur notre péché.

Esprit comme le vent,

nous ne savons pas d'où tu viens,

Esprit comme le vent,

nous ne savons pas où tu vas,

tu nous donneras de ta liberté.

Esprit comme le vin,

nous tenons de toi notre soif,

Esprit comme le vin,

nous tenons de toi notre espoir,

tu nous rythmeras la fraternité. r

Esprit qui planes sur les eaux

Esprit qui planes sur les eaux,

Apaise en nous les discordances,

Les flots inquiets, le bruit des mots,

Les tourbillons de vanité,

Et fais surgir dans le silence

La Parole qui nous recrée.

Esprit de feu, toujours caché,

Jusqu’aux racines, par ta flamme,

Viens consumer en nous l’ivraie ;

Aux profondeurs de notre vie,

Viens enfoncer comme une lame

La Parole qui sanctifie.

Esprit qui souffles en un soupir

À notre esprit le Nom du Père,

Viens rassembler tous nos désirs,

Fais-les monter en un faisceau

Qui soit réponse à la lumière,

La Parole du Jour nouveau.

Esprit de Dieu, sève d’amour

De l’arbre immense où tu nous greffes,

Que tous nos frères alentour

Nous apparaissent comme un don

Dans le grand Corps en qui s’achève

La Parole de communion. r

Ad cenam Agni providi Au festin de l'Agneau de Dieu

Ad cenam Agni prióvidi,

stolis salútis cándidi,

post tránsitum maris Rubri

Christo canámus príncipi.

Cuius corpus sanctíssimum

in ara crucis tórridum,

sed et cruorem róseum

gustándo, Deo vívimus.

Protécti paschæ vespero

a devastánte ángelo,

de Pharaonis áspero

sumus erépti imperio.

Iam pascha nostrum Christus est,

agnus occísus innocens;

sinceritátis ázyma

qui carnem suam óbtulit.

O vera, digna hóstia,

per quam frangúntur tártara,

captíva plebs redímitur,

reddúntur vitæ præmia!

Au festin de l'Agneau de Dieu,

revêtus de nos habits blanc,

sortis des eaux de la mer Rouge,

acclamons le Christ, notre roi.

En recevant son corps très saint

broyé sur l'autel de la croix,

en buvant son sang répandu,

nous partageons la vie de Dieu.

Protégés, au soir de la Pâque,

de l'ange qui sème la mort,

nous voici sauvés du tyran,

de la main de Pharaon.

Notre Pâque à nous, c'est le Christ,

l'agneau innocent immolé,

il nous donne à manger sa chair,

c'est le pain très pur sans levain.

O victime seule capable

de briser les liens de la mort,

de racheter l'homme captif,

de rendre la vie, le bonheur.

Consúrgit Christus túmulo,

victor redit de bárathro,

tyrránum trudens vínculo

et paradisum réserans.

Esto perénne méntibus

paschále, Iesu, gáudium

et nos renátos grátiæ

tuis triúmphis ággrega

Iesu, tibi sit gloria,

qui morte victa prænites,

cum Patre et almo Spíritu,

in sempiterna sæcula. Amen.

L'enfer est vaincu, et le Christ

se lève vivant du tombeau,

il ouvre le ciel et il traîne

enchaîné le roi des enfers.

O Jésus, pour être à jamais

la joie pascale de nos âmes,

puisque tu nous a fait renaître,

donne-nous part à ta victoire.

Louange à toi, Seigneur Jésus,

Toi qui triomphe de la mort.

Gloire au Père et au Saint Esprit,
maintenant et dans tous les siècles. Amen.

Iesu nostra redemptio O Jésus, notre rédempteur

Jesu, nostra redémptio,

amor et desidérium,

Deus creátor ómnium,

homo in fine témporum.

Quæ te vicit cleméntia,

ut ferres nostra crímina,

crudélem mortem pátiens

ut nos a morte tólleres!

Inférni claustra pénetrans,

tuos captivos rédimens ;

victor triúmpho nóbili

ad dextram Dei résidens

Ipsa te cogat píetas

ut mala nostra superes

parcéndo, et voti cómpotes

nos tuo vultu sáties.

Tu esto nostrum gáudium,

qui es futúrus præmium ;

sit nostra in te glória,

per cuncta semper sæcula. Amen.

O Jésus, notre rédempteur,

amour qui combles nos désirs,

Dieu créateur de l'univers,

Verbe fait chair aux derniers temps.

Quel amour peut te pousser

à te charger de nos péchés,

innocent, à subir la mort

pour nous arracher à la mort ?

Des enfers tu forces les portes,

des captifs tu brises les chaînes ;

vainqueur par un noble triomphe,

tu sièges à la droite du Père.

Que ton indulgence t'entraîne

à réparer tous nos malheurs,

à nous placer devant ta face

dans la lumière bienheureuse.

Seigneur Jésus, sois notre joie,

toi qui seras notre bonheur ;

que notre gloire soit en toi

à travers les siècles sans fin. Amen.

Veni Creátor Spíritus Viens en nous, Esprit Créateur

Veni, creátor Spíritus,

mentes tuórum vísita,

imple supérna grátia

quæ tu créasti péctora.

Qui díceris Paráclitus,

donum Dei altíssimi,

fons vivus, ignis, cáritas

et spiritális únctio.

Tu septifórmis múnere,

dextræ Dei tu dígitus,

tu rite promíssum Patris,

sermóne ditans gúttura.

Accénde lumen sénsibus,

infúnde amórem córdibus,

infírma nostri córporis

virtúte firmans pérpeti.

Hostem repéllas lóngius

pacémque dones prótinus;

ductore sic te prævio

vitémus omne nóxium.

Viens en nous, Esprit Créateur,

Visite les âmes des tiens ;

Emplis de la grâce d’en haut

Les cœurs qui sont tes créatures.

Toi qu’on appelle Conseiller,

Don du Seigneur de Majesté,

Source vive, Feu, Charité,

Toi qui es onction spirituelle,

Toi, le Donateur aux sept Dons,

Puissance de la main de Dieu,

Toi que le Père avait promis,

Qui fais jaillir notre louange,

Mets ta lumière en nos esprits,

Répands ton amour en nos cœurs,

Et que ta force sans déclin

Tire nos corps de leur faiblesse.

Repousse l’Adversaire au loin ;

Sans tarder, donne-nous la paix ;

Ouvre devant nous le chemin :

Que nous évitions toute faute !

Per te sciamus da Patrem,

noscámus atque Filium;

teque utriúsque Spiritum

credámus omni témpore. Amen.

Fais-nous connaître Dieu le Père,

Fais-nous apprendre aussi le Fils

Et croire en tout temps que tu es

L’unique Esprit de l’un et l’autre.