Liturgie › Liturgie des Heures
AVANT L'ÉPIPHANIE
(02/I — 07/I)
3 janvier
Lectures
Juif, le circoncis et l’incirconcis, il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ; mais il y a le Christ : il est tout, et en tous.
Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtezvous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même. Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce.
Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.
R/ Que règne en nos cœurs la paix du Christ !
Puisque vous êtes élus, sanctifiés, aimés par Dieu,
revêtez donc des sentiments de compassion.
Pardonnez-vous mutuellement,
comme le Seigneur vous a pardonné.
Aimez-vous les uns les autres,
comme il vous a aimés.
Vous n'êtes qu'un en Jésus Christ.
Revêtez l'amour : c'est le lien parfait.
LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :
HOMÉLIE DE SAINT AUGUSTIN SUR L'ÉVANGILE DE JEAN
Le double commandement de l'amour
Voici que vient le Seigneur en personne, maître de charité, rempli de charité. Comme il avait été prédit de lui, il donne brièvement sa parole sur la terre, et il montre que la Loi et les prophètes se résument dans les deux préceptes de la charité. ~ Rappelez-vous avec moi, mes frères, quels sont ces deux préceptes. Car ils doivent être bien connus, et ne pas venir seulement à notre esprit de temps en temps, quand nous nous en souvenons ; ils ne doivent jamais s'effacer de vos cœurs. Songez toujours qu'il faut absolument aimer Dieu et le prochain : Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même.
Il faut toujours y penser, le méditer, le retenir, l'accomplir. L'amour de Dieu est premier dans l'ordre des préceptes ; l'amour du prochain est premier dans l'ordre de la pratique. Car celui qui t'a prescrit cet amour en deux préceptes ne t'a pas recommandé le prochain d'abord, et Dieu ensuite ; mais Dieu d'abord, et le prochain ensuite.
Quant à toi, parce que tu ne vois pas encore Dieu, c'est en aimant le prochain que tu mérites de voir Dieu ; en aimant le prochain, tu purifies ton regard pour voir Dieu. C'est ce que saint Jean dit de façon évidente : Si tu n'aimes pas ton frère, que tu vois, comment pourrais-tu aimer Dieu, que tu ne vois pas ?
Voici que l'on te dit : Aime Dieu. Si tu me dis : Montre-moi celui que je dois aimer, que répondrai-je, sinon ce que dit saint Jean : Dieu, personne ne l'a jamais vu ? Mais ne t'imagine pas que tu es absolument exclu de la vie de Dieu ! Saint Jean nous dit : Dieu est amour, et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu. Aime donc le prochain, regarde en toi d'où te vient cet amour du prochain ; là tu verras Dieu, dans la mesure où cela te sera possible.
Mets-toi donc à aimer le prochain. Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne méprise pas ton semblable. ~
En agissant ainsi, qu'obtiendras-tu ? Alors ta lumière jaillira comme l'aurore. La lumière, c'est ton Dieu. C'est une aurore, parce que son avènement se produira pour toi après la nuit de ce monde. Car cette lumière-là ne se lève pas, ne se couche pas : elle demeure toujours.
En aimant le prochain, en prenant soin de ton prochain, tu es en route. Où cela, si ce n'est vers le Seigneur Dieu, vers celui que tu dois aimer de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit ? Car nous ne sommes pas arrivés jusqu'au Seigneur, mais nous avons le prochain avec nous. Porte donc celui avec qui tu marches, pour parvenir à celui avec qui tu désires demeurer.
R/ Celui qui garde ma Parole demeure en moi
et moi en lui. Alléluia, alléluia.
Son commandement, le voici :
croire au nom de son Fils Jésus Christ
et nous aimer les uns les autres.
Nous savons qu'il demeure en nous
grâce à l'Esprit qu'il nous a donné.
R/ Celui qui garde ma Parole demeure en moi
et moi en lui. Alléluia, alléluia.
ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)
Seigneur Dieu,
tu as voulu que ton Fils,
par sa bienheureuse naissance de la Vierge sainte,
ne soit pas soumis dans sa chair
à la condamnation qui pesait sur le genre humain ;
accorde-nous d'échapper à la dégradation des péchés,
puisque nous avons part à la nouvelle création.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.
ACCLAMATION (dans la récitation privée on peut l'omettre)
V/ Bénissons le Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.