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4e SEMAINE DE L'AVENT

(18/XII — 24/XII)

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18 décembre

4e SEMAINE DE L'AVENT - Du 17 au 24 décembre

À qui allez-vous me rendre semblable ? qui feriez-vous mon égal ? À qui allez-vous me comparer que nous soyons ressemblants ? Ceux qui versent l’or de leur bourse et pèsent de l’argent à la balance engagent un orfèvre qui en fait un dieu ; ils s’inclinent et même ils se prosternent. Ils l’emportent, ils le chargent sur l’épaule et vont le déposer à sa place ; il s’y tient, sans pouvoir quitter son lieu. On a beau crier vers lui, il ne répond pas, il ne sauve personne de la détresse.

Rappelez-vous cela et soyez fermes ! Révoltés, prêtez-y attention ! Rappelez-vous les événements passés, ceux de jadis, car je suis Dieu, il n’en est pas d’autre, il n’est de dieu que moi !

Dès le commencement, j’annonce la fin, et depuis longtemps, ce qui n’est pas accompli. Je dis : « Mon projet tiendra ; tout mon désir, je l’accomplirai. » J’appelle depuis l’orient un rapace, et, d’une terre lointaine, l’homme de mon projet. Ce que j’ai dit, je le mènerai à bien ; j’ai formé un projet, et je l’accomplirai.

Écoutez-moi, cœurs obstinés qui êtes loin de la justice ! Ma justice, je l’ai fait approcher : elle n’est pas loin, et mon salut ne tardera pas. Je mettrai le salut en Sion, et en Israël ma splendeur.

R/ Toi seul est Dieu et nul autre,
toi seul peut sauver !

Je fais approcher ma victoire ;

elle n'est plus loin.

Mon salut ne tardera pas.

Je mettrai en Sion le salut,

ma splendeur sera pour Israël.

DE LA LETTRE À DIOGNÈTE

« Elle s'est manifestée, la bonté de Dieu notre Sauveur... »

Aucun homme n'a vu Dieu ni ne l'a connu : c'est lui-même qui s'est manifesté. Et il s'est manifesté pour la foi, qui seule a reçu le privilège de voir Dieu. Car Dieu, Maitre et Créateur de l'univers, qui a fait toutes choses et les a disposées avec ordre, s'est montré pour les hommes non seulement plein d'amour, mais plein de patience. Toujours il était ainsi, il l'est et le sera : secourable, bon, sans colère, véridique ; lui seul est bon. Ayant conçu un dessein d'une grandeur inexprimable, il ne l'a communiqué qu'à son Enfant. Tandis qu'il maintenait son sage projet dans le mystère et le tenait en réserve, il semblait nous oublier et ne pas se soucier de nous. Mais quand il eut dévoilé par son Enfant bien-aimé, quand il eut manifesté ce qu'il avait préparé dès le commencement, il nous a tout offert à la fois : de jouir de ses bienfaits, de voir, de comprendre ; qui de nous aurait jamais pu s'y attendre ?

Dieu avait donc déjà tout disposé en lui-même avec son Enfant ; mais, jusqu'à ces derniers temps, il a toléré que nous nous laissions emporter à notre gré par des mouvements désordonnés, entrainés par les voluptés et les passions. Nullement parce qu'il se réjouissait de nos péchés ; il tolérait alors, sans l'approuver, ce règne de l'iniquité. Bien au contraire, il organisait pour maintenant le règne de la justice. Après avoir bien prouvé, dans cette première période, que nos propres œuvres nous rendaient indignes de la vie, il voulait que nous en devenions maintenant dignes par l'effet de sa bonté. Il voulait qu'après nous être montrés incapables d'accéder par nous-mêmes au royaume de Dieu, nous en devenions capables par sa puissance.

Lorsque notre perversité fut à son comble, et qu'il fut devenu pleinement manifeste que son salaire — le supplice et la mort — était imminent, c'est alors qu'arriva le temps que Dieu avait marqué pour faire connaitre désormais sa bonté et sa puissance : quelle surabondance de l'amour de Dieu et de sa bonté pour les hommes ! Il ne nous a pas détestés, il ne nous a pas repoussés, il ne nous a pas tenu rancune ; au contraire, il a longtemps patienté, il nous a supportés. Dans sa pitié pour nous, il a pris en charge nos propres péchés, il a livré son propre Fils pour nous racheter : le saint pour les criminels, l'innocent pour les méchants, le juste pour les injustes, l'incorruptible pour les corrompus, l'immortel pour les mortels. Qu'est-ce qui aurait pu couvrir nos péchés, sinon sa justice ? Par qui pouvions-nous être rendus justes, criminels et impies que nous étions, sinon par le seul Fils de Dieu ?

Quel échange plein de douceur ! Quelle réalisation insondable ! Quels bienfaits inespérés ! Le crime du grand nombre est enseveli dans la justice d'un seul, et la justice d'un seul rend juste un grand nombre de criminels !

R/ Ne crains pas, Jérusalem,
dans son amour éternel,

ton rédempteur a pitié de toi.

À l'improviste tu seras visitée

et Dieu dispersera tes ennemis.

Comme l'éclair qui part du levant

et brille jusqu'au couchant,

ainsi en sera-t-il du Fils de l'homme

à son avènement.

HYMNE À toi Dieu ; ORAISON du dimanche

19 décembre

OFFICE DES LECTURES

Tout au jour courant : Dimanche | Lundi, sauf :

DU LIVRE D'ISAÏE 47, 1.3b-15

Chute de Babylone

À travers Babylone, Dieu dit son fait à un monde qui ne compte que sur lui-même, et que sa prétendue sagesse mène à sa ruine. Le salut véritable, c'est auprès des pauvres du Seigneur, vivant leur foi dans l'humiliation et parfois l'oppression, qu'il faut le chercher, maintenant comme alors... Descends, assieds-toi dans la poussière, vierge, fille de Babylone ! Assieds-toi par terre, tu n’as plus de trône, fille des Chaldéens, car on ne t’appellera plus « la délicate, la raffinée ». J’exercerai ma vengeance, personne ne m’en empêchera. — Notre rédempteur se nomme le Seigneur de l’univers, le Saint d’Israël.

Assieds-toi donc sans un mot, enfonce-toi dans les ténèbres, fille des Chaldéens, car on ne t’appellera plus « Souveraine des royaumes ». J’étais irrité contre mon peuple : j’avais profané mon héritage et je les avais livrés entre tes mains. Tu ne leur as montré aucune compassion. Sur le vieillard, tu as durement appesanti ton joug. Tu disais : « Je serai pour toujours, perpétuellement souveraine. » Tu n’as pas pris à cœur ces choseslà, ni songé à cette fin.