Liturgie › mercredi 26 mai 2027
Office des lectures
mercredi 26 mai 2027 — France · Mercredi
OFFICE DES LECTURES
Si ce n'est pas le premier office du jour
V/ Dieu, viens à mon aide.
R/ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)
Dieu que nul œil de créature
N'a jamais vu,
Nulle pensée jamais conçu,
Nulle parole ne peut dire,
C'est notre nuit qui t'a reçu :
Fais que son voile se déchire.
Fais que tressaille son silence
Sous ton Esprit ;
Dieu, fais en nous ce que tu dis,
Et les aveugles de naissance
Verront enfin le jour promis
Depuis la mort de ta semence.
Tu n'as pas dit que l'homme croisse
Vers son néant,
Mais tu as fait, en descendant,
Qu'il ne se heurte à son impasse :
Tu as frayé le beau tournant,
Où tout au monde n'est que grâce.
Dans le secret, tu nous prépares,
Ce qui pourra
Tenir ton jour quand tu viendras ;
C'est là, dans l'ombre de ta gloire.
Que ta clarté filtre déjà,
Et nous entrons dans ton histoire.
Sème les mots qui donnent vie,
Nous te dirons ;
Regarde-nous, et nous verrons ;
Entends Jésus qui te supplie.
Au dernier pas de création,
Viens faire l'homme eucharistie!
PSALMODIE
Ps. 102. Hymne à la miséricorde
Lumière d'en haut, le Soleil levant nous visite. Lc 2, 78
I
Ant. Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits.
1 Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
2 Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n'oublie aucun de ses bienfaits !
3 Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
4 il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d'amour et de tendresse ;
5 il comble de biens tes vieux jours :
tu renouvelles, comme l'aigle, ta jeunesse.
6 Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.
7 Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d'Israël ses hauts faits.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits.
II
Ant. Comme est la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint.
8 Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
9 il n'est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
10 il n'agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.
11 Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
12 aussi loin qu'est l'orient de l'occident,
il met loin de nous nos péchés ;
13 comme la tendresse du père pour ses fils,
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !
14 Il sait de quoi nous sommes pétris,
il se souvient que nous sommes poussière.
15 L'homme ! ses jours sont comme l'herbe ;
comme la fleur des champs, il fleurit :
16 dès que souffle le vent, il n'est plus,
même la place où il était l'ignore.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Comme est la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint.
III
Ant. Bénis le Seigneur, ô mon âme !
17 Mais l'amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent,
est de toujours à toujours, *
et sa justice pour les enfants de leurs enfants,
18 pour ceux qui gardent son alliance
et se souviennent d'accomplir ses volontés.
19 Le Seigneur a son trône dans les cieux :
sa royauté s'étend sur l'univers.
20 Messagers du Seigneur, bénissez-le,
invincibles porteurs de ses ordres, *
attentifs au son de sa parole !
21 Bénissez-le, armées du Seigneur,
serviteurs qui exécutez ses désirs !
22 Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez-le,
sur toute l'étendue de son empire !
Bénis le Seigneur, ô mon âme !
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Bénis le Seigneur, ô mon âme !
V/ Ouvre mes yeux à tes merveilles,
aux splendeurs de ta loi.
DU LIVRE DE JOB 7, 1-21
Dieu ne serait-il qu'un justicier pour l'homme ?
La misère de l'homme est autant plus tragique que sa vie est courte et que nul ne lui rendra les jours perdu. Une telle certitude engendre une admirable prière. Dieu n'y répondra que beaucoup plus tard : les autres, dira Jésus, ont peiné aux semailles, et nous avons hérité de la moisson.
Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée, il fait des journées de manœuvre. Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre, comme le manœuvre qui attend sa paye, depuis des mois je n’ai en partage que le néant, je ne compte que des nuits de souffrance. À peine couché, je me dis : « Quand pourrai-je me lever ? » Le soir n’en finit pas : je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube.
Ma chair s’est revêtue de vermine et de croûtes terreuses, ma peau se crevasse et suppure. Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’achèvent faute de fil. Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur. Je serai invisible aux yeux qui me voyaient ; tes yeux seront sur moi, mais je ne serai plus.
Comme la nuée se dissipe et s’évanouit, celui qui descend au séjour des morts n’en remonte pas ; il ne retourne pas dans sa maison, sa demeure ne le connaît plus. C’est pourquoi je ne peux retenir ma langue, dans mon angoisse je parlerai, dans mon amertume je me plaindrai.
Et moi, suis-je la Mer, ou le Dragon, pour que tu postes une garde contre moi ? Je me dis : « Le sommeil me consolera, la nuit apaisera mes plaintes. » Mais alors tu m’effraies par des songes, tu m’épouvantes par des cauchemars. J’en arrive à souhaiter qu’on m’étrangle : la mort plutôt que mes douleurs !
Je suis à bout de patience, je ne vivrai pas toujours ; laisse-moi donc : mes jours ne sont qu’un souffle ! Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en fasses tant de cas ? Tu fixes sur lui ton attention, tu l’inspectes chaque matin, tu le scrutes à tout instant. Ne peux-tu cesser de me regarder, le temps que j’avale ma salive ?
Si j’ai péché, en quoi t’ai-je offensé, « toi, le gardien de l’homme ? » Pourquoi me prendre pour cible, pourquoi te serais-je un fardeau ? Ne peux-tu tolérer mes péchés, passer sur mes fautes ? Me voici bientôt étendu dans la poussière ; tu me chercheras, mais je ne serai plus. »
R/ Qu'est-ce que l'homme, Seigneur,
pour que tu le connaisse ?
Il est semblable à un souffle,
ses jour sont comme l'ombre qui passe.
Pourquoi fixer sur lui ton attention,
l'inspecter chaque matin,
le scruter à tout instant ?
Derrière et devant tu l'enserres,
tu as mis sur lui ta main.
LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :
DES CONFESSIONS DE SAINT AUGUSTIN
« En Dieu seul, le repos de mon âme »
Où donc t'ai-je trouvé, Seigneur, pour apprendre à te connaître ? Avant que je te connaisse, tu n'étais pas encore dans ma mémoire. Où donc t'ai-je trouvé, pour te connaître, si ce n'est en toi, au-dessus de moi ? Aucun espace dans tout cela : nous nous éloignons, nous nous approchons de toi, rien de cela n'est dans l'espace. C'est partout, ô Vérité, que tu sièges pour tous ceux qui viennent te consulter, et tu réponds en même temps à tous ceux qui te consultent sur des questions différentes.
Tu réponds clairement, mais tous ne t'entendent pas clairement. Tous te consultent sur ce qu'ils veulent, mais ils n'entendent pas toujours la réponse qu'ils veulent. Le meilleur de tes serviteurs n'est pas celui qui se soucie de t'entendre dire ce qu'il veut ; c'est plutôt celui qui veut ce que tu lui dis.
Je t'ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t'ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j'étais au-dehors, et c'est dehors que je te cherchais dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n'étais pas avec toi. Elles me retenaient loin de toi, ces choses qui n'existeraient pas, si elles n'existaient en toi. Tu m'as appelé, tu as crié, tu as vaincu ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi, et tu as dissipé mon aveuglement ; tu as répandu ton parfum, je l'ai respiré et je soupire maintenant pour toi ; je t'ai goûtée, et j'ai faim et soif de toi ; tu m'as touché et je me suis enflammé pour obtenir la paix qui est en toi.
Lorsque je te serai uni par tout moi-même, il n'y aura plus pour moi de douleur ni de fatigue. Ma vie, toute pleine de toi, sera vivante. Celui que tu combles, tu l'allèges, car lorsque je ne suis pas comblé par toi, je me suis à charge à moi-même. Mes joies, dont je devrais pleurer, sont encore en lutte avec mes tristesses, dont je devrais me réjouir. De quel côté apparaîtra la victoire, je l'ignore.
Malheureux que je suis ! Seigneur, prends pitié de moi. Hélas ! Tu vois : je ne cache pas mes plaies ; tu es le médecin, je suis le malade ; tu es miséricordieux, je suis misérable. N'est-ce pas que la vie de l'homme sur la terre est une corvée ? Qui peut désirer des peines et des tracas ? Tu ordonnes de les supporter, non de les aimer. Personne n'aime ce qu'il supporte, bien qu'il aime à supporter. Quant à se réjouir de supporter, on préférerait n'avoir rien à supporter. Dans l'adversité, j'aspire au bonheur ; dans le bonheur, je redoute l'adversité. Entre ces deux extrêmes, y a-t-il un milieu, où la vie humaine ne soit pas une « corvée » ? Malheur aux prospérités du monde, oui, deux fois malheur, et parce qu'on y craint l'adversité, et parce que la joie s'y corrompt. Malheur aux adversités du monde, oui, deux et trois fois malheur ! Parce que l'on continue à désirer la prospérité, parce que l'adversité elle-même est pénible, et que la patience peut y faire naufrage ! N'est-ce pas que la vie de l'homme sur la terre est une corvée sans aucune interruption ?
Et toute mon espérance n'est que dans ta grande miséricorde.
R/ Où abonde le péché, la grâce surabonde.
Dieu enferma tous les hommes
dans la désobéissance
pour faire à tous miséricorde.
Tous ont péché
et sont privés de la gloire de Dieu,
mais Jésus Christ les a justifiés. r
ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)
Seigneur Dieu,
force de ceux qui espèrent en toi,
sois favorable à nos appels :
puisque, mortels et fragiles, nous ne pouvons rien sans toi,
donne-nous toujours le secours de ta grâce ;
ainsi pourrons-nous, en observant tes commandements,
vouloir et agir de manière à te plaire.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.
ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)
V/ Bénissons le Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.