Liturgie › dimanche 28 février 2027
Office des lectures
dimanche 28 février 2027 — Suisse · Dimanche
OFFICE DES LECTURES
Si ce n'est pas le premier office du jour :
V/ Dieu, viens à mon aide.
R/ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles. Amen.
HYMNE
Du côté de la nuit, qui appelle ?
J’entends : c’est la voix du Seigneur.
Du côté de ma mort, qui m’appelle ?
Quoi ? Ce n’est pas encore ton heure ?
C’est son Jour que sans cesse il prépare !
Sa voix l’annonce : est-il en vue ?
Elle frappe à notre mémoire...
Comme si nous l’avions connu !
Elle nous invite au carême !
La Pâque est au bout de ce temps.
Le Seigneur nous précède en nous-mêmes !
Notre avenir est au-dedans !
ou l'autre : voir CHOIX D'HYMNES
PSALMODIE
Ps. 144. Hymne à Dieu, grand et bon
Par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus, Dieu voulait montrer au long des âges futurs la richesse infinie de sa grâce. Ep 2, 7
Ant. Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
I
1 Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
2 Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
3 Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n’est pas de limite.
4 D’âge en âge, on vantera tes œuvres,
on proclamera tes exploits.
5 Je redirai le récit de tes merveilles,
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.
6 On dira ta force redoutable ;
je raconterai ta grandeur.
7 On rappellera tes immenses bontés ;
tous acclameront ta justice.
8 Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
9 la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
(Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.)
II
10 Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
11 Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits,
12 annonçant aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
13 ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.
Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
14 Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.
(Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.)
III
15 Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
16 tu ouvres ta main :
tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.
17 Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
18 Il est proche de ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.
19 Il répond au désir de ceux qui le craignent ;
il écoute leur cri : il les sauve.
20 Le Seigneur gardera tous ceux qui l’aiment,
mais il détruira tous les impies.
21 Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur ! *
Son nom très saint, que toute chair le bénisse
toujours et à jamais !
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
V/ Viens manger le pain de l'intelligence,
et boire l'eau de la sagesse.
DU LIVRE DE L'EXODE 22, 20 — 23, 9
Code de justice
Des les plus lointaines origines, les lois formant le Code de l'Alliance nous montrent le souci de Dieu de faire de son peuple un peuple fraternel, vivant une charité véritable. Leur portée déjà évangélique n'a certes pas toujours été pleinement vécue par Israël, l'histoire en témoigne.
Tu n’exploiteras pas l’immigré, tu ne l’opprimeras pas, car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte.
Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin. Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri. Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée : vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins. Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts. Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil. C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ; c’est le manteau dont il s’enveloppe, la seule couverture qu’il ait pour dormir. S’il crie vers moi, je l’écouterai, car moi, je suis compatissant !
Dieu, tu ne le maudiras pas, et tu ne prononceras pas de malédiction contre un chef de ton peuple.
Tu ne tarderas pas à offrir le fruit de tes champs et de ton pressoir. Le premier-né de tes fils, tu me le donneras. Tu feras de même pour ton bœuf et ton petit bétail : le premier-né restera sept jours avec sa mère ; le huitième jour, tu me le donneras.
Vous serez pour moi des hommes de sainteté. Vous ne mangerez pas la viande d’une bête déchirée par un fauve dans la campagne ; vous la jetterez aux chiens.
Tu ne répandras pas de vaines rumeurs. Tu ne prêteras pas main forte au méchant en lui servant de témoin à charge. Tu ne suivras pas la foule pour faire le mal ; et quand tu déposeras dans un procès, tu ne t’aligneras pas sur son opinion pour faire dévier le droit. Tu ne favoriseras pas un faible dans son procès. Quand tu rencontreras, égaré, le bœuf ou l’âne de ton ennemi, tu devras le lui ramener. Si tu vois l’âne de celui qui te déteste crouler sous la charge, tu ne le laisseras pas à l’abandon mais tu lui viendras en aide. Tu ne feras pas dévier le droit du malheureux qui s’adresse à toi lors de son procès. Tu te tiendras éloigné d’une cause mensongère. Ne tue pas l’innocent ni le juste, car je ne justifie pas le méchant. Tu n’accepteras pas de présent, car le présent aveugle les clairvoyants et compromet la cause des justes.
Tu n’opprimeras pas l’immigré : vous savez bien ce qu’est sa vie, car vous avez été, vous aussi, des immigrés au pays d’Égypte.
R/ Heureux qui pense au faible et au pauvre !
Le Seigneur écoute le désir des pauvres,
il les accueille, il les rassure.
Dieu les a choisis pour héritiers du Royaume
promis à ceux qui l'aiment !
Année A :
COMMENTAIRE DE SAINT AUGUSTIN SUR L'ÉVANGILE DE JEAN
L'eau vive
Arrive une femme. Elle représente l'Église ; l'Église qui n'était pas encore justifiée, mais déjà appelée à la justification. Car c'est de cela qu'il est question. Elle arrive sans savoir, elle trouve Jésus, et la conversation s'engage.
Voyons comment, voyons pourquoi arrive une femme de Samarie qui venait puiser de l'eau. Les Samaritains n'appartenaient pas au peuple des Juifs, car à l'origine ils étaient des étrangers. ~ C'est un symbole de la réalité qu'arrive de chez les étrangers cette femme qui était l'image de l'Église, car l'Église devait venir aussi des nations païennes, être étrangère à la descendance des Juifs.
Écoutons-la donc : en elle, c'est nous qui parlons ! Reconnaissons-nous en elle et, en elle, rendons grâce à Dieu pour nous. Elle était la figure, non la vérité ; car elle-même a présenté d'abord la figure, et la vérité est venue. Car elle a cru en celui qui, en elle, nous présentait cette préfiguration. Donc, elle venait puiser de l'eau, tout simplement, comme font ordinairement des hommes ou des femmes.
Jésus lui dit : Donne-moi à boire. (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger). La Samaritaine lui dit : Comment, toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.
Vous voyez que c'étaient bien des étrangers : les Juifs n'employaient jamais leurs récipients. Et, parce que cette femme avait emporté une cruche pour puiser l'eau, elle s'étonne de ce qu'un Juif lui demande à boire, ce qui n'était pas la coutume des Juifs. Mais celui qui cherchait à boire avait soif de la foi de cette femme.
Écoute enfin quel est celui qui demande à boire. Jésus lui répondit : Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. Il demande à boire, et il promet à boire. Il est dans le besoin, comme celui qui va recevoir, et il est dans l'abondance, comme celui qui va combler. Si tu savais le don de Dieu, dit-il. Le don de Dieu, c'est l'Esprit Saint. Mais Jésus parle encore à cette femme de façon cachée et peu à peu il entre dans son cœur. Peut-être l'instruit-il déjà. Qu'y a-t-il de plus doux et de plus bienveillant que cette invitation : Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : Donnemoi a boire, c'est peut-être toi qui demanderais, et il te donnerait de l'eau vive. ~ Quelle eau va-t-il lui donner, sinon cette eau dont il est dit : En toi est la source de vie ? Comment auraient-ils soif, ceux qui seront enivrés par les richesses de ta maison ? Il promettait donc la nourriture substantielle et le rassasiement de l'Esprit Saint, mais la femme ne comprenait pas encore. Et, parce qu'elle ne comprenait pas, que répondaitelle ? La femme lui dit : Seigneur, donne-la moi, cette eau : que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser. Sa pauvreté l'obligeait à peiner, et sa faiblesse refusait cette peine. Elle aurait dû entendre cette parole : Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ! Jésus lui disait cela pour qu'elle cesse de peiner. Mais elle ne comprenait pas encore.
Si tu savais le don de Dieu,
tu boirais à la Source éternelle !
Proche est la Pâque de ta vie.
Stance
Dieu va renaître de ta nuit.
Peuple de Dieu, attends la joie,
veille dans l'espérance,
peuple de Dieu, chante ta foi !
R/ Source nouvelle,
intarissable don du Père, Jésus Christ !
Année B :
COMMENTAIRE DE SAINT AUGUSTIN SUR L'ÉVANGILE DE JEAN
Le vrai Temple de Dieu
Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours, je le relèverai. Jésus, parlait, dit l'Évangéliste, du sanctuaire de son corps. Il est manifeste, que trois jours après avoir été mis à mort, le Seigneur est ressuscité. Si les Juifs demeurent exclus de cette connaissance, parce qu'ils sont dehors, pour nous elle est patente, parce que nous savons en qui nous croyons. Nous allons bientôt célébrer la solennité annuelle qui commémore la destruction et la réédification de ce temple.
En venant dans le monde, le Christ a reçu un corps, qui lui vient d'Adam. Les Juifs ont détruit le temple qui vient d'Adam, le corps du Christ, mais le Seigneur l'a relevé le troisième jour. Il a ressuscité sa chair ; en cela vous voyez qu'il est Dieu égal à son Père. L'Apôtre dit : Le Christ s'est fait obéissant jusqu'à mourir, et mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a relevé d'entre les morts et lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms. Le Seigneur est ressuscité, il a été exalté. Qui l'a ressuscité ? Le Père, à qui il dit dans un psaume : Relève-moi, je leur rendrai ce qu'ils méritent. Le Père l'a ressuscité. Il ne s'est donc pas ressuscité lui-même ? Mais le Père fait-il rien sans le Verbe ? Le Père fait-il rien sans son Fils unique ? Écoutez bien ce que dit le Christ : Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. Est-ce qu'il a dit : Détruisez ce sanctuaire, et dans trois jours le Père le relèvera ? Ce que fait le Père, le Fils le fait pareillement: quand le Père relève, le Fils relève ; quand le Fils relève, le Père relève, car, dit le Fils : le Père et moi, nous sommes un.
R/ Le Seigneur Dieu, Maître de tout,
sera notre temple, ainsi que l'Agneau.
Parole du Seigneur : Voici le lieu de mon trône,
j'habiterai au milieu de mon peuple à jamais.
Jésus entra dans le temple
et chassa les marchands qui s'y trouvaient.
Les enfants dans le temple s'écriaient :
« Hosanna au fils de David ».
Année C :
SERMON DE SAINT LÉON LE GRAND SUR LA PASSION
Préparons nous au pardon mutuel
Le seigneur a dit : Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs. Il n’est donc pas permis à aucun chrétien de haïr qui que ce soit : personne ne peut être sauvé si ce n’est dans le pardon des péchés et, ceux que la sagesse du monde méprise, nous ne savons pas à quel point la grâce de l’Esprit peut leur donner du prix. Que le peuple de Dieu soit saint et qu’il soit bon : saint pour se détourner de ce qui est défendu, bon pour agir selon les commandements. Bien qu’il soit grand d’avoir une foi droite et une saine doctrine, et que soient digne de louange la sobriété, la douceur et la pureté, toutes ces vertus demeurent pourtant vaines sans la charité. Et on ne peut pas dire qu’une conduite excellente soit féconde si elle n’est pas engendrée par l’amour. ~ Que les croyants fassent donc la critique de leur propre état d’esprit et qu’ils examinent attentivement les sentiments intimes de leur cœur. S’ils trouvent au fond de leur conscience quelque fruit de la charité, qu’ils ne doutent pas que Dieu est en eux. Et pour devenir de plus en plus capables d’accueillir un hôte si grand, qu’ils persévèrent et grandissent dans la miséricorde par des actes. Si en effet l’amour est Dieu, la charité ne doit connaître nulle borne, car aucune limite ne peut enfermer la divinité.
Pour traduire en actes ce bien de la charité, mes frères, il est vrai que tous les temps sont bons ; et pourtant, les jours que nous vivons nous y exhortent particulièrement. Ceux qui désirent accueillir la Pâque du Seigneur avec la sainteté de l’esprit et du corps doivent s’efforcer avant tout d’acquérir cette grâce que contient la somme des vertus et couvre une multitude de péchés.
Sur le point donc de célébrer le plus grand de tous les mystères, celui où le sang de Jésus Christ a effacé nos iniquités, préparons tout d’abord le sacrifice de la miséricorde. Ce que la bonté de Dieu nous a donné, nous le rendrons ainsi à ceux qui nous ont offensés. Que les injures soient jetées dans l’oubli, que les fautes ignorent désormais la torture et que toutes les offenses soient libérées de la peur de la vengeance ! Que chacun sache bien que lui-même est pécheur et, pour recevoir le pardon, qu’il se réjouisse d’avoir trouvé à qui pardonner. Ainsi lorsque nous dirons, selon l’enseignement du Seigneur : Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, nous ne douterons pas, en formulant notre prière, d’obtenir le pardon de Dieu.
R/ Marchons dans la fidélité à Dieu, notre Père,
recevons de lui la vie.
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour.
Il sait bien de quoi nous sommes pétris,
il n'oublie pas que nous sommes poussière.
ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)
Seigneur Dieu,
source de toute bonté,
et de toute miséricorde,
tu nous as montré comment guérir du péché
par le jeûne, la prière et le partage ;
accueille favorablement l’aveu de notre faiblesse,
et puisque nous prenons humblement conscience de nos fautes,
que ta miséricorde nous relève sans cesse.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.
ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)
V/ Bénissons le Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.