Liturgie › lundi 14 décembre 2026

Office des lectures

lundi 14 décembre 2026 — Suisse · Lundi

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OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Lumière pour l’homme aujourd’hui
Qui viens depuis que sur la terre

il est un pauvre qui t’espère,

Atteins jusqu’à l’aveugle en moi :

Touche mes yeux afin qu’ils voient

De quel amour

Tu me poursuis.

Comment savoir d’où vient le jour

Si je ne reconnais ma nuit ?

Parole de Dieu dans ma chair

Qui dis le monde et son histoire

Afin que l’homme puisse croire,

Suscite une réponse en moi :

Ouvre ma bouche à cette voix

Qui retentit

Dans le désert.

Comment savoir quel mot tu dis

Si je ne tiens mon cœur ouvert ?

Semence éternelle en mon corps

Vivante en moi plus que moi-même

Depuis le temps de mon baptême,

Féconde mes terrains nouveaux :

Germe dans l’ombre de mes os

Car je ne suis

Que cendre encore.

Comment savoir quelle est ta vie,

Si je n’accepte pas ma mort ?

ou l'autre : voir CHOIX D'HYMNES

PSALMODIE

Ps. 49. Vrai et faux culte de Dieu

Par la grâce vous êtes sauvés, à cause de votre foi ; le salut ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ep

2, 8

Ant. Qu'il vienne, notre Dieu et rompe son silence.

I

1 Le Dieu des dieux, le Seigneur,
parle et convoque la terre *

du soleil levant

jusqu'au soleil couchant.

2 De Sion, belle entre toutes,
Dieu resplendit. *

3 Qu'il vienne, notre Dieu,
qu'il rompe son silence !

Devant lui, un feu qui dévore ;

autour de lui, éclate un ouragan.

4 Il convoque les hauteurs des cieux
et la terre au jugement de son peuple :

5 « Assemblez, devant moi, mes fidèles,
eux qui scellent d'un sacrifice mon alliance. »

6 Et les cieux proclament sa justice :
oui, le juge c'est Dieu !

(Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *

pour les siècles des siècles. Amen.)

II

7 « Écoute, mon peuple, je parle ; +
Israël, je te prends à témoin. *

Moi, Dieu, je suis ton Dieu !

8 « Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.

9 Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine,
pas un bélier de tes enclos.

10 « Tout le gibier des forêts m'appartient
et le bétail des hauts pâturages.

11 Je connais tous les oiseaux des montagnes ;
les bêtes des champs sont à moi.

12 « Si j'ai faim, irai-je te le dire ?
Le monde et sa richesse m'appartiennent.

13 Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?

14 « Offre à Dieu le sacrifice d'action de grâce,
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.

15 Invoque-moi au jour de détresse :
je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »

(Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *

pour les siècles des siècles. Amen.)

III

16 Mais à l'impie, Dieu déclare : +
« Qu'as-tu à réciter mes lois, *

à garder mon alliance à la bouche,

17 toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?

18 « Si tu vois un voleur, tu fraternises,
tu es chez toi parmi les adultères ;

19 tu livres ta bouche au mal,
ta langue trame des mensonges.

20 « Tu t'assieds, tu diffames ton frère,
tu flétris le fils de ta mère.

21 Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?

« Penses-tu que je suis comme toi ?

Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse.

22 Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu :
sinon je frappe, et pas de recours !

23 « Qui offre le sacrifice d'action de grâce,
celui-là me rend gloire :

sur le chemin qu'il aura pris,

je lui ferai voir le salut de Dieu. »

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Qu'il vienne, notre Dieu et rompe son silence.

V/ Montre-nous, Seigneur, ta bonté,
donne-nous enfin le Sauveur.

Du 17 au 18 décembre, à la date

DU LIVRE D'ISAÏE 30, 18-26

Victoire de Dieu promise aux déportés

Peu de passage de l'Ancien Testament expriment avec autant de bonheur la collaboration mutuelle de Dieu et de l'homme dans l'œuvre de notre délivrance.

Le Seigneur attend de vous faire grâce, il se dressera pour vous montrer sa tendresse, car le Seigneur est le Dieu juste : heureux tous ceux qui l’attendent !

Peuple de Sion, toi qui habites Jérusalem, tu ne pleureras jamais plus. À l’appel de ton cri, le Seigneur te fera grâce. Dès qu’il t’aura entendu, il te répondra.

Le Seigneur te donnera du pain dans la détresse, et de l’eau dans l’épreuve. Celui qui t’instruit ne se dérobera plus et tes yeux le verront. Tes oreilles entendront derrière toi une parole : « Voici le chemin, prends-le ! », et cela, que tu ailles à droite ou à gauche. Tu déclareras impur le placage d’argent de tes statues et le revêtement d’or de tes idoles de métal : tu les jetteras comme des immondices et tu diras : « Dehors ! »

Le Seigneur te donnera la pluie pour la semence que tu auras jetée en terre, et le pain que produira la terre sera riche et nourrissant. Ton bétail ira paître, ce jour-là, sur de vastes pâturages. Les bœufs et les ânes qui travaillent dans les champs mangeront un fourrage salé, étalé avec la pelle et la fourche.

Sur toute haute montagne, sur toute colline élevée couleront des ruisseaux, au jour du grand massacre, quand tomberont les tours de défense.

La lune brillera comme le soleil, le soleil brillera sept fois plus, — autant que sept jours de lumière — le jour où le Seigneur pansera les plaies de son peuple et guérira ses meurtrissures.

R/ Le Seigneur vient :
c'est lui le chemin, suivons-le !

Il attend le moment de vous faire grâce,

il se lève pour vous prendre en pitié.

Tes yeux verront celui qui t'enseigne,

tu entendras ses paroles.

LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :

TRAITÉ DE LA CONTEMPLATION DE DIEU

PAR GUILLAUME DE SAINT-THIERRY

« Il nous a aimé le premier »

Toi seul, tu es vraiment Seigneur, mon Dieu, toi pour qui dominer sur nous, c'est nous sauver, tandis que pour nous, te servir, ce n'est pas autre chose que d'être sauvés par toi. Comment donc en effet sommes-nous sauvés par toi, Seigneur, de qui vient le salut, et qui répands sur ton peuple ta bénédiction, si ce n'est en recevant de toi de t'aimer et d'être aimés par toi ? Et pour cela, Seigneur, tu as voulu que le Fils de ta droite, l'homme que tu as affermi, soit appelé Jésus, c'est-à-dire Sauveur. C'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ; en dehors de lui il n'y a pas de salut. C'est lui qui nous a appris à l'aimer quand le premier il nous a aimés, et jusqu'à la mort de la croix. Par son amour et sa délections, il éveille en nous l'amour pour lui, lui qui le premier nous a aimés jusqu'à l'extrême. ~

Oui, il en est bien ainsi : tu nous as aimés le premier, pour que nous t'aimions. Non que tu aies besoin de notre amour ; c'est nous qui ne pouvions, sans t'aimer, devenir ce pour quoi tu nous as faits. C'est pourquoi, souvent, dans le passé, ayant parlé à nos pères par les prophètes, sous des formes fragmentaires et variées, dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes, tu nous as parlé par le Fils, ton Verbe ; c'est par lui que les cieux ont été faits, et par le souffle de sa bouche tout l'univers. Parler par ton Fils, pour toi, ce n'est pas autre chose que de mettre en plein soleil, de faire voir avec éclat combien et comment tu nous as aimés, puisque tu n'as pas épargné ton propre Fils, mais tu l'as livré pour nous tous. Et lui aussi, il nous a aimés, et il s'est livré lui-même pour nous.

Telle est la Parole, le Verbe tout-puissant que tu nous adresses, Seigneur. Tandis que tout baignait dans le silence, c'est-à-dire au profond de l'erreur, il descendit des royales demeures, pour abattre durement l'erreur et doucement mettre en valeur l'amour. Et tout ce qu'il a fait, tout ce qu'il a dit sur terre, jusqu'aux opprobres, jusqu'aux crachats et aux gifles, jusqu'à la croix et au sépulcre, ce ne fut rien d'autre que ta parole par ton Fils, parole qui nous provoquait à l'amour, parole qui éveillait en nous l'amour pour toi. Tu savais en effet, Dieu, créateur des âmes, que les âmes des fils des hommes ne peuvent être forcées à cette affection, mais qu'il faut les provoquer. Parce que là où il y a contrainte, il n'y a plus de liberté ; là où il n'y a pas de liberté, il n'y a pas de justice. Tu as voulu que nous t'aimions, car en justice nous ne pouvions être sauvés, sinon en t'aimant. Et nous ne pouvions t'aimer, à moins que cela ne vienne de toi. Donc, Seigneur, comme l'apôtre de ton amour le dit, le premier tu nous as aimés, et le premier tu aimes tous ceux qui t'aiment. Mais nous, nous t'aimons par l'amour ardent que tu as mis en nous. ~

Eh bien, ton amour, ta bonté, ô Dieu souverainement bon et souverain bien, c'est l'Esprit Saint, qui procède du Père et du Fils. Depuis le début de la création, il se tient audessus des eaux, c'est-à-dire des esprits fluctuants des fils des hommes : il s'offre à tous, il attire tout à soi : inspirant, aspirant, écartant ce qui est nuisible, pourvoyant de ce qui est utile, il unit Dieu à nous et nous à Dieu.

R/ Que l'univers chante et crie de joie :
Car le Seigneur vient.

Je vis un ciel nouveau, une nouvelle terre ;

plus de pleurs, plus de cris, plus de peine :

Car le Seigneur vient.

Dieu aura sa demeure parmi nous,

nous serons son peuple et lui, Dieu, sera avec nous :

Car le Seigneur vient.

Nous ne chercherons plus l'éclat du soleil,

la gloire de Dieu nous illuminera :

Car le Seigneur vient.

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est suivi par un autre office)

Dans ta tendresse, nous t'en prions, Seigneur,
prête l'oreille à notre voix :

éclaire les ténèbres de nos cœurs,

par la grâce de ton Fils qui vient nous visiter.

Lui qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.

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