Liturgie › samedi 14 novembre 2026
Office des lectures
samedi 14 novembre 2026 — Suisse · Samedi
OFFICE DES LECTURES
Si ce n'est pas le premier office du jour
V/ Dieu, viens à mon aide.
R/ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)
Comment es-tu foyer de feu
et fraîcheur de la fontaine,
une brûlure, une douceur
qui rend saines nos souillures ?
Comment fais-tu de l'homme un dieu,
de la nuit une lumière,
et des abîmes de la mort
tires-tu la vie nouvelle?
Comment la nuit vient-elle au jour ?
Peux-tu vaincre les ténèbres,
porter ta flamme jusqu'au cœur
et changer le fond de l'être ?
Comment n'es-tu qu'un avec nous,
nous rends-tu fils de Dieu même ?
Comment nous brûles-tu d'amour
et nous blesses-tu sans glaive ?
Comment peux-tu nous supporter,
rester lent à la colère,
et de l'ailleurs où tu te tiens
voir ici nos moindres gestes ?
Comment de si haut et de si loin
ton regard suit-il nos actes ?
Ton serviteur attend la paix,
le courage dans les larmes !
PSALMAUDIE
Ps. 49. Vrai et faux culte de Dieu
Par la grâce vous êtes sauvés, à cause de votre foi ; le salut ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ep
2, 8
I
Ant. Le Seigneur appelle les cieux et la terre au jugement de son peuple.
1 Le Dieu des dieux, le Seigneur,
parle et convoque la terre *
du soleil levant
jusqu'au soleil couchant.
2 De Sion, belle entre toutes,
Dieu resplendit. *
3 Qu'il vienne, notre Dieu,
qu'il rompe son silence !
Devant lui, un feu qui dévore ;
autour de lui, éclate un ouragan.
4 Il convoque les hauteurs des cieux
et la terre au jugement de son peuple :
5 « Assemblez, devant moi, mes fidèles,
eux qui scellent d'un sacrifice mon alliance. »
6 Et les cieux proclament sa justice :
oui, le juge c'est Dieu !
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Le Seigneur appelle les cieux et la terre au jugement de son peuple.
II
Ant. Offrez à Dieu un sacrifice de louange.
7 « Écoute, mon peuple, je parle ; +
Israël, je te prends à témoin. *
Moi, Dieu, je suis ton Dieu !
8 « Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.
9 Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine,
pas un bélier de tes enclos.
10 « Tout le gibier des forêts m'appartient
et le bétail des hauts pâturages.
11 Je connais tous les oiseaux des montagnes ;
les bêtes des champs sont à moi.
12 « Si j'ai faim, irai-je te le dire ?
Le monde et sa richesse m'appartiennent.
13 Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?
14 « Offre à Dieu le sacrifice d'action de grâce,
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.
15 Invoque-moi au jour de détresse :
je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Offrez à Dieu un sacrifice de louange.
III
Ant. C'est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices.
16 Mais à l'impie, Dieu déclare : +
« Qu'as-tu à réciter mes lois, *
à garder mon alliance à la bouche,
17 toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?
18 « Si tu vois un voleur, tu fraternises,
tu es chez toi parmi les adultères ;
19 tu livres ta bouche au mal,
ta langue trame des mensonges.
20 « Tu t'assieds, tu diffames ton frère,
tu flétris le fils de ta mère.
21 Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?
« Penses-tu que je suis comme toi ?
Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse.
22 Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu :
sinon je frappe, et pas de recours !
23 « Qui offre le sacrifice d'action de grâce,
celui-là me rend gloire :
sur le chemin qu'il aura pris,
je lui ferai voir le salut de Dieu. »
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. C'est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices.
V/ De ton amour, Seigneur, la terre est pleine,
apprends-moi tes volontés.
DU LIVRE DE DANIEL 12, 1-13
Le temps de la fin
Les luttes cruelles du peuple de Dieu prendrons fin, comme a pris fin, au bout de trois ans et demi, la persécution hellénique. Et ce jour-là sera celui de la Résurrection, où les combattants de l'histoire entière recevront leur récompense. Telle est l'espérance de l'Église !
En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges, celui qui se tient auprès des fils de ton peuple. Car ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent, jusqu’à ce temps-ci. Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré, tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre. Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles. Ceux qui ont l’intelligence resplendiront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais.
Et toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, garde le Livre scellé jusqu’au temps de la fin. Beaucoup seront perplexes, mais la connaissance augmentera. »
Et moi, Daniel, je regardai : Voici que deux autres hommes se tenaient, chacun sur une rive du fleuve. L’un d’eux dit à celui qui, vêtu de lin, se tenait au-dessus des eaux du fleuve : « À quand la fin de ces choses surprenantes ? » J’entendis l’homme vêtu de lin qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve. Il leva la main droite et la main gauche vers le ciel et jura par Celui qui vit à jamais : « Pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps. Lorsque la force du peuple saint sera entièrement brisée, tout cela s’arrêtera. » Et moi, j’entendis sans comprendre. J’insistai : « Mon seigneur, quel sera le terme de tout cela ? » Il dit : « Va, Daniel, car ces paroles resteront secrètes et scellées jusqu’au temps de la fin. » Beaucoup seront purifiés, blanchis, épurés. Les méchants feront le mal, aucun d’entre eux ne comprendra, mais ceux qui ont l’intelligence comprendront. Depuis l’instant où le sacrifice perpétuel aura cessé, quand l’Abomination de la désolation sera installée, 1 290 jours passeront. Heureux celui qui attendra et parviendra à 1 335 jours ! Et toi, va jusqu’à la fin. Tu te reposeras, puis tu te tiendras debout pour recevoir ta part à la fin des jours.
R/ Dieu n'est pas le Dieu des morts,
mais des vivants ;
tous, en effet, vivent par lui.
Ceux qui ont été jugés
digne de la résurrection
ne peuvent plus mourir.
Ils sont pareils aux anges,
et sont enfants de Dieu,
fils de la résurrection.
Va, prends ton repos,
et tu te lèveras, toi aussi,
à la fin des jours.
R/ Dieu n'est pas le Dieu des morts,
mais des vivants ;
tous, en effet, vivent par lui.
LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :
HOMÉLIE DU II° SIÈCLE
« Soyez fermes, la venue du Seigneur est proche »
Voyons parmi ceux qui rendent grâce, qui sont les serviteurs de Dieu, et non parmi les impies qui sont condamnés. Car moi-même, qui suis entièrement plongé dans le péché, qui n'échappe pas encore à la tentation, et qui demeure empêtré dans les pièges du diable, je m'efforce d'atteindre à la justice, afin de pouvoir au moins m'en approcher ; car je crains le jugement futur.
Ainsi, mes frères et mes sœurs, après la parole du Dieu de vérité, je vous lis cette exhortation pour que vous prêtiez attention aux Écritures et que vous vous sauviez vousmêmes, avec celui qui vous les a lues. Le salaire que je vous demande, c'est que vous vous convertissiez de tout cœur pour vous procurer le salut et la vie. En nous conduisant ainsi, nous proposerons un but à tous les jeunes gens qui veulent se dévouer à la piété et à la bonté de Dieu. Ne soyons pas mécontents, ne nous indignons pas, nous qui ne sommes pas des sages, si l'on nous avertit, si l'on veut nous amener de l'iniquité à la justice. Parfois, en effet, nous agissons mal sans nous en apercevoir, parce que nous avons des cœurs partagés et incrédules et que notre esprit est la proie des ténèbres par suite de nos vains désirs.
Pratiquons donc la justice pour être sauvés quand la fin viendra. Heureux ceux qui obéissent à ces préceptes ! Même s'ils ont à souffrir un peu de temps en ce monde, ils récolteront le fruit impérissable de la résurrection. Que l'homme religieux ne s'attriste donc pas si, pour le temps présent, il souffre misère : le temps du bonheur lui est réservé. Làhaut, après être revenu à la vie, il se réjouira avec ses pères, dans l'éternité où il n'y a plus de tristesse.
Il ne faut pas non plus laisser troubler notre esprit parce que nous voyons les méchants dans la richesse, et les serviteurs de Dieu dans l'angoisse. Ayons la foi, mes frères et mes sœurs : le combat que nous menons est l'épreuve que nous impose le Dieu vivant, et nous luttons dans la vie présente pour être couronnés dans celle qui vient. Parmi les justes, aucun n'a recueilli un fruit précoce : il faut savoir attendre. Si Dieu donnait immédiatement aux hommes justes leur récompense, ce serait bientôt un marché que nous pratiquerions, et non le culte de Dieu. Nous aurions l'apparence de la justice en recherchant non pas la religion, mais notre profit. Et c'est pourquoi le jugement divin frappe l'esprit qui n'est pas vraiment juste et l'accable d'entraves.
Au Dieu unique et invisible, au Père de vérité qui nous a envoyé le Sauveur pour nous conduire vers l'immortalité, qui nous a manifesté par lui la vérité et la vie céleste, à lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.
R/ Marchons dans la fidélité à Dieu, notre Père.
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour.
Il sait bien de quoi nous sommes pétris,
il n'oublie pas que nous sommes poussière.
ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)
Dieu de l'univers, de qui vient tout don parfait,
enracine en nos cœurs l'amour de ton nom ;
augmente notre foi
pour développer ce qui est bon en nous ;
veille sur nous avec sollicitude
pour protéger ce que tu as fait grandir.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.
ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)
V/ Bénissons le Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.