Liturgie › mercredi 26 août 2026

Office des lectures

mercredi 26 août 2026 — Suisse · Mercredi

Prendre le temps de lire
Aa
Taille du texte
Respiration du texte

OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

(le 29 août HYMNE propre : Martyre de saint Jean Baptiste)

O toi, l'au-delà de tout,
n'est-ce pas là tout ce qu'on peut chanter de toi ?

Quelle hymne te dira, quel langage ?

Aucun mot ne t'exprime.

A quoi l'esprit s'attachera-t-il ?

Tu dépasses toute intelligence.

Seul, tu es indicible,

car tout ce qui se dit est sorti de toi.

Seul, tu es inconnaissable,

car tout ce qui se pense est sorti de toi.

Tous les êtres,

ceux qui parlent et ceux qui sont muets,

te proclament.

Tous les êtres,

ceux qui pensent et ceux qui n'ont point la pensée,

te rendent hommage.

Le désir universel,

l'universel gémissement tend vers toi.

Tout ce qui est te prie,

et vers toi tout être qui pense ton univers

fait monter une hymne de silence.

Tout ce qui demeure demeure par toi ;

par toi subsiste l'universel mouvement.

De tous les êtres tu es la fin ;

tu es tout être, et tu n'en es aucun.

Tu n'es pas un seul être,

tu n'es pas leur ensemble.

Tu as tous les noms, et comment te nommerai-je,

toi le seul qu'on ne peut nommer?

Quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées

qui couvrent le ciel même?

Prends pitié,

Ô toi, l'au-delà de tout,

n'est-ce pas tout ce qu'on peut chanter de toi? r

PSALMODIE

Ps. 17. Action de grâce après la manifestation du salut de Dieu

On verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec puissance et grande gloire. Lc 21, 27

I

Ant. Je t'aime, Seigneur, ma force et mon salut.

2 Je t'aime, Seigneur, ma force :
Seigneur, mon roc, ma forteresse,

3 Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite,
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

4 Louange à Dieu ! +
Quand je fais appel au Seigneur, *

je suis sauvé de tous mes ennemis.

5 Les liens de la mort m'entouraient,
le torrent fatal m'épouvantait ;

6 des liens infernaux m'étreignaient :
j'étais pris aux pièges de la mort.

7 Dans mon angoisse, j'appelai le Seigneur ;
vers mon Dieu, je lançai un cri ;

de son temple il entend ma voix :

mon cri parvient à ses oreilles.

8 La terre titube et tremble, +
les assises des montagnes frémissent,

secouées par l'explosion de sa colère.

9 Une fumée sort de ses narines, +
de sa bouche, un feu qui dévore,

une gerbe de charbons embrasés.

10 Il incline les cieux et descend,
une sombre nuée sous ses pieds :

11 d'un kéroub, il fait sa monture,
il vole sur les ailes du vent.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Je t'aime, Seigneur, ma force et mon salut.

II

Ant. Le Seigneur m'a sauvé, car il m'aime.

12 Il se cache au sein des ténèbres +
et dans leurs replis se dérobe :

nuées sur nuées, ténèbres diluviennes.

13 Une lueur le précède, +
ses nuages déferlent :

grêle et gerbes de feu.

14 Tonnerre du Seigneur dans le ciel, *
le Très-Haut fait entendre sa voix :

grêle et gerbes de feu.

15 De tous côtés, il tire des flèches,
il décoche des éclairs, il répand la terreur.

16 Alors le fond des mers se découvrit,
les assises du monde apparurent,

sous ta voix menaçante, Seigneur,

au souffle qu'exhalait ta colère.

17 Des hauteurs il tend la main pour me saisir,
il me retire du gouffre des eaux ;

18 il me délivre d'un puissant ennemi,
d'adversaires plus forts que moi.

19 Au jour de ma défaite ils m'attendaient,
mais j'avais le Seigneur pour appui.

20 Et lui m'a dégagé, mis au large,
il m'a libéré, car il m'aime.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Le Seigneur m'a sauvé, car il m'aime.

III

Ant. Seigneur, mon Dieu, tu éclaires ma nuit.

21 Le Seigneur me traite selon ma justice,
il me donne le salaire des mains pures,

22 car j'ai gardé les chemins du Seigneur,
jamais je n'ai trahi mon Dieu.

23 Ses ordres sont tous devant moi,
jamais je ne m'écarte de ses lois.

24 Je suis sans reproche envers lui,
je me garde loin du péché.

25 Le Seigneur me donne selon ma justice,
selon la pureté des mains que je lui tends.

26 Tu es fidèle envers l'homme fidèle,
sans reproche avec l'homme sans reproche ;

27 envers qui est loyal, tu es loyal,
tu ruses avec le pervers.

28 Tu sauves le peuple des humbles ;
les regards hautains, tu les rabaisses.

29 Tu es la lumière de ma lampe,
Seigneur mon Dieu, tu éclaires ma nuit.

30 Grâce à toi, je saute le fossé,
grâce à mon Dieu, je franchis la muraille.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Seigneur, mon Dieu, tu éclaires ma nuit.

V/ Tous étaient émerveillés
des paroles venant de la bouche de Dieu.

DU LIVRE DE JÉRÉMIE 2, 1-13.20-24

Le peuple a abandonné la source d'eau vive

Osée avait annoncé le retour en grâce d'une épouse du Seigneur, coupable mais convertie par un nouveau séjour au désert. Maintenant, l'épouse a dépassé la mesure : non seulement elle s'est endurcie dans le crime, mais elle n'en est même plus émue. Dieu et son prophète ne peuvent plus que pleurer son ingratitude.

La parole du Seigneur me fut adressée : Va proclamer aux oreilles de Jérusalem : Ainsi parle le Seigneur : Je me souviens de la tendresse de tes jeunes années, ton amour de jeune mariée, lorsque tu me suivais au désert, dans une terre inculte. Israël était consacré au Seigneur, première gerbe de sa récolte ; celui qui en mangeait était coupable : il lui arrivait malheur, — oracle du Seigneur.

Écoutez la parole du Seigneur, maison de Jacob et toutes les familles de la maison d’Israël.

Ainsi parle le Seigneur : En quoi vos pères m’ont-ils trouvé injuste, eux qui se sont éloignés de moi, qui ont suivi des dieux de néant pour devenir eux-mêmes néant ? Ils n’ont pas dit : « Où est-il, le Seigneur, lui qui nous a fait monter de la terre d’Égypte et marcher dans le désert, terre aride et ravinée, terre sèche et sinistre, terre où personne n’est jamais passé, où aucun homme n’a jamais habité ? » Je vous ai fait entrer dans une terre plantureuse pour vous nourrir de tous ses fruits. Mais à peine entrés, vous avez profané ma terre, changé mon héritage en abomination. Les prêtres n’ont pas dit : « Où est-il, le Seigneur ? » Les dépositaires de la Loi ne m’ont pas connu, les pasteurs se sont révoltés contre moi ; les prophètes ont prophétisé au nom du dieu Baal, ils ont suivi des dieux qui ne servent à rien.

C’est pourquoi, de nouveau, je vais faire un procès contre vous, — oracle du Seigneur — un procès contre les fils de vos fils. Passez jusqu’aux rivages de l’Occident, et regardez ; envoyez faire des recherches en Orient, et regardez si pareille chose est arrivée ! Une nation a-t-elle jamais changé de dieux ? — Et ce ne sont même pas des dieux ! Or mon peuple a échangé sa gloire contre ce qui ne sert à rien.

Cieux, soyez-en consternés, horrifiés, épouvantés ! — oracle du Seigneur. Oui, mon peuple a commis un double méfait : ils m’ont abandonné, moi, la source d’eau vive, et ils se sont creusé des citernes, des citernes fissurées qui ne retiennent pas l’eau ! Oui, depuis longtemps tu as brisé ton joug, rompu tes liens. Tu as dit : « Je ne servirai pas ! » Mais sur toute colline élevée, sous tout arbre vert, tu te couches, prostituée ! Moi pourtant, j’avais fait de toi une vigne de raisin vermeil, tout entière d’un cépage de qualité. Comment t’es-tu changée pour moi en vigne méconnaissable et sauvage ? Tu aurais beau te lessiver à la soude, y rajouter quantité de potasse, devant moi, ta faute reste incrustée, — oracle du Seigneur Dieu. Comment peux-tu dire : « Je ne me suis pas souillée, après les Baals je n’ai pas couru » ? Vois ton chemin dans la vallée. Comprends ce que tu as fait, chamelle volage dont les pistes s’embrouillent !

Ânesse habituée au désert, dans l’ardeur de son désir, elle aspire le vent : son rut, qui peut le refouler ? Ils n’ont pas à se fatiguer, tous ceux qui la cherchent : en son temps, ils la trouvent ! Prends garde, tu vas avoir les pieds nus, et le gosier assoiffé. Mais tu dis : « Rien à faire ! Non, j’aime les étrangers et je veux courir à leur suite ! »

R/ Pitié pour moi, Seigneur,
guéris-moi, car j'ai péché contre toi.

O mon peuple,

je me rappelle l'affection de ta jeunesse,

l'élan de ton amour au jour des fiançailles.

Tu m'as abandonné, moi, la source d'eau vive,

pour te creuser des citernes lézardées

qui ne tiennent pas l'eau.

LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :

LE CHRIST, SOURCE DE VIE, PAR SAINT COLOMBAN

« Que celui qui a soif vienne à moi et qu'il boive »

Frères bien-aimés, prêtez l'oreille à mes paroles, comme à quelque chose que vous avez besoin d'entendre ; et si votre âme a soif de la source divine dont je désire maintenant vous parler, attisez cette soif et ne l'éteignez pas. Buvez, mais ne soyez pas rassasiés. Car la source vivante nous appelle et la fontaine de vie nous dit : Que celui qui a soif vienne à moi et qu'il boive. Boire quoi ? Comprenez-le. Que le prophète vous le dise, que la source elle-même vous le déclare : Ils m'ont abandonné, moi, la source de vie, dit le Seigneur. Le Seigneur lui-même. Jésus Christ, notre Dieu, est donc la source de vie, et c'est pourquoi il nous invite pour que nous le buvions. Le boit, celui qui l'aime ; le boit, celui qui se rassasie de la Parole de Dieu, qui l'aime et la désire assez vivement ; le boit, celui qui brûle d'amour pour la sagesse.

Voyez d'où jaillit cette source : elle vient du lieu d'où est descendu le Pain; car le Pain et la source sont un : le Fils unique, notre Dieu, Jésus Christ le Seigneur, dont nous devons toujours avoir soif. Même si nous le mangeons et le dévorons par notre amour, notre désir nous donne encore soif de lui. Comme l'eau d'une source, buvons-le sans cesse avec un immense amour, buvons-le avec toute notre avidité, et délectons-nous de sa douce saveur. Car le Seigneur est doux et il est bon. Que nous le mangions ou que nous le buvions, nous aurons toujours faim et soif de lui, car il nous est une nourriture et une boisson à jamais inépuisables. Lorsqu'on le mange, il n'est pas consommé ; lorsqu'on le boit, il ne disparaît pas ; car notre Pain est éternel, et perpétuelle notre source, notre douce source. D'où ce mot du prophète : Vous qui avez soif; allez à la source . Il est en effet la fontaine des assoiffés et non celle des satisfaits. Les assoiffés, qu'ailleurs il déclare bienheureux, il les invite: ceux qui n'en ont jamais assez de boire, mais qui ont d'autant plus soif qu'ils ont bu.

Frères, la source de la sagesse, la Parole de Dieu dans les cieux , désirons-la, cherchonsla, aimons-la sans cesse : en elles sont cachés, comme dit l'Apôtre, tous les trésors de la sagesse et de la science ; et elle invite ceux qui ont soif à venir y puiser. Si tu as soif, bois à la source de vie ; si tu as faim, mange le Pain de vie. Heureux ceux qui ont faim de ce Pain et soif de cette source ! Ils mangent et boivent sans cesse, et ils désirent encore boire et manger. Que c'est bon, ce qu'on peut manger ou boire toujours sans perdre ni soif ni appétit, ce que l'on peut continuellement goûter sans cesser de le désirer ! Le roi prophète le dit: Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur.

R/ Partout où passera le torrent,
il fera naître la vie.

L'eau que je donnerai, dit Jésus,

deviendra en vous source d'eau

jaillissant en vie éternelle.

Si quelqu'un a soif, dit Jésus,

qu'il vienne à moi et qu'il boive :

de lui couleront des fleuves d'eaux vives.

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Seigneur Dieu,
toi qui unis les cœurs de tes fidèles dans une seule volonté :

donne à ton peuple d'aimer ce que tu commandes

et de désirer ce que tu promets,

pour qu'au milieu des changements de ce monde,

nos cœurs s'établissent fermement

là où se trouvent les vraies joies.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Voir dans la semaine liturgique