Liturgie › jeudi 25 juin 2026

Office des lectures

jeudi 25 juin 2026 — Suisse · Jeudi

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OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !

Ouvrez, ouvrez vos portes,

Ne fermez plus vos cœurs !

Il vient à nous sans faste,

Grandeur ni majesté,

Vêtu comme le pauvre

Dans son humilité !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,

Le Roi, notre Seigneur !

Entendez-le qui parle,

Sortez tous de l'erreur !

Malheur à l'homme riche

S'il ne veut écouter

Le Christ de la Promesse

Qui vient nous racheter !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,

Le Roi, notre Seigneur !

Il montre à tous les humbles

La face du Sauveur !

A lui sont en partage

La gloire et le pouvoir,

Ce qu'à la fin des âges

Les peuples pourront voir !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,

Le Roi, notre Seigneur !

Il donne aux misérables

La paix du Bon Pasteur,

Il est doux. Il est humble.

Son joug sera léger!

Et c'est lui qui nous mène

Jusqu'à la liberté ! ☆

PSALMODIE

Ps. 43. Prière du peuple de Dieu, livré à ses ennemis

En tout cela, nous sommes les grands vainqueurs, grâce à celui qui nous a aimer. Rm 8, 37

I

Ant. C'est ta droite, Seigneur, qui donne la victoire.

2 Dieu, nous avons entendu dire, +
et nos pères nous ont raconté, *

quelle action tu accomplis de leur temps,

aux jours d'autrefois.

3 Toi, par ta main, tu as dépossédé les nations, +
et ils purent s'implanter ; *

et tu as malmené des peuplades,

et ils purent s'étendre.

4 Ce n'était pas leur épée qui possédait le pays, +
ni leur bras qui les rendait vainqueurs, *

mais ta droite et ton bras, et la lumière de ta face,

car tu les aimais.

5 Toi, Dieu, tu es mon roi, *
tu décides des victoires de Jacob :

6 avec toi, nous battions nos ennemis ;
par ton nom, nous écrasions nos adversaires.

7 Ce n'est pas sur mon arme que je compte,
ni sur mon épée, pour la victoire.

8 Tu nous as donné de vaincre l'adversaire,
tu as couvert notre ennemi de honte.

9 Dieu était notre louange, tout le jour :
sans cesse nous rendions grâce à ton nom.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. C'est ta droite, Seigneur, qui donne la victoire.

II

Ant. Ne cache pas loin de moi ta face au jour où l'angoisse me tient.

10 Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.

11 Tu nous fais plier devant l'adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.

12 Tu nous traites en bétail de boucherie,
tu nous disperses parmi les nations.

13 Tu vends ton peuple à vil prix,
sans que tu gagnes à ce marché.

14 Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins,
aux rires, aux moqueries de l'entourage.

15 Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.

16 Tout le jour, ma déchéance est devant moi,
la honte couvre mon visage,

17 sous les sarcasmes et les cris de blasphème,
sous les yeux de l'ennemi qui se venge.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Ne cache pas loin de moi ta face au jour où l'angoisse me tient.

III

Ant. Lève-toi, Seigneur, aide-nous. Ne nous rejette pas jusqu'à la fin.

18 Tout cela est venu sur nous sans que nous t'ayons oublié : *
nous n'avions pas trahi ton alliance.

19 Notre cœur ne s'était pas détourné
et nos pieds n'avaient pas quitté ton chemin

20 quand tu nous poussais au milieu des chacals
et nous couvrais de l'ombre de la mort.

21 Si nous avions oublié le nom de notre Dieu,
tendu les mains vers un dieu étranger,

22 Dieu ne l'eût-il pas découvert,
lui qui connaît le fond des cœurs ?

23 C'est pour toi qu'on nous massacre sans arrêt,
qu'on nous traite en bétail d'abattoir.

24 Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.

25 Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur, notre misère ?

26 Oui, nous mordons la poussière,
notre ventre colle à la terre.

27 Debout ! Viens à notre aide !
Rachète-nous, au nom de ton amour.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Lève-toi, Seigneur, aide-nous. Ne nous rejette pas jusqu'à la fin.

V/ Pour ton serviteur, illumine ta face.
Apprends-moi tes volontés.

DU 1er LIVRE DE SAMUEL 21, 2-10 ; 22, 1-5

David en fuite

Chassé par la jalousie de Saül, David prend le maquis et devient chef de bande. À son insu, Dieu le prépare ainsi à sa mission future : les récits suivants souligneront la constance exigée par la persécution, et l'habileté indispensable pour commander à des hommes rudes et peu amènes.

David arriva à Nob chez le prêtre Ahimélek. Celui-ci vint en tremblant à la rencontre de David et lui dit : « Pourquoi es-tu seul, sans personne avec toi ? » David répondit au prêtre Ahimélek : « Le roi m’a donné un ordre et m’a dit : “Que personne ne sache rien de l’affaire pour laquelle je t’envoie et que je t’ai ordonnée.” Mes compagnons, je leur ai fixé un point de rencontre à tel endroit. Maintenant, qu’as-tu sous la main ? Donnemoi cinq pains ou bien ce que tu pourras trouver. » Le prêtre répondit à David : « Je n’ai pas de pain ordinaire sous la main, mais il y a le pain consacré. Les hommes pourront en manger s’ils se sont gardés de rapports avec les femmes. » David répondit au prêtre : « Assurément, les femmes nous ont été interdites, comme précédemment quand je partais en campagne ; sur ce point, les hommes étaient en état de sainteté. Cette expédition est profane, certes, mais aujourd’hui elle sera sanctifiée de ce fait. » Le prêtre lui donna alors du pain consacré. En effet, il n’y avait là pas d’autre pain que le pain disposé devant le Seigneur, celui que l’on retire, pour le remplacer, le jour même, par du pain chaud.

Cependant, le même jour, un des serviteurs de Saül se trouvait là, retenu devant le Seigneur. Il s’appelait Doëg l’Édomite, et c’était le plus important des bergers de Saül. David dit à Ahimélek : « N’as-tu pas ici, sous la main, une lance ou une épée ? Je n’ai pris avec moi ni épée ni bagages, tant la mission du roi était urgente. » Le prêtre répondit : « Il y a l’épée de Goliath, le Philistin que tu as abattu dans le Val du Térébinthe : la voici, enveloppée dans le manteau, derrière l’éphod. Si tu veux la prendre, prends-la ; il n’y en a pas d’autre ici. » David lui dit : « Elle n’a pas sa pareille, donne-la-moi. » David partit de là et se sauva dans la grotte d’Adoullam. L’ayant appris, ses frères, avec toute la maison de son père, descendirent le rejoindre à cet endroit. Alors se rassemblèrent autour de lui tous les gens en détresse, tous les endettés et tous les mécontents, et il devint leur chef. Il y eut ainsi avec lui environ quatre cents hommes.

David partit de là pour Mispé de Moab. Il dit au roi de Moab : « Permets que mon père et ma mère se retirent chez vous, en attendant que je sache ce que Dieu fera de moi. » Il les conduisit devant le roi de Moab, et ils restèrent chez le roi tout le temps que David se tint dans son refuge fortifié.

Le prophète Gad dit à David : « Ne reste pas dans ce refuge. Va-t’en, rentre au pays de Juda ! » David s’en alla et parvint à la forêt de Hèreth.

R/ Nous avons été délivrés de la loi
pour servir dans la nouveauté de l'Esprit.

N'avez-vous jamais lu ce que fit David

lorsqu'il eut faim ?

Comment il mangea les pains d'offrande,

dans la maison de Dieu ?

Quelle joie lorsqu'on m'a dit :

Allons à la maison du Seigneur ! r

LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :

HOMÉLIE DE SAINT GRÉGOIRE DE NYSSE SUR LES BÉATITUDES

Voir Dieu

L'impression que l'on éprouve lorsque, du haut d'un promontoire, on jette les yeux sur la mer immense, mon esprit la ressent lorsque, du haut de la parole du Seigneur, comme du sommet d'une montagne, il regarde la profondeur insondable des pensées divines. Souvent, au bord de la mer, on voit s'élever une montagne qui présente à l'océan une pente abrupte du haut jusqu'en bas, et dont le sommet surplombe l'abîme. Mon âme souffre du même vertige lorsqu'elle est emportée par cette grande parole du Seigneur Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.

Dieu se fait voir à ceux qui ont purifié leur cœur. Or, Dieu, personne ne l'a jamais vu , dit le grand saint Jean. Et saint Paul, cet esprit sublime, renforce cette affirmation en disant que personne ne l'a jamais vu, et que personne ne peut le voir . Il est ce rocher lisse et abrupt qui n'offre aucune prise à nos pensées, et que Moïse, dans ses enseignements, déclare inaccessible à notre esprit. Il détournait de l'approcher tous ceux qui essayaient de le saisir, en affirmant : Il n'y a personne qui puisse voir le Seigneur sans mourir.

Et pourtant, voir Dieu, c'est la vie éternelle. Mais ces colonnes de la foi, Jean, Paul et Moïse déclarent que c'est impossible ! Tu vois quel vertige s'empare de l'âme attirée par la profondeur de ce que nous découvrons dans les discours du Seigneur ! Si Dieu est la vie, celui qui ne le voit pas ne voit pas la vie. Et les prophètes, comme les Apôtres, qui sont remplis de Dieu, attestent qu'on ne peut voir Dieu. Dans quelles limites l'espérance des hommes est-elle enfermée ?

Mais le Seigneur soutient cette espérance défaillante. C'est ainsi qu'il s'est comporté envers Pierre. Celui-ci était en péril de se noyer, mais Jésus le fit tenir sur l'eau comme sur une matière ferme et consistante. Si donc la main du Verbe s'étend vers nous, alors que nous sommes chancelants à cause de la profondeur de ces considérations, si elle nous établit fermement sur l'une de ces pensées, nous serons rassurés parce que le Verbe nous aura comme saisis par la main. Car il dit : Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.

R/ Sur le visage du Christ
rayonne la gloire de Dieu.

La loi fut donné par Moïse,

la grâce et la vérité

sont venues par Jésus Christ.

Personne n'a jamais vu Dieu.

Le Fils unique qui est dans le sein du Père

nous l'a fait connaître.

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Dieu éternel et tout puissant,
qui régis et le ciel et la terre :

exauce, en ta bonté, les supplications de ton peuple

et donne à notre temps

la paix qui vient de toi.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Voir dans la semaine liturgique