Liturgie › Liturgie des Heures
7e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE
(18/II — 02/III)
Dimanche
Lectures
OFFICE DES LECTURES
Si ce n'est pas le premier office du jour
V/ Dieu, viens à mon aide.
R/ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)
Au commencement
Etait le Verbe !
Il était en Dieu !
Il était Dieu !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Il était la Vie,
Notre lumière.
La lumière luit
Dans notre nuit !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Qui croit en son nom
A Dieu pour Père !
Qui l'aura reçu
Ne mourra plus !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Le Verbe fait chair,
Parmi les hommes
A manifesté
La vérité !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Nous tenons de Lui
Grâce sur grâce !
Il a révélé
Le Dieu caché !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Et par Jésus Christ,
Le Fils unique,
Un jour, de nos yeux,
Nous verrons Dieu !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
PSALMODIE
Ps. 144. Hymne à Dieu, grand et bon
Par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus, Dieu voulait montrer au long des âges futurs la richesse infinie de sa grâce. Ep 2, 7
I
Ant. Je veux te bénir chaque jour, alléluia.
1 Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
2 Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
3 Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n’est pas de limite.
4 D’âge en âge, on vantera tes œuvres,
on proclamera tes exploits.
5 Je redirai le récit de tes merveilles,
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.
6 On dira ta force redoutable ;
je raconterai ta grandeur.
7 On rappellera tes immenses bontés ;
tous acclameront ta justice.
8 Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
9 la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Je veux te bénir chaque jour, alléluia.
II
Ant. Ton règne est un règne éternel, alléluia.
10 Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
11 Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits,
12 annonçant aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
13 ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.
Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
14 Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Ton règne est un règne éternel, alléluia.
III
Ant. Tout pouvoir lui a été donné au ciel et sur la terre, alléluia.
15 Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
16 tu ouvres ta main :
tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.
17 Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
18 Il est proche de ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.
19 Il répond au désir de ceux qui le craignent ;
il écoute leur cri : il les sauve.
20 Le Seigneur gardera tous ceux qui l’aiment,
mais il détruira tous les impies.
21 Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur ! *
Son nom très saint, que toute chair le bénisse
toujours et à jamais !
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Tout pouvoir lui a été donné au ciel et sur la terre, alléluia.
V/ Si vous gardez ma parole,
vous saurez que vous êtes mes disciples.
DU LIVRE DE L'ÉCCLESIAST 1, 1-18
La vie n'est-elle qu'un éternel recommencement ?
Rien de nouveau sous le soleil : c'est l'affirmation fondamentale du livre. Les choses recommencent perpétuellement telles qu'elles ont déjà été. Une seule est valable sans restriction : le progrès du plan de Dieu dans l'histoire du monde et de chacun de nous.
Paroles de Qohèleth, fils de David, roi de Jérusalem. Vanité des vanités, disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?
Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera. Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler.
Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire. L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre. Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil. Y a-t-il une seule chose dont on dise : « Voilà enfin du nouveau ! » — Non, cela existait déjà dans les siècles passés. Mais, il ne reste pas de souvenir d’autrefois ; de même, les événements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux.
Moi, Qohèleth, j’étais roi d’Israël à Jérusalem. J’ai pris à cœur de rechercher et d’explorer, grâce à la sagesse, tout ce qui se fait sous le ciel ; c’est là une rude besogne que Dieu donne aux fils d’Adam pour les tenir en haleine. J’ai vu tout ce qui se fait et se refait sous le soleil. Eh bien ! Tout cela n’est que vanité et poursuite du vent. Ce qui est courbé ne se redresse pas et ce qui manque ne peut être compté.
J’ai réfléchi et je me disais : C’est moi qui ai fait grandir et progresser la sagesse plus que tous mes prédécesseurs à Jérusalem. J’ai approfondi la sagesse et le savoir. J’avais à cœur de connaître la sagesse, de connaître aussi la sottise et la folie, et j’ai su que cela encore était tourment de l’esprit. Beaucoup de sagesse, c’est beaucoup de chagrin. Qui augmente son savoir augmente sa douleur.
R/ Cherchez d'abord le Royaume et sa justice,
et tout le reste vous sera donné par surcroît.
Vous n'avez rien apporté dans le monde
et de même vous n'en pouvez rien emporter.
Ne vous inquiétez pas du lendemain :
à chaque jour suffit sa peine.
Ne vous inquiétez pas pour votre vie :
votre Père sait de quoi vous avez besoin.
CENTURIES DE SAINT MAXIME LE CONFESSEUR SUR LA CHARITÉ
En dehors de l'amour, tout est vain
L'amour de Dieu est une excellente disposition de l'âme qui lui fait estimer plus que tout la connaissance de Dieu. Et il est impossible de parvenir à la possession habituelle de cet amour si l'on demeure attaché à n'importe quel bien terrestre. ~
Celui qui aime Dieu estime sa connaissance plus que toutes ses créatures et, dans son désir, il ne cesse de la poursuivre.
Puisque tout ce qui existe n'est créé que par Dieu et pour Dieu, et puisque Dieu est supérieur à ce qui a été créé par lui, l'homme qui abandonne Dieu, l'être incomparablement meilleur, pour s'adonner à ce qui est en dessous de lui, celui-là montre qu'il estime les créatures de Dieu plus que Dieu même. ~
Celui qui m'aime, dit le Seigneur, restera fidèle à mes commandements. Et mon commandement, dit-il, c'est que vous vous aimiez les uns les autres. Donc celui qui n'aime pas son prochain ne reste pas fidèle au commandement. Et celui qui ne reste pas fidèle au commandement ne peut pas aimer le Seigneur.
Heureux l'homme capable d'aimer tous les hommes également. ~
Celui qui aime Dieu aime aussi pleinement son prochain. Un tel homme ne peut garder ses richesses, mais il les répartit à la manière de Dieu, en les donnant à chacun de ceux qui en ont besoin.
Celui qui fait l'aumône à l'imitation de Dieu ne fait aucune différence entre bon et méchant, juste et injuste, lorsqu'ils sont dans la nécessité ; il distribue également à tous, selon leurs besoins, même s'il estime le vertueux, à cause de sa bonne intention, plus que le méchant. ~
Non seulement l'amour se manifeste en distribuant les richesses, mais bien davantage en distribuant la parole de Dieu et en se mettant personnellement au service d'autrui. Celui qui a réellement renoncé aux biens de ce monde et se fait serviteur de son prochain sincèrement, par amour, bientôt délivré de toute passion, devient participant de l'amour et de la connaissance divines.
Celui qui possède en soi l'amour divin n'a aucune peine à suivre de près le Seigneur son Dieu, selon Jérémie, mais supporte généreusement labeur, injures et mauvais traitements, sans vouloir aucun mal à personne. ~
Ne dites pas, conseille Jérémie : Nous sommes le temple du Seigneur. Quant à toi, ne dis pas : La foi seule en notre Seigneur Jésus Christ peut me sauver, car cela est impossible si, par tes œuvres, tu n'acquiers pas l'amour envers lui. Croire seulement ? Mais les démons ont la foi, et ils tremblent !
L'œuvre de l'amour, c'est d'être disposé envers le prochain à la bienfaisance, à la patience, à l'endurance ; et c'est d'employer ses biens selon la droite raison.
R/ Vivons dans la charité
au service les uns des autres !
Toute la loi s'accomplit
en cette parole unique ;
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Je vous donne un commandement nouveau :
Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés.
HYMNE DE LOUANGE
(TE DEUM)
À toi Dieu, notre louange !
Nous t'acclamons, tu es Seigneur !
À toi Père éternel,
l’hymne de l’univers.
Devant toi se prosternent les archanges,
les anges et les esprits des cieux ;
ils te rendent grâce ;
ils adorent et ils chantent :
Saint, Saint, Saint, le Seigneur,
Dieu de l'univers ;
le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
C'est toi que les Apôtres glorifient,
toi que proclament les prophètes,
toi dont témoignent les martyrs ;
c'est toi que par le monde entier
l'Église annonce et reconnaît.
Dieu, nous t'adorons :
Père infiniment saint,
Fils éternel et bien-aimé,
Esprit de puissance et de paix.
Christ, le Fils du Dieu vivant,
le Seigneur de la gloire,
tu n'as pas craint de prendre chair
dans le corps d'une vierge
pour libérer l'humanité captive.
Par ta victoire sur la mort,
tu as ouvert à tout croyant
les portes du Royaume ;
tu règnes à la droite du Père ;
tu viendras pour le jugement.
Montre-toi le défenseur et l'ami
des hommes sauvés par ton sang :
prends-les avec tous les saints
dans ta joie et dans ta lumière.
Versets ad libitum
Sauve ton peuple, bénis cet héritage ;
veille sur lui, porte-le à jamais.
Je veux te bénir chaque jour,
louer ton Nom toujours et à jamais.
En ce jour, garde-nous sans péché ;
pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous.
Ton amour, Seigneur, soit sur nous,
comme notre espoir est en toi.
ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)
Dieu tout-puissant, nous t'en prions :
accorde-nous de conformer à ta volonté nos paroles et nos actes
dans une inlassable recherche des biens spirituels.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.
ACCLAMATION (dans la célébration individuelle on peut l'omettre)
V/ Bénissons le Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.