Liturgie › Liturgie des Heures

6e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

(11/II — 23/II)

Prendre le temps de lire
Aa
Taille du texte
Respiration du texte

Jeudi

Lectures

OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !

Ouvrez, ouvrez vos portes,

Ne fermez plus vos cœurs !

Il vient à nous sans faste,

Grandeur ni majesté,

Vêtu comme le pauvre

Dans son humilité !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,

Le Roi, notre Seigneur !

Entendez-le qui parle,

Sortez tous de l'erreur !

Malheur à l'homme riche

S'il ne veut écouter

Le Christ de la Promesse

Qui vient nous racheter !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,

Le Roi, notre Seigneur !

Il montre à tous les humbles

La face du Sauveur !

A lui sont en partage

La gloire et le pouvoir,

Ce qu'à la fin des âges

Les peuples pourront voir !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,

Le Roi, notre Seigneur !

Il donne aux misérables

La paix du Bon Pasteur,

Il est doux. Il est humble.

Son joug sera léger!

Et c'est lui qui nous mène

Jusqu'à la liberté !

PSALMODIE

Ps. 43. Prière du peuple de Dieu, livré à ses ennemis

En tout cela, nous sommes les grands vainqueurs, grâce à celui qui nous a aimer. Rm 8, 37

I

Ant. Tu nous a sauvés, Seigneur, nous t'en rendons grâce à jamais.

2 Dieu, nous avons entendu dire, +
et nos pères nous ont raconté, *

quelle action tu accomplis de leur temps,

aux jours d'autrefois.

3 Toi, par ta main, tu as dépossédé les nations, +
et ils purent s'implanter ; *

et tu as malmené des peuplades,

et ils purent s'étendre.

4 Ce n'était pas leur épée qui possédait le pays, +
ni leur bras qui les rendait vainqueurs, *

mais ta droite et ton bras, et la lumière de ta face,

car tu les aimais.

5 Toi, Dieu, tu es mon roi, *
tu décides des victoires de Jacob :

6 avec toi, nous battions nos ennemis ;
par ton nom, nous écrasions nos adversaires.

7 Ce n'est pas sur mon arme que je compte,
ni sur mon épée, pour la victoire.

8 Tu nous as donné de vaincre l'adversaire,
tu as couvert notre ennemi de honte.

9 Dieu était notre louange, tout le jour :
sans cesse nous rendions grâce à ton nom.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Tu nous a sauvés, Seigneur, nous t'en rendons grâce à jamais.

II

Ant. Regarde, Seigneur, vois notre misère.

10 Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.

11 Tu nous fais plier devant l'adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.

12 Tu nous traites en bétail de boucherie,
tu nous disperses parmi les nations.

13 Tu vends ton peuple à vil prix,
sans que tu gagnes à ce marché.

14 Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins,
aux rires, aux moqueries de l'entourage.

15 Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.

16 Tout le jour, ma déchéance est devant moi,
la honte couvre mon visage,

17 sous les sarcasmes et les cris de blasphème,
sous les yeux de l'ennemi qui se venge.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Regarde, Seigneur, vois notre misère.

III

Ant. Debout, viens à notre aide, rachète-nous en raison de ton amour.

18 Tout cela est venu sur nous sans que nous t'ayons oublié : *
nous n'avions pas trahi ton alliance.

Notre cœur ne s'était pas détourné

et nos pieds n'avaient pas quitté ton chemin

20 quand tu nous poussais au milieu des chacals
et nous couvrais de l'ombre de la mort.

21 Si nous avions oublié le nom de notre Dieu,
tendu les mains vers un dieu étranger,

22 Dieu ne l'eût-il pas découvert,
lui qui connaît le fond des cœurs ?

23 C'est pour toi qu'on nous massacre sans arrêt,
qu'on nous traite en bétail d'abattoir.

24 Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.

25 Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur, notre misère ?

26 Oui, nous mordons la poussière,
notre ventre colle à la terre.

27 Debout ! Viens à notre aide !
Rachète-nous, au nom de ton amour.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Debout, viens à notre aide, rachète-nous en raison de ton amour.

V/ Seigneur, à qui irions-nous ?
Tu as les paroles de la vie éternelle.

DU LIVRE DES PROVERBES 10, 6-32

L'amour couvre toutes les fautes

Aucune analyse n'est possible de ces fines maximes, dont chacune se suffit à elle-même comme une subtile observation des mœurs ou comme une directive de vie heureuse et à l'abri des coups du sort : ce ne sont encore que les miettes du festin promis par la Sagesse.

Bénédictions sur la tête du juste ! La bouche du méchant dissimule sa violence. On se souvient du juste pour le bénir, mais le renom des méchants se flétrit. Un cœur sage accepte des règles ; un sot bavard court à sa perte.

Qui marche droit marche en sécurité, qui louvoie sur son chemin sera démasqué. Qui fait des clins d’œil provoque des troubles, qui reproche avec franchise fait œuvre de paix. La bouche du juste est source de vie, la bouche du méchant dissimule sa violence. La haine suscite des querelles, l’amour couvre toutes les offenses.

Sur les lèvres intelligentes se trouve la sagesse, et le bâton, sur le dos de l’écervelé ! Les sages gardent leur savoir comme un trésor, mais la bouche du sot, c’est le désastre imminent. La fortune du riche est sa citadelle ; la misère, la terreur des faibles. Le salaire du juste lui sert à vivre ; les gains du méchant ne servent qu’à pécher ! Qui retient une leçon devient chemin de vie ; qui néglige les avertissements fourvoie. Qui a le mensonge aux lèvres dissimule sa haine ; qui propage la calomnie est un insensé. À trop parler on n’évite pas le péché : qui tient sa langue est bien avisé. Argent de bon aloi, la langue du juste ! Le cœur des méchants n’a guère de valeur. Les propos des justes nourrissent la multitude, mais les sots meurent d’avoir l’esprit borné.

La bénédiction du Seigneur enrichit, et l’effort de l’homme n’y ajoute rien. Le plaisir de l’insensé : commettre des horreurs ; celui de l’homme réfléchi : la sagesse. Ce que redoute le méchant lui échoit, ce que désirent les justes leur est accordé. Que passe une tempête, et le méchant n’est plus ; le juste reste inébranlable. Vinaigre sur les dents, fumée dans les yeux, tel est le paresseux pour ceux qui l’emploient !

La crainte du Seigneur accroît les jours, les années des méchants sont comptées. L’espérance des justes est joie ; pour les méchants, tout espoir est perdu. Le chemin du Seigneur est un lieu sûr pour l’homme intègre et un désastre pour ceux qui font le mal ! Jamais le juste ne sera ébranlé ; les méchants n’habiteront pas le pays. La bouche du juste a pour fruit la sagesse, la langue perverse sera coupée. Les lèvres du juste savent être bienveillantes, les méchants n’ont que perversité à la bouche.

R/ Mets ta joie dans le Seigneur ;
il comblera les désirs de ton cœur !

La bouche du juste murmure la Sagesse,

la loi de Dieu dans son cœur,

ses pas ne chancellent jamais.

Heureux l'homme qui adore le Seigneur

et s'attache à tout ce qu'il commande :

confiant, il s'appuie sur son Dieu.

LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :

HOMÉLIE DE SAINT AMBROISE SUR LE PSAUME 36

« Ouvre ta bouche à la parole de Dieu »

Que notre cœur et notre bouche méditent continuellement la sagesse, que ta langue en énonce les sentences, que la loi de ton Dieu soit dans ton cœur. C'est pourquoi l'Écriture te dit : Tu en parleras, assis dans ta maison et en marchant sur la route, dans ton sommeil et à ton réveil. Parlons donc du Seigneur Jésus, parce que lui-même est la Sagesse, est la Parole et le Verbe de Dieu.

Car il est encore écrit : Ouvre ta bouche à la parole de Dieu. Il inspire celui qui fait écho à ses discours et médite ses paroles. Parlons toujours de lui. Quand nous parlons de la sagesse, c'est lui ; quand nous parlons de la vertu, c'est lui ; quand nous parlons de la justice, c'est lui ; quand nous parlons de la paix, c'est lui ; quand nous parlons de la vérité, de la vie, de la rédemption, c'est lui.

Ouvre ta bouche à la parole de Dieu, est-il écrit. Ouvre la bouche, toi ; c'est lui qui parle. Aussi David a-t-il dit : J'écouterai ce que le Seigneur dit en moi, et le Fils de Dieu a dit lui-même : Ouvre largement ta bouche et je la remplirai. Tous ne sont pas capables, comme Salomon ni comme Daniel, d'apprécier la valeur infinie de la sagesse ; cependant l'esprit de sagesse est communiqué à tous, selon leur capacité, du moins à tous ceux qui sont croyants. Si tu crois, tu possèdes l'esprit de sagesse. ~ Médite donc toujours, aie toujours à la bouche les réalités divines, assis dans ta maison. Nous pouvons entendre « la maison » de l'Église ; nous pouvons l'entendre aussi de notre maison intérieure, afin de parler au-dedans de nous. ~ Parle avec réflexion, pour éviter le péché, pour ne pas pécher par bavardage. Lorsque tu es assis à la maison, parle avec toi-même, comme avec celui qui te jugera. Parle sur la route pour ne jamais être dans l'oisiveté. Tu parleras sur la route, si tu parles dans le Christ, parce que la route, c'est le Christ. Sur la route, parle à toi-même, parle au Christ. Écoute comment lui parler : Je veux qu'en tout lieu les hommes prient en levant les mains saintement, sans colère ni dispute. Parle dans ton sommeil, pour que le sommeil de la mort ne te surprenne pas. Écoute comment parler dans le sommeil : Je ne donnerai pas de sommeil à mes yeux ni de repos à mes paupières avant d'avoir trouvé un abri pour mon Seigneur, une tente pour le Dieu de Jacob. ~

Que tu te lèves ou te relèves, parle de lui, afin d'accomplir ce qu'il t'ordonne. Écoute comment le Christ t'éveille. Ton âme dit : J'entends mon bien-aimé qui frappe à la porte. Et le Christ dit : Ouvre-moi, ma sœur, mon épouse. Écoute comment tu fais se lever le Christ. L'âme dit : Je vous en conjure, filles de Jérusalem, n'éveillez pas, ne réveillez pas mon amour. L'amour, c'est le Christ.

R/ Louange au Père
qui nous révèle

les secrets du Royaume !

Au commencement était le Verbe,

le Verbe s'est fait chair.

La Sagesse a mis ses délices

à fréquenter les enfants des hommes.

Heureux ceux qui gardent ses voies !

Heureux ceux qui écoutent la Parole !

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Ranime, nous t'en prions, Seigneur,
la volonté de tes fidèles :

afin que, plus ardents à rechercher

le fruit de l'action divine,

ils obtiennent de ta bonté

de plus puissants secours.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.