Liturgie › Liturgie des Heures

5e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

(04/II — 16/II)

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Saint Paul Miki

Lectures

OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Bienheureux le pauvre au seuil du festin :
Les palais de Dieu lui sont fraternels !

Bienheureux le monde où l'argent n'est rien :

Les trésors de Dieu seront éternels !

Bienheureux les yeux qui cherchent le jour

La splendeur de Dieu demain brillera !

Bienheureux le cœur assoiffé d'amour :

L'océan de Dieu pour lui jaillira !

Bienheureux les cris au fond des prison :

La Cité de Dieu résonne de joie !

Bienheureux le sang des martyres sans nom :

Le jardin de Dieu fleurit de leur foi !

Bienheureux les bras ouverts au pardon :

La bonté de Dieu reçoit leur espoir !

Bienheureux l'enfant dans son abandon :

Car la main de Dieu ne peut décevoir !

Bienheureux le nom du juste opprimé :

La pitié de Dieu sera sans défaut !

Bienheureux le corps qui n'a pas compté :

Car l'amour de Dieu veille à son repos !

PSAUMES et LECTURE BIBLIQUE de la férie: Lundi | Mardi

LECTURE PATRISTIQUE

RÉCIT DU MARTYRE DE PAUL MIKI ET DE SES COMPAGNONS, ÉCRIT PAR UN CONTEMPORAIN

Lorsqu'ils eurent été crucifiés, ils montrèrent tous une constance admirable, à laquelle les encourageaient, chacun de son côté, le Père Pasius et le Père Rodriguez. Le Père commissaire de la Mission demeura toujours immobile, les yeux dirigés vers le ciel. Le Frère Martin, pour rendre grâce à la bonté divine, chantait des psaumes, en y ajoutant le verset : En tes mains, Seigneur ~ Le Père François Blanca également rendait grâce à Dieu à haute voix. Le Frère Gonzalve disait très fort l'oraison dominicale et la salutation angélique.

Paul Miki, notre frère, voyant qu'il se trouvait sur une chaire plus honorable qu'il n'en avait jamais eue, commença par déclarer aux assistants qu'il était Japonais, de la Compagnie de Jésus, qu'il mourait pour avoir annoncé l'Évangile et qu'il rendait grâce à Dieu pour un si éclatant bienfait. Puis il ajouta ces paroles : « Au point où j'en suis parvenu, je pense qu'aucun d'entre vous ne croira que je veuille atténuer la vérité. Je vous déclare donc qu'il n'y a aucune voie de salut sinon celle que suivent les chrétiens. Puisqu'elle m'enseigne à pardonner aux ennemis et à tous ceux qui m'ont fait du mal, je pardonne de grand cœur au roi et à tous les auteurs de ma mort, et je les prie de vouloir bien recevoir le baptême chrétien. »

Puis, tournant les regards vers ses compagnons, il se mit à les encourager dans ce combat suprême. De la joie apparaissait sur le visage de tous, mais spécialement sur le visage de Louis ; lorsqu'un chrétien lui cria qu'il serait bientôt en Paradis, il eut un geste des doigts et de tout le corps qui exprimait une joie profonde et qui tourna vers lui les regards de tous les spectateurs.

Antoine qui était le dernier de la rangée, à côté de Louis, les yeux fixés au ciel, après avoir invoqué les noms de Jésus et de Marie, entonna le psaume : Enfants, louez le Seigneur, qu'il avait appris à Nagasaki, à l'école de catéchèse ; dans cette institution chrétienne, en effet, on donne aux enfants des psaumes à apprendre par cœur en vue de la catéchèse.

D'autres enfin répétaient « Jésus, Marie » avec un visage paisible ; certains exhortaient les assistants à mener une vie digne d'un chrétien ; par ce comportement et d'autres du même genre, ils montraient qu'ils allaient bientôt mourir.

Alors quatre bourreaux tirèrent leurs piques des gaines dont se servent les Japonais. À cette vue horrible, tous les fidèles crièrent : « Jésus, Marie » et le concert de lamentations qui suivit monta jusqu'au ciel. Les bourreaux, en très peu de temps, d'un ou deux coups, achevèrent chacun des martyrs.

R/ Souviens-toi de Jésus Christ
ressuscité d'entre les morts :

il est notre salut, notre gloire éternelle.

Si nous mourons avec lui,

avec lui, nous vivrons.

Si nous souffrons avec lui,

avec lui, nous règnerons.

ORAISON

Seigneur Dieu, force de tous les saints,
tu as appelé les saints martyrs Paul Miki et ses compagnons

à entrer dans la vie en passant par la croix ;

accorde-nous, à leur intercession,

la force de garder jusqu'à la mort

la foi que nous proclamons.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.