Liturgie › Liturgie des Heures
5e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE
(04/II — 16/II)
Samedi
Lectures
OFFICE DES LECTURES
Si ce n'est pas le premier office du jour
V/ Dieu, viens à mon aide.
R/ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)
Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu,
Quand frappe l'inconnu ?
Peux-tu laisser mourir la voix
Qui réclame ta foi ?
Le Seigneur passe...
Entendras-tu
L'Esprit de Jésus Christ ?
Il creuse en toi la pauvreté
Pour t'apprendre à prier.
Le Seigneur passe...
Eteindras-tu
L'amour qui purifie ?
Vas-tu le fuir et refuser
D'être l'or au creuset ?
Le Seigneur passe...
Entreras-tu
Dans son eucharistie ?
Rappelle-toi que dans son corps
Il accueille ta mort.
Le Seigneur passe...
Oseras-tu
Lancer ton cri de joie ?
Christ est vivant, ressuscité.
Qui voudra l'héberger ?
Le Seigneur passe...
Attendras-tu
Un autre rendez-vous ?
Pourquoi tarder ? Prends avec lui
Le chemin de la vie.
Le Seigneur passe...
Ps. 130. Espoir et repos en Dieu
Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur. Mt 11, 29
Ant. Qui se fera petit comme un enfant sera le plus grand dans le Royaume des cieux.
1 Seigneur, je n’ai pas le cœur fier
ni le regard ambitieux ; *
je ne poursuis ni grands desseins,
ni merveilles qui me dépassent.
2 Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse ; *
mon âme est en moi comme un enfant,
comme un petit enfant contre sa mère.
3 Attends le Seigneur, Israël, *
maintenant et à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Qui se fera petit comme un enfant sera le plus grand dans le Royaume des cieux.
Ps 131. Règne de David au sanctuaire de Sion
Le Seigneur Dieu lui donnera le Trône de David son père. Lc 1, 32
I
Ant. 1 D'un cœur simple et joyeux, Seigneur, j'ai tout donné.
Ant. 2 Je mettrai sur le trône de David le fruit sorti de tes entrailles.
1 Souviens-toi, Seigneur, de David
et de sa grande soumission
2 quand il fit au Seigneur un serment,
une promesse au Puissant de Jacob :
3 « Jamais je n’entrerai sous ma tente,
et jamais ne m’étendrai sur mon lit,
4 j’interdirai tout sommeil à mes yeux
et tout répit à mes paupières,
5 avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur,
une demeure pour le Puissant de Jacob. »
6 Voici qu’on nous l’annonce à Éphrata,
nous l’avons trouvée près de Yagar.
7 Entrons dans la demeure de Dieu,
prosternons-nous aux pieds de son trône.
8 Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos,
toi, et l’arche de ta force !
9 Que tes prêtres soient vêtus de justice,
que tes fidèles crient de joie !
10 Pour l’amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la face de ton messie.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. 1 D'un cœur simple et joyeux, Seigneur, j'ai tout donné.
Ant. 2 Je mettrai sur le trône de David le fruit sorti de tes entrailles.
II
Ant. Dieu lui donnera le trône de David et son règne n'aura pas de fin.
11 Le Seigneur l’a juré à David,
et jamais il ne reprendra sa parole :
« C’est un homme issu de toi
que je placerai sur ton trône.
12 « Si tes fils gardent mon alliance,
les volontés que je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siègeront sur le trône dressé pour toi. »
13 Car le Seigneur a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’il désire :
14 « Voilà mon repos à tout jamais,
c’est le séjour que j’avais désiré.
15 « Je bénirai, je bénirai ses récoltes
pour rassasier de pain ses pauvres.
16 Je vêtirai de gloire ses prêtres,
et ses fidèles crieront, crieront de joie.
17 « Là, je ferai germer la force de David ;
pour mon messie, j’ai allumé une lampe.
18 Je vêtirai ses ennemis de honte,
mais, sur lui, la couronne fleurira. »
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dieu lui donnera le trône de David et son règne n'aura pas de fin.
V/ Venez, voyez l'œuvre de Dieu :
sur la terre, il fait des merveilles.
DE LA LETTRE AUX GALATES 5, 25 — 6, 18
Les fruits de l'Esprit
L'agir du chrétien sera toutefois moins son œuvre propre que celle de l'Esprit Saint en lui. C'est en vertu de l'instinct nouveau de la grâce, que le chrétien, pour autant qu'il est « spirituel », fuira spontanément les « œuvres de la chair », et accomplira ce vers quoi l'Esprit l'incline, les fruits de la charité. Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit.
Ne cherchons pas la vaine gloire ; entre nous, pas de provocation, pas d’envie les uns à l’égard des autres.
Frères, si quelqu’un est pris en faute, vous, les spirituels, remettez-le dans le droit chemin en esprit de douceur ; mais prenez garde à vous-mêmes : vous pourriez être tentés, vous aussi. Portez les fardeaux les uns des autres : ainsi vous accomplirez la loi du Christ. Si quelqu’un pense être quelque chose alors qu’il n’est rien, il se fait illusion sur lui-même. Que chacun examine sa propre action ; ainsi, c’est seulement par rapport à lui-même qu’il trouvera ses motifs de fierté et non par rapport aux autres. Chacun, en effet, portera sa propre charge. Celui qui reçoit l’enseignement de la Parole doit donner, à celui qui la lui transmet, une part de tous ses biens. Ne vous égarez pas : Dieu ne se laisse pas narguer. Ce que l’on a semé, on le récoltera. Celui qui a semé en vue de sa propre chair récoltera ce que produit la chair : la corruption ; mais celui qui a semé en vue de l’Esprit récoltera ce que produit l’Esprit : la vie éternelle. Ne nous lassons pas de faire le bien, car, le moment venu, nous récolterons, si nous ne perdons pas courage. Ainsi donc, lorsque nous en avons l’occasion, travaillons au bien de tous, et surtout à celui de nos proches dans la foi.
Regardez ce que j’écris en grandes lettres pour vous de ma propre main. Tous ceux qui veulent faire humainement bonne figure, ce sont ceux-là qui vous obligent à la circoncision ; ils le font seulement afin de ne pas être persécutés pour la croix du Christ. Car ceux qui se font circoncire n’observent pas eux-mêmes la Loi ; ils veulent seulement vous imposer la circoncision afin que votre chair soit pour eux un motif de fierté. Mais pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste ma seule fierté. Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde. Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis, c’est d’être une création nouvelle. Pour tous ceux qui marchent selon cette règle de vie et pour l’Israël de Dieu, paix et miséricorde.
Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter, car je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus. Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit. Amen.
R/ Ce qui sèment dans les larmes,
moissonnent en chantant.
Qui sème dans sa chair
moissonnera de sa chair la destruction.
Qui sème dans l'Esprit
moissonnera de l'Esprit la vie éternelle.
La chair ne sert de rien,
c'est l'Esprit qui vivifie.
R/ Ce qui sèment dans les larmes,
moissonnent en chantant.
LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :
HOMÉLIE D'ISAAC DE L'ÉTOILE
« Portez les fardeaux les uns des autres »
Pourquoi sommes-nous si peu soucieux de chercher des occasions de salut les uns pour les autres, de façon à nous secourir davantage entre nous, là où nous voyons que ce serait plus nécessaire, et à porter mutuellement, en frères, nos fardeaux ? L'Apôtre nous y exhorte lorsqu'il dit : Portez les fardeaux les uns des autres et vous accomplirez ainsi la loi du Christ. Et ailleurs : Supportez-vous les uns les autres avec amour. C'est bien la loi même du Christ.
Lorsqu'en mon frère je perçois quelque chose d'incorrigible, par suite de difficultés ou d'infirmité physique ou morale, pourquoi ne pas le supporter avec patience, pourquoi ne pas l'en consoler de tout cœur, selon la parole de l'Écriture : Leurs enfants seront portés sur les bras et consolés sur les genoux. Serait-ce qu'elle me manque, cette charité qui supporte tout, qui est patiente pour soutenir, indulgente pour aimer ? Telle est en tout cas la loi du Christ. Dans sa passion, il a vraiment porté nos souffrances et, dans sa miséricorde, il s'est chargé de nos douleurs, aimant ceux qu'il portait, portant ceux qu'il aimait. Celui qui, au contraire, se montre agressif envers son frère en difficulté, celui qui tende un piège à sa faiblesse, quelle qu'elle soit, se soumet à la loi du diable et l'accomplit. Soyons donc mutuellement compatissants et pleins d'amour fraternel, supportons les faiblesses et poursuivons les vices. ~
Tout genre de vie qui permet de s'adonner plus sincèrement à l'amour de Dieu et, pour lui, à l'amour du prochain — quels que soient l'habit ou l'observances —, est aussi plus agréable à Dieu. La charité : c'est pour elle que tout doit se faire, changer ou ne pas changer. La charité : c'est le principe par lequel il convient que tout soit dirigé. Il n'y a aucune faute dans ce qui, en toute vérité, se fait pour elle et selon son esprit. Daigne nous l'accorder celui à qui sans elle nous ne pouvons plaire et sans qui nous ne pouvons rien, lui qui vit et règne, car il est Dieu, pour les siècles sans fin. Amen.
R/ Celui qui aime son frère
demeure dans la lumière.
Comme Dieu vous a aimés,
aimez-vous les uns les autres.
Vous saurez que vous aimez le Père
si vous gardez mon commandement.
ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)
Dieu éternel et tout-puissant,
augmente en nous la foi, l'espérance et la charité ;
et pour que nous puissions obtenir ce que tu promets,
fais-nous aimer ce que tu commandes.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.
ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)
V/ Bénissons le Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.