Liturgie › Liturgie des Heures

5e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

(04/II — 16/II)

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Sainte Scholastique

Lectures

OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Voici l'Époux,
sortez à sa rencontre !

Voici l'Époux :

il vous donne pour l'attendre

et l'huile de vos lampes

et la flamme.

Stance

R/ Vers toi, Seigneur, notre regard !
Vous étiez autrefois ténèbres,

à présent lumière dans le Seigneur :

marchez en enfants de lumière.

Que resplendisse en vous

la connaissance de la gloire de Dieu :

Jésus a brillé dans vos cœurs.

Rendez grâce au Père :

il vous appelle à partager

l'héritage des saints dans la lumière.

Gardez vos lampes allumées :

vous ne savez ni le jour ni l'heure.

R/ Vers toi, Seigneur, notre regard !

PSAUMES et LECTURE BIBLIQUE de la férie: Lundi | Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi

LECTURE PATRISTIQUE

DIALOGUES DE S. GRÉGOIRE LE GRAND

Scholastique, sœur de saint Benoît, consacrée à Dieu tout-puissant dès son enfance, venait voir son frère une fois par an. L'homme de Dieu se rendait vers elle dans le domaine du monastère, sans dépasser beaucoup la porte.

Un jour, elle vint comme d'habitude, et son vénérable frère se rendit vers elle avec ses disciples. Ils passèrent toute la journée dans les louanges de Dieu et de saints entretiens. Quand la nuit tomba, ils mangèrent ensemble. Comme il se faisait tard, avec ces saints entretiens, la moniale lui fit cette demande : « Je t'en prie, ne me quitte pas cette nuit ; parlons jusqu'au matin des joies de la vie céleste. » Il lui répondit : « Que dis-tu là, ma sœur ? Je ne puis aucunement demeurer hors du monastère. »

La moniale, lorsqu'elle entendit le refus de son frère, posa ses mains, les doigts joints, sur la table, et inclina la tête sur ses mains pour prier Dieu, le Tout-Puissant. Quand elle releva la tête au-dessus de la table, les éclairs et le tonnerre éclatèrent avec une telle force, un tel déluge se mit à tomber, que ni le vénérable Benoît ni les frères qui l'accompagnaient ne purent faire un pas hors de l'endroit où ils étaient réunis.

Alors l'homme de Dieu, tout triste, se mit à se plaindre : « Que Dieu tout-puissant te pardonne, ma sœur. Qu'est-ce que tu as fait ? » Elle lui répondit : « Je t'ai prié, et tu n'as pas voulu m'entendre ; j'ai prié mon Dieu, et il m'a entendue. Maintenant, sors, si tu peux, quitte-moi et retourne au monastère. »

Lui, qui n'avait pas voulu rester, demeura là malgré lui, et c'est ainsi qu'ils passèrent toute la nuit à veiller, et ils se rassasièrent de leurs entretiens et de leurs échanges sur la vie spirituelle.

Il n'est pas étonnant qu'une femme l'ait emporté sur lui car, selon la parole de saint Jean, Dieu est amour, et par un juste jugement, celle qui a aimé davantage a été la plus puissante.

Trois jours après, l'homme de Dieu, qui se tenait dans le monastère, leva les yeux en l'air et vit l'âme de sa sœur, sortie de son corps, pénétrer dans le sanctuaire du ciel sous la forme d'une colombe. Se réjouissant qu'elle ait obtenu une si grande gloire, il rendit grâce par des hymnes et des chants de louange, et il envoya des frères rapporter le corps au monastère pour le déposer dans le tombeau qu'il avait préparé pour lui-même. Il arriva ainsi que la sépulture ne sépara pas les corps de ceux dont l'esprit, dans leur union à Dieu, n'avait jamais fait qu'un.

Pourquoi garder toute la nuit
vos lampes allumées ?

Pourquoi donner à votre vie

le sens d'une attente infinie ?

Quelle espérance vous tient éveillées,

vierges sages,

et quelle promesse de joie ?

Stance

R/ Heureux les invités aux noces de l'Agneau !
Vers la ténèbre lumineuse vos regards sont levés,

et Dieu qui vous attend comblera seul votre quête.

Pour une perle sans prix, vous avez tout quitté,

les mains ouvertes et libres en offrande.

À votre humble fierté, l'Église, joyeuse,

reconnaît son visage, sa grâce de fiancée.

À travers l'amour qui brûle en vous,

servantes du Seigneur,

le cœur de Dieu nous presse

de l'aimer sans partage.

ORAISON

En célébrant la mémoire de la bienheureuse vierge Scholastique,
Seigneur, nous te prions :

fais qu'en son exemple, nous te servions

avec une charité sans faille

et que nous obtenions avec bonheur

les bienfaits de ton amour.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.