Liturgie › Liturgie des Heures
3e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE
(21/I — 02/II)
Saint Thomas d'Aquin
Lectures
OFFICE DES LECTURES
Si ce n'est pas le premier office du jour
V/ Dieu, viens à mon aide.
R/ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)
Église de toujours,
Aux écoutes du monde,
Entends-tu bouillonner
Les forces de l'histoire ?
La terre est travaillée
D'une sourde violence,
Affamée d'unité,
En mal de délivrance.
Église de toujours,
Au service du monde,
Enracine la foi
Au creux de nos détresses.
Dégage de ses liens
Cet espoir qui tressaille,
Engagé sur la voie
D'angoisse et de promesse.
Église de toujours,
Évangile du monde,
Affranchis de la peur
La terre qui enfante.
Baptise dans l'Esprit
L'éclosion de son germe,
Coule en fleuve de paix,
Emporte notre histoire.
PSAUMES et LECTURE BIBLIQUE de la férie : Lundi | Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi
LECTURE PATRISTIQUE
CONFÉRENCE DE SAINT THOMAS D'AQUIN À SES ÉTUDIANTS SUR LE CREDO
Quelle nécessité y avait-il à ce que le Fils de Dieu souffrît pour nous ? Une grande nécessité, que l'on peut résumer en deux points : nécessité de remède à l'égard de nos péchés, nécessité d'exemple pour notre conduite.
Pour ce qui est du remède contre tous les maux que nous inflige le péché, nous trouvons un remède grâce à la passion du Christ. ~
Mais son utilité n'est pas moindre à l'égard de l'exemple. Car la passion du Christ nous fournit un modèle valable pour toute notre vie. En effet, celui qui veut mener la vie parfaite n'a rien d'autre à faire qu'à mépriser ce que le Christ a méprisé sur la croix et à désirer ce que le Christ a désiré. Car aucun exemple de vertu n'est absent de la croix. Si tu cherches un exemple de charité : Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. C'est ce que le Christ a fait sur la croix. Et par conséquent, s'il a donné sa vie pour nous, il ne doit pas être trop dur de supporter n'importe quel mal pour lui. ~
Si tu cherches la patience, c'est sur la croix qu'on la trouve au maximum. En effet la patience est grande pour deux motifs : ou bien lorsqu'on souffre patiemment de grands maux, ou bien lorsqu'on souffre des maux qu'on aurait pu éviter, et que l'on n'évite pas. Or le Christ a souffert de grands maux sur la croix, et avec patience, puisque couvert d'insultes il ne menaçait pas ; comme une brebis conduite à l'abattoir, il n'ouvrait pas la bouche. ~ Elle est donc grande, la patience du Christ sur la croix : Par la patience, courons au combat qui nous est proposé, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l'origine et au terme de la foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré, sans avoir de honte, l'humiliation de la croix.
Si tu cherches un exemple d'humilité, regarde le crucifié. Car un Dieu a voulu être jugé sous Ponce Pilate, et mourir. ~
Si tu cherches un exemple d'obéissance, tu n'as qu'à suivre celui qui s'est fait obéissant au Père jusqu'à la mort : De même que la faute commise par un seul, c'est-à-dire Adam, a rendu tous les hommes pécheurs, de même tous deviendront justes par l'obéissance d'un seul.
Si tu cherches un exemple de mépris pour les biens terrestres, tu n'as qu'à suivre celui qui est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance ; sur la croix, il est nu, tourné en dérision, couvert de crachats, frappé, couronné d'épines, enfin abreuvé de fiel et de vinaigre.
Ne sois donc pas attaché aux vêtements et aux richesses, car ils se sont partagé mes habits ; ni aux honneurs, car j'ai subi les moqueries et les coups ; ni aux dignités car, tressant une couronne d'épines, ils l'ont enfoncée sur ma tête ; ni aux plaisirs car, dans ma soif, ils m'ont abreuvé de vinaigre.
Ta mort est vaine aux yeux de chair :
mais, pour celui qui croit,
elle est vie éternelle.
Jésus, tu es vainqueur
chaque fois que dans l'homme,
l'Esprit peut s'écrier :
« Tu es le Christ,
le Fils du Dieu vivant » !
Stance
R/ Tu es le Fils du Dieu vivant,
Tu es le Seigneur !
Comme un surgeon, tu as grandi devant nous,
racine vive sur notre terre aride,
et nous te méprisions.
Tu as donné ta vie, tu as été comblé.
Après l'épreuve, tu as vu la lumière :
maintenant, nos yeux s'ouvrent.
Tous nos regards se tournent vers toi :
tu es le Messie, le Saint d'Israël ;
pour toi chantent nos cœurs.
ORAISON
Seigneur Dieu,
tu as fait de saint Thomas d'Aquin
un modèle admirable par son désir ardent de la sainteté
et l'étude de la science sacrée ;
accorde-nous de contempler par l'intelligence ce qu'il a enseigné
et d'accomplir ce qu'il a lui-même pratiqué.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.
ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)
V/ Bénissons le Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.