Liturgie › Liturgie des Heures
31e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE
(30/X — 11/XI)
Commémoration
Lectures
OFFICE DES LECTURES
Si ce n'est pas le premier office du jour :
V/ Dieu, viens à mon aide.
R/ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)
Quel secret habitons-nous ?
Quel mystère nous habite ?
Nuit de Dieu, de Dieu en tout !
Toutes choses y gravitent,
Mais celui qui les a dites
Est nuit à nuit avec nous.
Nuits d'approche de la mort ?
Mort d'approche de la Fête ?
Nuits de Dieu, de Dieu encore !
Toutes vies d'hommes s'y jettent,
Mais celui qui les a faites
est avec nous, mort à mort.
Jusqu'au bout, avant son Heure,
c'est son ombre qu'il nous ouvre!
Nuit de Dieu, Jour du Seigneur !
Tout est bon de ce qu'il couve,
Car la vie que l'homme y trouve
Est avec lui, cœur à cœur.
PSAUME 39 – I
Ant. Toi, Seigneur, ne retiens pas loin de moi ta tendresse : que ton amour et ta vérité me gardent.
2 D'un grand espoir
j'espérais le Seigneur : *
il s'est penché vers moi
pour entendre mon cri.
3 Il m'a tiré de l'horreur du gouffre,
de la vase et de la boue ; *
il m'a fait reprendre pied sur le roc,
il a raffermi mes pas.
4 Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu. *
Beaucoup d'hommes verront, ils craindront,
ils auront foi dans le Seigneur.
5 Heureux est l'homme
qui met sa foi dans le Seigneur *
et ne va pas du côté des violents,
dans le parti des traîtres.
6 Tu as fait pour nous tant de choses,
toi, Seigneur mon Dieu ! *
Tant de projets et de merveilles :
non, tu n'as point d'égal !
Je les dis, je les redis encore ; *
mais leur nombre est trop grand !
7 Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ; *
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
8 alors j'ai dit : « Voici, je viens.
« Dans le livre, est écrit pour moi
9 ce que tu veux que je fasse. *
Mon Dieu, voilà ce que j'aime :
ta loi me tient aux entrailles. »
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Toi, Seigneur, ne retiens pas loin de moi ta tendresse : que ton amour et ta vérité me gardent.
PSAUME 39 – II
Ant. Le troisième jour, le Seigneur nous a relevés, nous vivrons à jamais en sa présence.
10 J'annonce la justice
dans la grande assemblée ; *
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
11 Je n'ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur, +
je n'ai pas caché ta fidélité, ton salut ; *
j'ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.
12 Toi, Seigneur,
ne retiens pas loin de moi ta tendresse ; *
que ton amour et ta vérité
sans cesse me gardent !
13 Les malheurs m'ont assailli : *
leur nombre m'échappe !
Mes péchés m'ont accablé :
ils m'enlèvent la vue ! *
Plus nombreux que les cheveux de ma tête,
ils me font perdre cœur.
14 Daigne, Seigneur, me délivrer ;
Seigneur, viens vite à mon secours !
17 Mais tu seras l'allégresse et la joie de tous ceux qui te cherchent ; *
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! »
ceux qui aiment ton salut.
18 Je suis pauvre et malheureux,
mais le Seigneur pense à moi. *
Tu es mon secours, mon libérateur :
mon Dieu, ne tarde pas !
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Le troisième jour, le Seigneur nous a relevés, nous vivrons à jamais en sa présence.
PSAUM 41
Ant. Mon âme a soif du Dieu vivant, quand pourrai-je m'avancer et paraître face à Dieu ?
2 Comme un cerf altéré
cherche l'eau vive, *
ainsi mon âme te cherche
toi, mon Dieu.
3 Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ; *
quand pourrai-je m'avancer,
paraître face à Dieu ?
4 Je n'ai d'autre pain que mes larmes,
le jour, la nuit, *
moi qui chaque jour entends dire :
« Où est-il ton Dieu ? »
5 Je me souviens,
et mon âme déborde : *
en ce temps-là,
je franchissais les portails !
Je conduisais vers la maison de mon Dieu
la multitude en fête, *
parmi les cris de joie
et les actions de grâce.
R/ 6 Pourquoi te désoler, ô mon âme,
et gémir sur moi ? *
Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce :
il est mon sauveur et mon Dieu !
7 Si mon âme se désole,
je me souviens de toi, *
depuis les terres du Jourdain et de l'Hermon,
depuis mon humble montagne.
8 L'abîme appelant l'abîme
à la voix de tes cataractes, *
la masse de tes flots et de tes vagues
a passé sur moi.
9 Au long du jour, le Seigneur
m'envoie son amour ; *
et la nuit, son chant est avec moi,
prière au Dieu de ma vie.
10 Je dirai à Dieu, mon rocher :
« Pourquoi m'oublies-tu ? *
Pourquoi vais-je assombri,
pressé par l'ennemi ? »
11 Outragé par mes adversaires,
je suis meurtri jusqu'aux os, *
moi qui chaque jour entends dire :
« Où est-il ton Dieu ? »
R/ 12 Pourquoi te désoler, ô mon âme,
et gémir sur moi ? *
Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce :
il est mon sauveur et mon Dieu !
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.
Ant. Mon âme a soif du Dieu vivant, quand pourrai-je m'avancer et paraître face à Dieu ?
V/ Montre-nous, Seigneur, ta bonté,
donne-nous enfin le Sauveur.
1re LECTURE, au choix
DE LA 1re LETTRE AUX CORINTHIENS 15, 12-34
La résurrection du Christ, notre espérance
Nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu ; et nous faisons figure de faux témoins de Dieu, pour avoir affirmé, en témoignant au sujet de Dieu, qu’il a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité si vraiment les morts ne ressuscitent pas. Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ; et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus. Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.
Mais non ! Le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance. Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort, car il a tout mis sous ses pieds.
Mais quand le Christ dira : « Tout est soumis désormais », c’est évidemment à l’exclusion de Celui qui lui aura soumis toutes choses. Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous.
Autrement, que feront-ils, ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si vraiment les morts ne ressuscitent pas, pourquoi se faire baptiser pour eux ? Et pourquoi nous aussi courons-nous des dangers à chaque instant ? Chaque jour, j’affronte la mort, et cela, frères, est votre fierté, que je partage dans le Christ Jésus notre Seigneur. S’il n’y avait eu que de l’humain dans mon combat contre les bêtes à Éphèse, à quoi cela m’aurait-il servi ? Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. Reprenez donc vos esprits, et ne péchez pas : en effet, certains d’entre vous n’ont pas la connaissance de Dieu. Je vous le dis, à votre honte.
R/ Christ a vaincu la mort,
chantons sa gloire !
Le Dieu que nous avons est le Dieu des victoires,
et les portes de la mort sont à Dieu, le Seigneur.
Le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort,
car il a tout mis sous ses pieds.
ou
DE LA 1re LETTRE AUX CORINTHIENS 15, 35-57
La résurrection des morts et la venue du Seigneur
Comment les morts ressuscitent-ils ? avec quelle sorte de corps reviennent-ils ? — Réfléchis donc ! Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie sans mourir d’abord ; et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps de la plante qui va pousser, mais c’est une simple graine : du blé, par exemple, ou autre chose. Et Dieu lui donne un corps comme il l’a voulu : à chaque semence un corps particulier. Il y a plusieurs sortes de chair : autre est celle des hommes, et autre celle des bêtes, autre celle des oiseaux, et autre celle des poissons. Il y a des corps célestes et des corps terrestres, mais autre est l’éclat des célestes, autre celui des terrestres ; autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, autre l’éclat des étoiles ; et chaque étoile a même un éclat différent.
Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable ; ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire ; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance ; ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel ; car s’il existe un corps physique, il existe aussi un corps spirituel. L’Écriture dit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam — le Christ — est devenu l’être spirituel qui donne la vie. Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique ; ensuite seulement vient le spirituel. Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel. Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel, ainsi les hommes seront du ciel.
Et de même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel. Je le déclare, frères : la chair et le sang sont incapables de recevoir en héritage le royaume de Dieu, et ce qui est périssable ne reçoit pas en héritage ce qui est impérissable.
C’est un mystère que je vous annonce : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés, et cela en un instant, en un clin d’œil, quand, à la fin, la trompette retentira. Car elle retentira, et les morts ressusciteront, impérissables, et nous, nous serons transformés. Il faut en effet que cet être périssable que nous sommes revête ce qui est impérissable ; il faut que cet être mortel revête l’immortalité.
Et quand cet être périssable aura revêtu ce qui est impérissable, quand cet être mortel aura revêtu l’immortalité, alors se réalisera la parole de l’Écriture : La mort a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; ce qui donne force au péché, c’est la Loi. Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ.
Je crois que mon Sauveur est vivant
et qu'au dernier jour je surgirai de la terre.
R/ Le jour viendra ou, dans ma propre chair,
je verrai Dieu, mon Rédempteur.
C'est lui que je reconnaîtrai,
de mes yeux je le contemplerai.
Je garde en moi cette ferme espérance :
à nouveau je vivrai dans mon corps.
ou
DE LA 2e LETTRE AUX CORINTHIENS 4, 16 — 5, 10
Une demeure éternelle nous est préparée dans les cieux
Nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car notre détresse du moment présent est légère par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle qu’elle produit pour nous. Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel.
Nous le savons, en effet, même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre, est détruit, nous avons un édifice construit par Dieu, une demeure éternelle dans les cieux qui n’est pas l’œuvre des hommes. En effet, actuellement nous gémissons dans l’ardent désir de revêtir notre demeure céleste par-dessus l’autre, si toutefois le Seigneur ne doit pas nous trouver dévêtus mais vêtus de notre corps. En effet, nous qui sommes dans cette tente, notre corps, nous sommes accablés et nous gémissons, car nous ne voudrions pas nous dévêtir, mais revêtir un vêtement par-dessus l’autre, pour que notre être mortel soit absorbé par la vie. Celui qui nous a formés pour cela même, c’est Dieu, lui qui nous a donné l’Esprit comme première avance sur ses dons. Ainsi, nous gardons toujours confiance, tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur, tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision. Oui, nous avons confiance, et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps pour demeurer près du Seigneur. Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur. Car il nous faudra tous apparaître à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait, soit en bien soit en mal, pendant qu’il était dans son corps.
R/ Si tu retiens les fautes, Seigneur,
qui donc subsistera ?
Pourquoi cacher loin de moi ta face,
me traiter comme ton ennemi ?
Dis-moi, en quoi ai-je péché,
quelle a été ma transgression, mon offense ?
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
LECTURE PATRISTIQUE
HOMÉLIE DE SAINT AMBROISE POUR L'ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE SON FRÈRE
Nous voyons que la mort est un avantage, et la vie un tourment, si bien que Paul a pu
dire : Pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir est un avantage . Qu'est-ce que le Christ? Rien d'autre que la mort du corps, et l'esprit qui donne la vie. Aussi mourons avec lui pour vivre avec lui. Nous devons chaque jour nous habituer et nous affectionner à la mort afin que notre âme apprenne, par cette séparation, à se détacher des désirs matériels. Notre âme établie dans les hauteurs, où les sensualités terrestres ne peuvent accéder pour l'engluer, accueillera l'image de la mort pour ne pas encourir le châtiment de la mort. En effet la loi de la chair est en lutte contre la loi de l'âme et cherche à l'entraîner dans l'erreur. ~ Mais quel est le remède ? Qui me délivrera de ce corps de mort ? — La grâce de Dieu, par Jésus Christ, notre Seigneur.
Nous avons le médecin, adoptons le remède. Notre remède, c'est la grâce du Christ, et le corps de mort , c'est notre corps. Alors, soyons étrangers au corps pour ne pas être étrangers au Christ. Si nous sommes dans le corps, ne suivons pas ce qui vient du corps ; n'abandonnons pas les droits de la nature, mais préférons les dons de la grâce.
Qu'ajouter à cela? Le monde a été racheté par la mort d'un seul. Car le Christ aurait pu ne pas mourir, s'il l'avait voulu. Mais il n'a pas jugé qu'il fallait fuir la mort comme inutile, car il ne pouvait mieux nous sauver que par sa mort. C'est pourquoi sa mort donne la vie à tous. Nous portons la marque de sa mort, nous annonçons sa mort par notre prière, nous proclamons sa mort par notre sacrifice. Sa mort est une victoire, sa mort est un mystère, le monde célèbre sa mort chaque année.
Que dire encore de cette mort, puisque l'exemple d'un Dieu nous prouve que la mort seule a recherché l'immortalité et que la mort s'est rachetée elle-même ? II ne faut pas s'attrister de la mort, puisqu'elle produit le salut de tous, il ne faut pas fuir la mort que le Fils de Dieu n'a pas dédaignée et n'a pas voulu fuir. ~
La mort n'était pas naturelle, mais elle l'est devenue ; car, au commencement, Dieu n'a pas créé la mort : il nous l'a donnée comme un remède. ~ L'homme, condamné pour sa désobéissance à un travail continuel et à une désolation insupportable, menait une vie devenue misérable. Il fallait mettre fin à ses malheurs, pour que la mort lui rende ce que sa vie avait perdu. L'immortalité serait un fardeau plutôt qu'un profit, sans le souffle de la grâce. ~
L'âme a donc le pouvoir de quitter le labyrinthe de cette vie et la fange de ce corps, et de tendre vers l'assemblée du ciel, bien qu'il soit réservé aux saints d'y parvenir ; elle peut chanter la louange de Dieu dont le texte prophétique nous apprend qu'elle est chantée par des musiciens : Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu tout-puissant: justes et véritables sont tes chemins, Roi des nations. Qui ne te craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car toi seul es saint. Toutes les nations viendront se prosterner devant toi . Et l'âme peut voir tes noces, Jésus, où ton épouse est conduite de la terre jusqu'aux cieux, sous les acclamations joyeuses de tous — car vers toi vient toute chair — ton épouse qui n'est plus exposée aux dangers du monde, mais unie à ton Esprit. ~
C'est ce que le saint roi David a souhaité, plus que toute autre chose, pour lui-même, c'est ce qu'il a voulu voir et contempler : La seule chose que je demande au Seigneur, la seule que je cherche, c'est d'habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, et de découvrir la douceur du Seigneur.
R/ Grâce et bonheur
à ceux qui s'endorment dans la foi.
Pour les morts est offert le sacrifice d'expiation,
afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés.
Le Christ est mort, puis ressuscité,
pour être le Seigneur des morts et des vivants.
ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)
Écoute nos prières avec bonté, Seigneur, nous t'en prions :
tandis que grandit notre foi
en ton Fils ressuscité des morts,
affermis aussi notre espérance,
puisque nous attendons la résurrection
de ceux qui t'ont servi.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.
ACCLAMATION (dans la récitation privée on peut l'omettre)
V/ Bénissons le Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.