Liturgie › Liturgie des Heures

28e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

(09/X — 21/X)

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Saint Seurin

Lectures

OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE des Lectures

HYMNE propre (ad libitum)

IGNEUS Praesul tonat ore Christum ;

Signa nec verbis manifesta desunt ;

Pastor est cura, pater est amore

Voce magister.

Quos docet nondum stabiles alumnos

Firmat exemplis, animatque factis ;

Monstrat accensa face quae tenenda

Sit via caelo.

Ipse ieiunos dape, veste nudos,

Hospites tecto recreabat omnes ;

Blandius mulcens, graviora curis

Corda levabat.

Alter ut Moses, prece fretus una,

Arcet a muris inimica castra.

Mille portentis manifesta virtus

Consulit urbi.

Christe, pastorum bonus ipse Pastor,

Qui greges pascis proprio cruore,

Fac ut aeternae subeant opima

Pascua vitae.

Amen.

Traduction

Enflammé l’évêque fait d’une voix de tonnerre retentir le Christ ;

Des signes évidents ne font pas défaut à ses paroles

Il est pasteur par sa sollicitude, Père par son amour,

Maître par sa parole.

Les disciples encore peu fermes qu’il instruit,

Il les affermit par des exemples, il les anime par des actions

Une fois la flamme allumée, il montre

Quel est le chemin à suivre pour le ciel

Tous il les fait revivre lui-même, les affamés avec un festin,

Les dénudés avec un vêtement, les voyageurs avec un toit ;

Apaisant, plein de douceur, il relevait

Les cœurs trop accablés par les soucis.

Comme un autre Moïse, confiant dans la seule prière,

Il détourne des murs les camps ennemis.

Sa vertu manifestée par mille miracles

Veille sur la ville.

Christ, toi-même bon Pasteur des pasteurs,

Qui nourris les troupeaux de ton propre sang,

Fais qu’ils approchent des riches pâturages

De la vie éternelle. Amen.

ou de la férie : Samedi, ou du commun :

Église de toujours,

Aux écoutes du monde,

Entends-tu bouillonner

Les forces de l'histoire ?

La terre est travaillée

D'une sourde violence,

Affamée d'unité,

En mal de délivrance.

Église de toujours,

Au service du monde,

Enracine la foi

Au creux de nos détresses.

Dégage de ses liens

Cet espoir qui tressaille,

Engagé sur la voie

D'angoisse et de promesse.

Église de toujours,

Évangile du monde,

Affranchis de la peur

La terre qui enfante.

Baptise dans l'Esprit

L'éclosion de son germe,

Coule en fleuve de paix,

Emporte notre histoire.

PSAUMES et LECTURE BIBLIQUE de la férie : Samedi

LECTURE PATRISTIQUE

HOMÉLIE DE SAINT AUGUSTIN POUR L'ANNIVERSAIRE DE SON ORDINATION ÉPISCOPALE

(Sermon 340,1, PL 38, 1483-1484)

"Pour vous je suis évêque, avec vous je suis chrétien"

Depuis que Dieu a imposé à mes épaules ce fardeau, qui comporte une responsabilité si difficile, le soin de mon honneur me rend continuellement soucieux. — Qu'est-ce qui nous effraye dans cette charge épiscopale ? C'est de trouver plus de charme à ce qui est dangereux en nous donnant de l'honneur, qu'à ce qui est fructueux en vous procurant le salut. — Ce que je suis pour vous me terrifie, mais ce que je suis avec vous me console : car pour vous je suis évêque, avec vous je suis chrétien. Le premier titre est celui d'une charge, le second, d'une grâce. Celui-là désigne le péril, celui-ci, le salut.

Bref, nous sommes ballottés par les tempêtes de cette activité comme un vaisseau en pleine mer. Mais lorsque nous nous rappelons celui dont le sang nous a rachetés, la paix que donne une telle pensée nous fait en quelque sorte entrer au port de la sécurité. Et si, personnellement, nous trouvons cette fonction pénible, l'union avec vous nous procure un repos paisible. Si donc j'ai plus de bonheur à être racheté avec vous qu'à être placé au-dessus de vous, alors, comme le Seigneur le prescrit, je serai plus généreusement votre serviteur, pour ne pas être indigne du prix payé pour que je sois votre compagnon de service. Certes, je dois aimer le Rédempteur et je sais ce qu'il a dit à Pierre : « Pierre, m'aimes-tu ? Sois le berger de mes brebis. » Et cela une fois, deux fois, trois fois. C'est l'amour qui était interrogé, le labeur qui était imposé. Car lorsqu'il y a plus d'amour, il y a moins de labeur.

Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ? Dirai-je qu'il m'a fait du bien parce que je suis le berger de ses brebis ? Mais si j'accomplis cette tâche, ce n'est pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. Comment pourrai-je lui rendre, alors que je suis devancé de toutes parts ? Et pourtant, alors que nous aimons gratuitement, que nous sommes le berger des brebis, nous cherchons la récompense. Comment cela se faitil ? Comment accorder : J'aime gratuitement pour être le berger, avec : Je demande la récompense parce que je suis le berger ? Cela serait absolument impossible, on ne demanderait absolument aucune récompense à celui qui est aimé gratuitement, si celui qui est aimé n'était pas lui-même notre récompense. Car, si nous lui « rendons » parce qu'il nous a rachetés, alors que nous sommes les bergers de ses brebis, que lui rendrons-nous parce qu'il a fait de nous des bergers ? Car si nous sommes de mauvais bergers — ce qu'à Dieu ne plaise ! — c'est par notre malice. Être de bons bergers — qu'il veuille bien nous l'accorder ! — cela ne peut venir que de sa grâce. Aussi, vous, mes frères, nous vous invitons à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu. Rendez notre ministère fructueux. Vous êtes le champ que Dieu cultive. Recevez au-dehors celui qui plante et qui arrose, mais au-dedans celui qui donne la croissance. — Secondez-nous par la prière et l'obéissance, afin que nous ayons la joie non pas tant d'être votre supérieur que votre bienfaiteur.

R/ Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, 1 Pierre 5, 2-3
* Non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu,

non par cupidité, mais par dévouement.

V/ N'exercez pas un pouvoir autoritaire
sur ceux qui vous sont échus en partage,

mais devenez les modèles du troupeau.

* Non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu,

non par cupidité, mais par dévouement.

ORAISON

Fais que nous trouvions un appui, Seigneur,
dans les mérites de l'évêque saint Seurin

dont la vie te fut agréable.

Permets qu'il intercède auprès de toi

pour le troupeau qu'il gouverna en serviteur fidèle.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.