Liturgie › Liturgie des Heures

24e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

(11/IX — 23/IX)

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Saints Corneille et Cyprien

Lectures

OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Bienheureux le pauvre au seuil du festin :
Les palais de Dieu lui sont fraternels !

Bienheureux le monde où l'argent n'est rien :

Les trésors de Dieu seront éternels !

Bienheureux les yeux qui cherchent le jour

La splendeur de Dieu demain brillera !

Bienheureux le cœur assoiffé d'amour :

L'océan de Dieu pour lui jaillira !

Bienheureux les cris au fond des prison :

La Cité de Dieu résonne de joie !

Bienheureux le sang des martyres sans nom :

Le jardin de Dieu fleurit de leur foi !

Bienheureux les bras ouverts au pardon :

La bonté de Dieu reçoit leur espoir !

Bienheureux l'enfant dans son abandon :

Car la main de Dieu ne peut décevoir !

Bienheureux le nom du juste opprimé :

La pitié de Dieu sera sans défaut !

Bienheureux le corps qui n'a pas compté :

Car l'amour de Dieu veille à son repos !

PSAUMES et LECTURE BIBLIQUE de la férie: Lundi | Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi

LECTURE PATRISTIQUE

2e lecture au choix :

LETTRE DE SAINT CYPRIEN AU PAPE SAINT CORNEILLE

Cyprien à Corneille son frère.

Nous avons appris, frère très cher, les témoignages que vous avez donnés de votre foi et de votre courage et nous avons accueilli la noblesse de votre confession avec un tel enthousiasme que nous nous considérons comme les associés et les compagnons des louanges que vous méritez. Car nous ne formons qu'une seule Église, nos esprits sont unis, notre unanimité est indissoluble ; quel évêque ne se réjouirait donc de la gloire d'un de ses collègues comme d'une gloire qui lui appartient ? Et quel est le groupe de frères, n'importe où, qui ne serait heureux de la joie de ses frères ?

On ne pourrait assez exprimer toute l'allégresse, toute la joie qui a éclaté ici quand nous avons reçu ces bonnes nouvelles de votre courage : que vous avez été le chef de la confession rendue par les frères, mais aussi que la confession des frères a fait ressortir la confession de leur chef. Car, en marchant le premier vers la gloire, vous avez acquis de nombreux compagnons de gloire ; vous avez décidé tout le peuple à être confesseur en vous montrant prêt à confesser la foi le premier au nom de tous. Aussi, nous ne savons pas ce que nous devons d'abord célébrer en vous : ou bien votre foi prompte et inébranlable, ou bien cet amour des frères qui ne veulent pas se séparer de vous. Le courage de l'évêque marchant le premier s'est alors manifesté publiquement, et l'union des frères qui vous suivaient s'est montrée en même temps. Du fait qu'il n'y a eu chez vous qu'un seul cœur et une seule voix, c'est toute l'Église de Rome qui a confessé le Christ. On a vu éclater chez vous, frère très cher, cette foi dont le bienheureux Apôtre a fait l'éloge. Cette gloire de votre courage, cette constance dans la fermeté, il les voyait d'avance par l'esprit, et en proclamant vos mérites par l'éloge de ce qui arriverait plus tard, il exaltait les pères pour stimuler leurs fils. En étant unanimes, en étant courageux, vous avez donné aux autres frères de grands exemples d'unanimité et de courage. Nous vous exhortons autant que nous le pouvons, frère très cher, au nom de l'affection mutuelle qui nous unit, puisque la providence du Seigneur nous avertit, puisque les avis salutaires de la divine miséricorde nous signalent que le jour approche où nous devrons livrer combat, ne cessons pas de jeûner, de veiller, de prier avec tout notre peuple. ~ Car telles sont les armes célestes à notre disposition, qui nous donnent de tenir bon et de persévérer avec courage ; voilà les fortifications spirituelles, les armes divines qui nous mettent à l'abri.

Faisons mémoire l'un de l'autre, n'ayons qu'un seul cœur, qu'une seule âme ; chacun de notre côté, prions l'un pour l'autre ; allégeons nos épreuves et nos angoisses par notre amour mutuel.

R/ Tous ceux qui veulent plaire à Dieu
connaîtront la souffrance.

Nous nous affirmons en tout

comme des ministres de Dieu,

constants dans les tribulations,

les détresses, les angoisses.

On nous tient pour affligés,

et nous sommes toujours joyeux,

pour gens qui n'ont rien,

et nous possédons tout.

Reste fidèle jusqu'à la mort, dit le Seigneur,

et je te donnerai la couronne de vie.

ou bien

ACTES PROCONSULAIRES SUR LE MARTYRE DE SAINT CYPRIEN

Le 14 septembre au matin, une grande foule se rassembla au Champ de Sextus, sur l'ordre du proconsul Galère Maxime. Ce proconsul ordonna que Cyprien lui soit présenté le jour même quand il siégerait au Portique des exécutions. Lorsque l'évêque Cyprien fut amené, le proconsul lui demanda : « C'est toi qui es Thascius Cyprien ? — C'est moi. » Le proconsul : « C'est toi qui prétends être le chef d'hommes aux doctrines sacrilèges ? — C'est moi. — Les très saints empereurs ont ordonné que tu sacrifies aux dieu. — Je ne le ferai pas. »

Galère Maxime lui dit : « Réfléchis. » Cyprien répond : « Fait ce qu'on t'a commandé. Dans une affaire aussi juste, il n'y a pas à réfléchir. »

Le proconsul, après avoir délibéré avec son conseil, se décida enfin à prononcer sa sentence. Il parla ainsi : « Tu as longtemps vécu dans une doctrine sacrilège et tu as rassembles beaucoup de gens autour de toi pour un complot criminel ; tu t'es dressé en ennemi des dieux de Rome et de leurs rites sacrés ; nos religieux et saints souverains, Valérien et Gallien, nos Augustes, et Valérien, notre très noble César, n'ont pu te ramener à la pratique de leur culte. Et c'est pourquoi, parce que tu as été convaincu d'être l'auteur et le propagateur de crimes infâmes, tu servira de leçon à ceux que tu as associés à ton forfait ; l'ordre publique sera consacré par ton sang. » Après ce discours, il lut sa décision sur une tablette : « Nous ordonnons que Thascius Cyprien soit châtié par le glaive. » Cyprien dit : « Je rends grâce à Dieu. »

Après cette sentence, la foule des frères disait : « Nous aussi, qu'on nous décapite avec lui. » Aussi les frères s'ameutèrent et une grande foule le suivit. C'est ainsi que Cyprien fut amené au Champ de Sextus ; il enleva son burnous, s'agenouilla et se prosterna pour prier le Seigneur. Après avoir enlevé sa dalmatique épiscopale, qu'il remit à ses diacres, il demeura en tunique de lin et attendit l'exécuteur.

Lorsque celui-ci arriva, Cyprien ordonna à ses assistants de lui donner vingt-cinq pièces d'or. Les frères étendaient devant lui des linges et des mouchoirs. Puis le bienheureux Cyprien se banda les yeux de sa propre main. Comme il ne pouvait pas s'attacher les mains, Julien le prêtre et Julien le sous-diacre les lui attachèrent. C'est ainsi que le bienheureux Cyprien subit le martyre. Pour éviter la curiosité des païens, on déposa son corps non loin de là. Puis, pendant la nuit, on le transporta avec des cierges et des torches au cimetière du procurateur Macrob Candidien, sur la route de Mappala, près des citernes. Ce transfert se fit dans la joie d'un véritable triomphe. Peu de jours après, le proconsul Galère Maxime mourut.

Le bienheureux Cyprien souffrit le martyre le 14 septembre sous les empereurs Valérien et Gallien, mais sous le règne de notre Seigneur Jésus Christ, à qui appartiennent honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.

R/ Tous ceux qui veulent plaire à Dieu
connaîtront la souffrance.

Nous nous affirmons en tout

comme des ministres de Dieu,

constants dans les tribulations,

les détresses, les angoisses.

On nous tient pour affligés,

et nous sommes toujours joyeux,

pour gens qui n'ont rien,

et nous possédons tout.

Reste fidèle jusqu'à la mort, dit le Seigneur,

et je te donnerai la couronne de vie. r

ORAISON

Seigneur Dieu,
tu as donné à ton peuple,

dans les bienheureux Corneille et Cyprien,

des pasteurs dévoués et d’invincibles martyrs ;

par leur intercession, fortifie notre courage et notre foi,

et accorde-nous de travailler avec empressement

pour l’unité de l’Église.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.