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19e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

(07/VIII — 19/VIII)

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Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

Lectures

OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Sauveur du monde, ô Maître unique,
Heureux celui qui donne tout,

Se perd lui-même et prend ton joug,

Puis cherche en toi la route à suivre.

Au fond du cœur tu lui révèles

L'âpre secret du grain qui meurt,

Le sang verser, l'amour vainqueur,

Et cette croix qui nous relève.

Il porte fruit dans ta lumière

Et crie ton nom sur nos chemins.

Puis, quand vient l'heur, dans tes mains

Passe avec toi du monde au Père. ☆

PSAUME 2

Ant. Au vainqueur, fidèle à mon service jusqu'au bout, je donnerai pouvoir sur les nations. Alléluia.

1 Pourquoi ce tumulte des nations,
ce vain murmure des peuples ?

2 Les rois de la terre se dressent,
les grands se liguent entre eux

contre le Seigneur et son messie :

3 « Faisons sauter nos chaînes,
rejetons ces entraves ! »

4 Celui qui règne dans les cieux s'en amuse,
le Seigneur les tourne en dérision ;

5 puis il leur parle avec fureur
et sa colère les épouvante :

6 « Moi, j'ai sacré mon roi
sur Sion, ma sainte montagne. »

7 Je proclame le décret du Seigneur ! +
Il m'a dit : « Tu es mon fils ;

moi, aujourd'hui, je t'ai engendré.

8 Demande, et je te donne en héritage les nations,
pour domaine la terre tout entière.

9 Tu les détruiras de ton sceptre de fer,
tu les briseras comme un vase de potier. »

10 Maintenant, rois, comprenez,
reprenez-vous, juges de la terre.

11 Servez le Seigneur avec crainte,
rendez-lui votre hommage en tremblant.

12 Qu'il s'irrite et vous êtes perdus :
soudain sa colère éclatera.

Heureux qui trouve en lui son refuge !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Au vainqueur, fidèle à mon service jusqu'au bout, je donnerai pouvoir sur les nations. Alléluia.

PSAUME 10

Ant. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? C'est Dieu qui justifie, qui pourra condamner ?

1 Auprès du Seigneur j'ai mon refuge. +
Comment pouvez-vous me dire :

oiseaux, fuyez à la montagne !

2 Voici que les méchants tendent l'arc : +
ils ajustent leur flèche à la corde

pour viser dans l'ombre l'homme au cœur droit.

3 Quand sont ruinées les fondations,
que peut faire le juste ?

4 Mais le Seigneur, dans son temple saint, +
le Seigneur, dans les cieux où il trône,

garde les yeux ouverts sur le monde.

Il voit, il scrute les hommes ; +

5 le Seigneur a scruté le juste et le méchant :
l'ami de la violence, il le hait.

6 Il fera pleuvoir ses fléaux sur les méchants, +
feu et soufre et vent de tempête ;

c'est la coupe qu'ils auront en partage.

7 Vraiment, le Seigneur est juste ; +
il aime toute justice :

les hommes droits le verront face à face.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? C'est Dieu qui justifie, qui pourra condamner ?

PSAUME 16

Ant. Après ses épreuves, le serviteur verra la lumière, il sera comblé.

1 Seigneur, écoute la justice ! +
Entends ma plainte, accueille ma prière :

mes lèvres ne mentent pas.

2 De ta face, me viendra la sentence :
tes yeux verront où est le droit.

3 Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit, +
tu m'éprouves, sans rien trouver ;

mes pensées n'ont pas franchi mes lèvres.

4 Pour me conduire selon ta parole,
j'ai gardé le chemin prescrit ;

5 j'ai tenu mes pas sur tes traces :
jamais mon pied n'a trébuché.

6 Je t'appelle, toi, le Dieu qui répond :
écoute-moi, entends ce que je dis.

7 Montre les merveilles de ta grâce,
toi qui libères de l’agresseur

ceux qui se réfugient sous ta droite.

8 Garde-moi comme la prunelle de l'œil ;
à l'ombre de tes ailes, cache-moi,

9 loin des méchants qui m'ont ruiné,
des ennemis mortels qui m'entourent.

10 Ils s'enferment dans leur suffisance ;
l'arrogance à la bouche, ils parlent.

11 Ils sont sur mes pas : maintenant ils me cernent,
l'œil sur moi, pour me jeter à terre,

12 comme des lions prêts au carnage,
de jeunes fauves tapis en embuscade.

13 Lève-toi, Seigneur, affronte-les, renverse-les ;
par ton épée, libère-moi des méchants.

14 Que ta main, Seigneur, les exclue d'entre les hommes, *
hors de l'humanité, hors de ce monde :

tel soit le sort de leur vie !

Réserve-leur de quoi les rassasier : +

que leurs fils en soient saturés,

qu'il en reste encore pour leurs enfants !

15 Et moi, par ta justice, je verrai ta face :
au réveil, je me rassasierai de ton visage.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Après ses épreuves, le serviteur verra la lumière, il sera comblé.

V/ Je suis saisi par la détresse et l'angoisse ;
dans tes volontés, j'ai tout mon plaisir.

DE LA 2e LETTRE AUX CORINTHIENS 4, 7-18 ; 5, 1-8

La puissance de Dieu manifestée dans la détresse

Frères : Ce trésor, nous le portons comme dans des vases d’argile ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire appartient à Dieu et ne vient pas de nous. En toute circonstance, nous sommes dans la détresse, mais sans être angoissés ; nous sommes déconcertés, mais non désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis.

Toujours nous portons, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps. En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre condition charnelle vouée à la mort. Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.

L’Écriture dit : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé . Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. Et tout cela, c’est pour vous, afin que la grâce, plus largement répandue dans un plus grand nombre, fasse abonder l’action de grâce pour la gloire de Dieu.

C’est pourquoi nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car notre détresse du moment présent est légère par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle qu’elle produit pour nous. Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel. Nous le savons, en effet, même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre, est détruit, nous avons un édifice construit par Dieu, une demeure éternelle dans les cieux qui n’est pas l’œuvre des hommes.

En effet, actuellement nous gémissons dans l’ardent désir de revêtir notre demeure céleste par-dessus l’autre, si toutefois le Seigneur ne doit pas nous trouver dévêtus mais vêtus de notre corps. En effet, nous qui sommes dans cette tente, notre corps, nous sommes accablés et nous gémissons, car nous ne voudrions pas nous dévêtir, mais revêtir un vêtement par-dessus l’autre, pour que notre être mortel soit absorbé par la vie. Celui qui nous a formés pour cela même, c’est Dieu, lui qui nous a donné l’Esprit comme première avance sur ses dons. Ainsi, nous gardons toujours confiance, tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur, tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision. Oui, nous avons confiance, et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps pour demeurer près du Seigneur.

Il est grand celui qui donne la vie, Stance
plus grand celui qui pardonne ;

il est bon celui qui aime ses amis,

meilleur celui qui donne sa vie

pour l'homme qui le blesse.

Dieu blessé,

Jésus, tu nous pardonnes.

R/ Il n'est pas de plus grand amour
que de donner sa vie

pour ceux qu'on aime. r

DU LIVRE « LA SCIENCE DE LA CROIX » DE SAINTE THÉRÈSE-BÉNÉDICTE DE LA CROIX

LECTURE PATRISTIQUE

Le Christ a pris sur lui le joug de la Loi puisqu’il l’a parfaitement accomplie et qu’il est mort pour la Loi et par elle. C’est même ainsi qu’il a délivré de la Loi ceux qui désiraient recevoir de lui la vie. Cependant ils ne pourront la recevoir que s’ils offrent leur propre vie. En effet, ceux qui par le baptême ont été unis au Christ, c’est à sa mort qu’ils ont été unis par le baptême . Ils se plongent dans sa vie pour devenir membres de son Corps, afin, comme tels, de souffrir avec lui, (mais aussi afin de ressusciter avec lui à la vie éternelle, à la vie divine.)

Pour nous, cette vie n’atteindra sa plénitude qu’au jour de la Gloire. Nous y participons cependant, dès maintenant — « dans la chair » —, dans la mesure où nous croyons : il s’agit de croire que le Christ est mort pour nous, afin de nous donner la vie. Cette foi nous permet de devenir un avec lui, comme les membres avec la tête, et elle nous ouvre à l’effusion de sa vie. Ainsi la foi au Crucifié — la foi vive, celle qui s’accompagne du don aimant de soi —, cette foi est pour nous l’accès à la vie et le début de la gloire future ; c’est pourquoi la croix est notre unique titre de fierté : Pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste ma seule fierté. Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde.

Celui qui a opté pour le Christ est mort au monde, et le monde est mort pour lui.

Il porte dans son corps les marques de souffrances du Seigneur, il est faible et méprisé devant les hommes, mais précisément en cela, il est fort, car la puissance de Dieu donne toute sa mesure dans la faiblesse. Sachant cela, le disciple de Jésus n’accepte pas seulement la croix qui lui est imposée, mais il se crucifie lui-même : Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises . Ils ont soutenu un dur combat contre leur nature, afin que meure en eux la vie du péché, et qu’advienne un espace pour la vie de l’Esprit. Seule importe cette dernière. La croix n’est pas un but en soi. Elle élève et elle dirige le regard vers le haut. Cependant, elle n’est pas seulement un signe, elle est l’arme puissante du Christ, le bâton du berger, avec lequel le David divin part affronter le Goliath infernal, avec lequel, aussi, le Christ frappe fortement à la porte du ciel et la pousse. Alors se répandent les flots de la lumière divine qui enveloppent tous ceux qui marchent à la suite du Crucifié.

R/ Le Christ m’a aimé,
il s’est livré pour moi.

Avec le Christ, j’ai été fixé à la croix.

Je vis, mais ce n’est plus moi,

c’est le Christ qui vit en moi.

Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine,

je la vis dans la foi au Fils de Dieu.

HYMNE DE LOUANGE

(TE DEUM )

À toi Dieu, notre louange !
Nous t'acclamons, tu es Seigneur !

À toi Père éternel,

L’hymne de l’univers.

Devant toi se prosternent les archanges,

les anges et les esprits des cieux ;

ils te rendent grâce ;

ils adorent et ils chantent :

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,

Dieu de l'univers ;

le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

C'est toi que les Apôtres glorifient,

toi que proclament les prophètes,

toi dont témoignent les martyrs ;

c'est toi que par le monde entier

l'Église annonce et reconnaît.

Dieu, nous t'adorons :

Père infiniment saint,

Fils éternel et bien-aimé,

Esprit de puissance et de paix.

Christ, le Fils du Dieu vivant,

le Seigneur de la gloire,

tu n'as pas craint de prendre chair

dans le corps d'une vierge

pour libérer l'humanité captive.

Par ta victoire sur la mort,

tu as ouvert à tout croyant

les portes du Royaume ;

tu règnes à la droite du Père ;

tu viendras pour le jugement.

Montre-toi le défenseur et l'ami

des hommes sauvés par ton sang :

prends-les avec tous les saints

dans ta joie et dans ta lumière.

Versets ad libitum

Sauve ton peuple, bénis cet héritage ;
veille sur lui, porte-le à jamais.

Je veux te bénir chaque jour,

louer ton Nom toujours et à jamais.

En ce jour, garde-nous sans péché ;

pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous.

Ton amour, Seigneur, soit sur nous,

comme notre espoir est en toi. r

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Dieu de nos pères,
tu as conduit la sainte martyre Thérèse-Bénédicte

à connaître ton Fils crucifié

et à l'imiter jusque dans la mort ;

par son intercession,

accorde à tous de reconnaître dans le Christ leur Sauveur

et, grâce à lui, de parvenir à te contempler pour l'éternité.

Lui qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.