Liturgie › Liturgie des Heures

18e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

(31/VII — 12/VIII)

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Saint Mommolin

Lectures

OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Là où il n'y a rien, qu'il y ait de la foi !
Là où il y a foi, qu'elle grandisse !

Là où il y a nuit, qu'il y ait comme un œil

Que Dieu forme à voir sa lumière !

Là où il y a vide et silence dans l'homme,

Que Dieu façonne ce qui l'entendra !

Là où il y a mort de l'homme à sa naissance,

Que Dieu sème ce qui vivra !

L'amour de notre Dieu est toujours au travail :

Il nous donne la vie et ses vivres,

Il nous donne l'amour pour le vivre lui-même !

Au cœur de l'homme il fait merveille !

PSAUMES et LECTURE BIBLIQUE de la férie : Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi

LECTURE PATRISTIQUE

LA DOUCEUR ENVERS NOUS-MÊMES

(Saint François de Sales : « Introduction à la vie dévote », 3' partie, ch. IX)

L'un des meilleurs usages que nous saurions faire de la douceur, c'est de nous l'appliquer à nous-mêmes, ne dépitant jamais contre nous ni contre nos imperfections car encore que la raison veut que lorsque nous faisons des fautes nous en soyons contristés et marris, il faut néanmoins que nous nous empêchions d'en avoir une déplaisance aigre et chagrine, dépiteuse et colère. En quoi font une grande faute plusieurs qui, s'étant mis en colère se courroucent de s'être courroucés, entrent en chagrin de s'être chagrinés, et ont dépit de s'être dépités, car par ce moyen ils tiennent leur coeur confit et détrempé en la colère et il semble que la seconde colère ruine la première, de sorte qu'elle sert d'ouverture et de passage pour une nouvelle colère à la première occasion qui s'en présentera ; outre que ces colères, dépits et aigreurs que l'on a contre soi-même tendent à l'orgueil et n'ont origine que de l'amour-propre, qui se trouble et s'inquiète de nous voir imparfaits.

Croyez-moi, comme les remontrances d'un père, faites doucement et cordialement, ont bien plus de pouvoir sur un enfant pour le corriger que les colères et courroux, ainsi, quand notre coeur aura fait quelque faute, si nous le reprenons avec des remontrances douces et tranquilles, ayant plus de compassion de lui que de passion contre lui, l'encouragement à l'amendement, la repentance qu'il en concevra entrera bien plus avant, et le pénétrera mieux que ne ferait une repentance dépiteuse, irritée et impétueuse... Relevez donc votre coeur quand il tombera, tout doucement, vous humiliant beaucoup devant Dieu pour la connaissance de votre misère, sans nullement vous étonner de votre chute, puisque ce n'est pas chose admirable que l'infirmité soit infirme, et la faiblesse faible, et la misère chétive. Détestez néanmoins de toutes vos forces l'offense que Dieu a reçue de vous, et avec un grand courage et une confiance en sa miséricorde, remettez-vous au train de la vertu que vous aviez abandonnée.

REPONS 1 Pierre, 5,6; Mt 5, 4; Eph. 4,2

R/ Humiliez-vous donc sous la main de Dieu,
afin qu'il vous élève au moment fixé.

* Heureux les humbles, ils posséderont la terre.

V/ En toute humilité et douceur, avec patience,
supportez-vous les uns les autres dans l'amour.

* Heureux les humbles, ils posséderont la terre.

ORAISON

Seigneur notre Dieu, tu as donné à saint Mommolin
l'éclat d'une grande douceur,

accorde-nous, par son intercession,

de savoir garder l'unité de l'esprit

et de vivre dans la douceur de l'humilité.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.