Liturgie › Liturgie des Heures
18e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE
(31/VII — 12/VIII)
Saint Dominique
Lectures
OFFICE DES LECTURES
Si ce n'est pas le premier office du jour
V/ Dieu, viens à mon aide.
R/ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)
Église de toujours,
Aux écoutes du monde,
Entends-tu bouillonner
Les forces de l'histoire ?
La terre est travaillée
D'une sourde violence,
Affamée d'unité,
En mal de délivrance.
Église de toujours,
Au service du monde,
Enracine la foi
Au creux de nos détresses.
Dégage de ses liens
Cet espoir qui tressaille,
Engagé sur la voie
D'angoisse et de promesse.
Église de toujours,
Évangile du monde,
Affranchis de la peur
La terre qui enfante.
Baptise dans l'Esprit
L'éclosion de son germe,
Coule en fleuve de paix,
Emporte notre histoire.
PSAUMES et LECTURE BIBLIQUE de la férie : Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi
LECTURE PATRISTIQUE
D'APRÈS LES ACTES DE CANONISATION DE SAINT DOMINIQUE (1234)
Dominique avait une telle intégrité morale, il était emporté par un tel élan de ferveur
qu'on découvrait en lui de façon évidente un chef-d’œuvre de noblesse et de grâce. Il régnait en lui une parfaite égalité d'esprit, sauf quand il était bouleversé de compassion et de miséricorde. Et puisque le cœur en joie se reflète dans la gaieté du visage, il manifestait au-dehors l'équilibre paisible de sa vie intérieure par l'amabilité et la sérénité de ses traits.
En toute circonstance, par ses paroles et sa conduite, il se montrait un homme évangélique. Pendant la journée, avec ses frères ou ses compagnons, personne n'était plus simple et plus joyeux. Pendant la nuit, personne n'était plus adonné à toutes sortes de veilles et de prières. Il ne parlait guère qu'avec Dieu, dans l'oraison, ou de Dieu, et il exhortait ses frères à en faire autant.
Il adressa fréquemment à Dieu cette demande particulière : qu'il daigne lui accorder une vraie charité, capable de rechercher et d'obtenir le salut des hommes ; il estimait qu'il serait véritablement un membre du Christ, s'il se dépensait avant tout, totalement et de toutes ses forces, à gagner des âmes, de même que le Seigneur Jésus, le Sauveur de tous, s'est offert sans réserve pour notre salut. Et c'est pour cette œuvre que, selon le profond dessein prémédité par la Providence, il institua l'Ordre des Frères Prêcheurs. Il exhortait souvent les frères de cet Ordre, de vive voix et par lettres, à étudier sans cesse le Nouveau et l'Ancien Testament. Il portait toujours sur lui l'évangile de saint Matthieu et les lettres de saint Paul, et il les étudiait tellement qu'il les savait à peu près par cœur.
Il fut désigné deux ou trois fois pour l'épiscopat et il refusa toujours, préférant vivre dans la pauvreté avec ses frères, plutôt que d'avoir un évêché. Il garda intacte jusqu'à la fin la délicatesse d'une chasteté absolue. Il désirait être flagellé, coupé en morceaux, et mourir pour la foi du Christ. Le pape Grégoire IX a dit de lui : « Je l'ai connu comme un homme qui suivait parfaitement la règle des Apôtres, et je ne doute pas qu'il soit au ciel associé à leur gloire. »
R/ Heureux l'homme qui met sa foi
dans le Seigneur.
Sois fort et tiens bon,
que le livre de la Loi
soit toujours sur tes lèvres !
Sois sans crainte ni frayeur :
le Seigneur ton Dieu
est avec toi partout où tu iras !
Vous tous, disciples du Seigneur,
fortifiez-vous
dans la grâce du Seigneur Jésus !
ORAISON
Accorde à ton Église, Seigneur, de trouver un secours
dans les mérites et les enseignements de saint Dominique :
que, dans sa grande bonté, il intercède pour nous,
après avoir été un prédicateur éminent de ta vérité.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.
ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)
V/ Bénissons le Seigneur.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.