Liturgie › Liturgie des Heures

12e SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

(19/VI — 01/VII)

Prendre le temps de lire
Aa
Taille du texte
Respiration du texte

Saint Louis de Gonzague

Lectures

OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE

Là où il n'y a rien, qu'il y ait de la foi !
Là où il y a foi, qu'elle grandisse !

Là où il y a nuit, qu'il y ait comme un œil

Que Dieu forme à voir sa lumière !

Là où il y a vide et silence dans l'homme,

Que Dieu façonne ce qui l'entendra !

Là où il y a mort de l'homme à sa naissance,

Que Dieu sème ce qui vivra !

L'amour de notre Dieu est toujours au travail :

Il nous donne la vie et ses vivres,

Il nous donne l'amour pour le vivre lui-même !

Au cœur de l'homme il fait merveille !

PSAUMES et LECTURE BIBLIQUE de la férie : Lundi | Mardi

LECTURE PATRISTIQUE

DERNIÈRE LETTRE DE SAINT LOUIS DE GONZAGUE À SA MÈRE (10 juin 1591)

J'implore pour vous, Madame, la grâce et la consolation constantes du Saint-Esprit. Sans

doute, lorsqu'on m'a remis votre lettre, j'étais encore dans cette région des morts. Mais maintenant, eh bien, il faut aspirer au ciel, pour que nous puissions louer le Dieu éternel sur la terre des vivants . J'espérais depuis longtemps que j'accomplirais ce voyage plus tôt. Si la charité consiste, comme dit saint Paul, à pleurer avec ceux qui pleurent, à être joyeux avec ceux qui sont dans la joie, il est nécessaire, ma mère, que vous puisiez une immense joie dans le fait que, par bonté et par faveur envers vous, le Seigneur m'annonce la véritable allégresse et la paix, puisque je ne crains plus de jamais le perdre.

Je vous l'avouerai, lorsque je médite sur la bonté divine, comparable à la mer qui est sans fond et sans rivage, mon âme tombe dans un abîme ; engloutie dans une telle immensité, elle me paraît s'égarer et ne savoir que répondre : comment ! le Seigneur, après un travail si bref et si mince, m'invite à l'éternel repos ! Du ciel, il m'appelle à la félicité infinie que j'ai recherchée avec tant de négligence, il veut récompenser les larmes que j'ai versées avec tant de parcimonie.

Pensez-y toujours, Madame, et prenez garde d'offenser cette bonté infinie de Dieu : c'est ce qui arriverait si vous pleuriez comme un mort celui qui va vivre en présence de Dieu et qui, par sa prière, vous aidera beaucoup plus dans vos affaires qu'il ne le ferait en cette vie. Notre séparation ne durera pas longtemps ; nous nous reverrons au ciel ; nous serons unis ensemble à l'auteur de notre salut ; de tout l'élan de notre âme, nous le louerons et nous chanterons éternellement ses miséricordes, en jouissant d'un bonheur éternel. Le Seigneur nous reprend ce qu'il nous avait prêté sans autre intention que de nous mettre dans un séjour plus tranquille et plus sûr et de nous combler des biens que nous désirions pour nous-mêmes.

Si je dis tout cela, c'est seulement pour céder à un désir qui me possède : que vous, Madame, et tout le reste de la famille, vous teniez mon départ pour un joyeux bienfait ; et que vous accompagniez de votre bénédiction maternelle celui qui fait cette traversée, jusqu'à ce que vous abordiez vous-même au rivage où résident toutes mes espérances. Je l'ai fait d'autant plus volontiers qu'il ne me restait plus rien à faire que de vous témoigner de la façon la plus évidente l'amour et le respect que je vous dois, comme un fils à sa mère.

R/ Vers toi j'ai les yeux levés,
Seigneur qui te tiens au ciel.

Le jour du Seigneur arrive

comme un voleur en pleine nuit.

Vous qui êtes enfants de la lumière,

enfants du jour, restez éveillés et sobres.

Toujours joyeux, priez sans cesse,

en toute condition, soyez dans l'action de grâce. r

ORAISON

Seigneur Dieu, source de tous les dons spirituels,
tu as uni en saint Louis de Gonzague

la pratique de la pénitence

et une admirable pureté de vie ;

nous n’avons pas la même innocence,

mais accorde-nous, à sa prière et par ses mérites,

d’imiter son renoncement.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la récitation privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.