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2e SEMAINE DE CARÊME

(15/II — 27/III)

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Annexe

CHOIX D'HYMNES

Sommaire
Sois fort, sois fidèle, IsraëlDites-nous d’où souffle le vent

Point de prodigueVenez au jour

Puisque Dieu nous a aimésDans le désert, je cherche ta face

Dieu, au-delà de tout crééPeuple de Dieu, n’aie pas de honte

En quels pays de solitudeDu côté de la nuit, qui appelle ?

Seigneur, quand ton peuple assoifféQue passe la charrue

Audi, benígne Cónditor (Écoute, Créateur très bon)

Sois fort, sois fidèle, Israël

Sois fort, sois fidèle, Israël,

Dieu te mène au désert ;

C’est lui dont le bras souverain

Ouvrit dans la mer

Un chemin sous tes pas.

Oublie les soutiens du passé,

En lui seul ton appui !

C’est lui comme un feu dévorant

Qui veut aujourd’hui

Ce creuset pour ta foi.

Il veut, par delà le désert,

Te conduire au repos ;

Sur toi resplendit à ses yeux

Le sang de l’Agneau

Immolé dans la nuit.

Poursuis ton exode, Israël,

Marche encore vers ta joie !

La vie jaillira de la mort,

Dieu passe avec toi

Et t’arrache à la nuit.

Point de prodigue

Point de prodigue sans pardon qui le cherche,

Nul n’est trop loin pour Dieu ;

Viennent les larmes où le Fils renaît,

Joie du retour au Père !

Point de blessure que sa main ne guérisse,

Rien n’est perdu pour Dieu ;

Vienne la grâce où la vie reprend,

Flamme jaillie des cendres !

Point de ténèbres sans espoir de lumière,

Rien n’est fini pour Dieu ;

Vienne l’aurore où l’amour surgit,

Chant d’un matin de Pâques !

Puisque Dieu nous a aimés

Puisque Dieu nous a aimés,

jusqu’à nous donner son Fils,

Ni la mort, ni le péché

Ne sauraient nous arracher

À l’Amour qui vient de Lui !

Depuis l’heure où le péché

S’empara du genre humain,

Dieu rêvait de dépêcher

En ami sur nos chemins

Le Seigneur Jésus, son Fils !

Puisque Dieu nous a choisis

Comme Peuple de sa Paix,

Comment voir un ennemi

Dans quelque homme désormais

Pour lequel Jésus est mort !

Que Dieu rende vigilants

Ceux qui chantent le Seigneur :

Qu’ils ne soient en même temps

Les complices du malheur

Où leurs frères sont tenus !

Dieu, au-delà de tout créé

Dieu, au-delà de tout créé,

Nous ne pouvions que t’appeler

L’Inconnaissable !

Béni sois-tu pour l’autre voix

Qui sait ton Nom, qui vient de toi

Et donne à notre humanité

De rendre grâce !

Toi que nul homme n’a pu voir,

Nous te voyons prendre ta part

De nos souffrances.

Béni sois-tu d’avoir montré

Sur le Visage bien-aimé

Du Christ offert à nos regards

Ta gloire immense !

Toi que nul homme n’entendit,

Nous t’écoutons, Parole enfouie

Là où nous sommes !

Béni sois-tu d’avoir semé

Dans l’univers à consacrer

Des mots qui parlent aujourd’hui

Et nous façonnent !

Toi que nul homme n’a touché,

Nous t’avons pris : l’Arbre est dressé

En pleine terre !

Béni sois-tu d’avoir remis

Entre les mains des plus petits

Ce Corps où rien ne peut cacher

Ton cœur de Père !

En quels pays de solitude

En quels pays de solitude,

Quarante jours, quarante nuits,

Irez-vous, poussés par l’Esprit ?

Qu’il vous éprouve et vous dénude !

Voyez : les temps sont accomplis,

Et Dieu vous convoque à l’oubli

De ce qui fut vos servitudes.

Sur quels sommets d’incandescence

Entendrez-vous le Bien-Aimé

Vous parlant depuis la nuée ?

Qu’il vous prépare à ses souffrances !

Suivez Jésus transfiguré :

Demain, il sera crucifié

En signature d’Alliance.

Ne forez plus vos puits d’eau morte :

Vous savez bien le don de Dieu

Et quelle est sa grâce, et son jeu :

Il vous immerge, il vous rénove !

La vie s’élève peu à peu,

Les champs sont dorés sous vos yeux :

Embauchez-vous où Dieu moissonne !

Pourquoi rester sur vos ornières,

Baissant vos fronts d’aveugles-nés ?

Vous avez été baptisés !

L’amour de Dieu fait tout renaître.

Croyez Jésus : c’est l’Envoyé !

Vos corps à son corps sont branchés :

Prenez à lui d’être lumière.

Déjà vos tombes se descellent

Sous la poussée du Dieu vivant.

Regardez : Jésus y descend !

Appelez-le : Il vous appelle.

Venez dehors ! C’est maintenant

Le jour où la chair et le sang

Sont travaillés de vie nouvelle !

Seigneur, quand ton peuple assoiffé

Seigneur, quand ton peuple assoiffé

Criait sa souffrance à Moïse,

Tu ouvris pour lui le rocher

Et soudain jaillit

L’eau qui donne la vie

Aux pèlerins de la terre promise.

Jésus, ta parole est pour nous

La source de vie éternelle :

Tu nous dis que Dieu est Amour

Et tu nous promets

La lumière et la paix

Si nous croyons en ce Dieu qui nous aime.

Plongés avec toi dans le bain

Quand nous descendons au baptême,

Nous cherchons en toi le soutien

Et nous sommes sûrs

De trouver le salut

Car tu es Fils de ce Dieu qui nous aime.

Sortis avec toi du tombeau

Quand nous remontons du baptême,

Nous vivons pour Dieu de nouveau

Et le jour viendra

Où ton peuple verra

Les cieux nouveaux et la terre nouvelle.

Dites-nous d’où souffle le vent

Dites-nous d’où souffle le vent

et quel signe s’annonce

car nous cherchons le Dieu vivant

pour lui faire réponse.

Nous savons qu’il descend ici

et qu’il tient table ouverte

au plus intime de la nuit :

que l’ombre ne vous déconcerte !

N’est-il pas le soleil levant

qui la disperse et qui délivre ?

Dieu, notre Dieu, s’est fait mendiant

et demande à nous vivre.

Venez au jour

Venez au jour !

Le Christ prépare son retour !

Le Christ prévient l’ère nuptiale !

Passent les temps ! Passe la chair !

L’Esprit de Dieu souffle au désert,

Annonçant l’aurore pascale !

Dépouillez-vous !

Quand vous mourrez, vous perdrez tout !

Suivez votre exode à l’avance !

Tombe la mort ! Tombe le soir !

N’attendez pas qu’il soit trop tard

Pour que Dieu vous donne naissance.

Ne craignez pas

De vous défaire, il recréera

Ce que vous cédez de vous-mêmes ;

Fermez les yeux ! Baissez vos fronts !

Venez mendier sa création

Au fond des ténèbres humaines.

Ne glissez plus

Sur votre pente à l’inconnu,

Car ici commence un autre âge ;

Retournez-vous ! Apprenez Dieu !

Il a promis son règne à ceux

Qui emprunteront ses passages !

Le jour viendra

Où le désert refleurira

Et l’ombre rendra la lumière !

Traversez-les ! Dès maintenant,

Allez chercher au testament

Ce qui n’est pas né de la terre !

Dans le désert, je cherche ta face

Dans le désert, je cherche ta face.

Dans le désert, ton pain me nourrit.

Je ne crains pas d’avancer sur ta trace.

C’est pour ma soif que ton eau vive jaillit !

R/ Promis à toi dans la justice,
Promis à toi dans l’amour,

Dans la fidélité,

Comme je suis connu, je connaîtrai !

Dans le désert, j’entends ta Parole,

Dans le désert, loin de la rumeur,

Le souvenir de ta Loi me console.

Ô Dieu caché, tu veux parler à mon cœur !

Dans le désert, j’aspire ton souffle,

Dans le désert, habite l’Esprit.

Il est la force, au matin, qui me pousse.

Il est le feu qui me précède la nuit !

Peuple de Dieu, n’aie pas de honte

Peuple de Dieu, n’aie pas de honte,

Montre ton signe à ce temps-ci !

En traversant l’âge du monde,

Cherche ton souffle dans l’Esprit ;

Lève ton hymne à sa puissance,

Tourne à sa grâce ton penchant :

Pour qu’il habite tes louanges

Et soit visible en ses enfants.

Tiens son amour, tiens son épreuve ;

C’est dans la joie qu’il te confia

Toute la charge de son œuvre

Pour qu'elle chante par ta voix :

Ne te replie pas sur toi-même

Comme si Dieu faisait ainsi !

C’est quand tu aimes que Dieu t’aime,

Ouvre ton cœur, fais comme lui.

Va, puise dans ton héritage

Et, sans compter, partage-le ;

Gagne l’épreuve de cet âge,

Porte partout le nom de Dieu !

Qu’il te rudoie, qu’il te réveille :

Tu es son corps, dans son Esprit !

Peuple d’un Dieu qui fait merveille,

Sois sa merveille d’aujourd’hui.

Du côté de la nuit, qui appelle ?

Du côté de la nuit, qui appelle ?

J’entends : c’est la voix du Seigneur.

Du côté de ma mort, qui m’appelle ?

Quoi ? Ce n’est pas encore ton heure ?

C’est son Jour que sans cesse il prépare !

Sa voix l’annonce : est-il en vue ?

Elle frappe à notre mémoire...

Comme si nous l’avions connu !

Elle nous invite au carême !

La Pâque est au bout de ce temps.

Le Seigneur nous précède en nous-mêmes !

Notre avenir est au-dedans !

Que passe la charrue

Que passe la charrue

Sur nos landes rebelles,

Sur nos terres en friche !

La Parole ira s’y planter,

Promesse pour le pauvre,

Et pauvreté offerte au riche.

Au feu tout le bois mort,

Que la flamme s’étende

Aux chardons, aux épines !

Et leurs cendres pourront servir

À féconder la terre

Où la Parole prend racine.

Que tombe sur nos sols

De poussière et de roche

Une pluie généreuse !

On verra les feuilles pointer

Et les bourgeons éclore

De la Parole qui nous creuse.

Advienne le soleil

Et vers lui que s’élance

La poussée de la sève !

La Parole nourrit son fruit

D’amour et de justice

Dans la louange qui l’achève.

Audi, benígne Cónditor

Écoute, Créateur très bon

Audi, benígne Cónditor,

nostras preces cum flétibus,

sacráta in abstinéntia

fusas quadragenária.Écoute, Créateur très bon,

les prière qu'avec nos larmes

nous répandons en ce saint temps

du jeûne des quarante jours.

Scrutátor alme córdium,

infírma tu scis vírium;

ad te revérsis éxhibe

remissiónis gratiam.Ô toi qui vois les fonds des cœurs,

tu sais que faibles sons nos forces ;

à ceux qui reviennent vers toi

donne la grâce du pardon.

Multum quidem peccávimus,

sed parce confiténtibus,

tuíque laude nóminis

confer medélam lánguidis.Oui, nous avons beaucoup péché,

mais pardonne à ceux qui avouent ;

et pour la gloire de ton Nom

rends vigueur à ceux qui se traînent.

Sic corpus extra cónteri

dona per abstinéntiam,

ieiúnet ut mens sóbria

a labe prorsus críminum.Accorde à notre corps la grâce

d'être mâté par l'abstinence,

et que nos cœurs, à jeun de fautes,

fuient ce qui nourrit le péché.

Præsta, beáta Trínitas,

concéde, simplex Unitas,

ut fructuósa sint tuis

hæc parcitátis múnera. Amen.Accorde-nous, Trinité sainte,

concède-nous, pure Unité,

que les grâces de ce saint jeûne

soient fructueuses pour les tiens.