Liturgie › Liturgie des Heures

2e SEMAINE DE L'AVENT

(04/XII — 16/XII)

Prendre le temps de lire
Aa
Taille du texte
Respiration du texte

Notre-Dame de Lorette

Lectures

OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

Vierge Marie, Mère de l'Église

HYMNE

O toi dont la beauté
Rayonne de clarté

À l'ombre de l'Esprit,

Ève nouvelle,

Laisse-nous découvrir

Le mystère de grâce

Où le monde renaît.

Ta foi nous a donné

Celui qu'ont annoncé

Les homme de l'espoir.

Joie des prophètes,

Dieu façonne en corps

Son image éternellesEt se fait l'un de nous.

Le prix de ton amour

Demeure pour toujours

Caché dans nos moissons.

Mère des hommes,

Tu prépares en secret

Le ferment du Royaume

Et le pain de nos vies.

PSAUMES et LECTURE BIBLIQUE de la férie : Lundi | Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi

LECTURE PATRISTIQUE

2e LECTURE, au choix

HOMÉLIE DE SAINT SOPHRON DE JÉRUSALEM POUR L'ANNONCIATION

«Bénie entre toutes les femmes»

Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. Et que peut-il y avoir de supérieur à cette joie, ô Vierge Mère? Que peut-il y avoir au-dessus de cette grâce, que tu es la seule à avoir reçue en partage, de la part de Dieu? Que peut-on concevoir de plus joyeux et de plus lumineux? Tout demeure loin derrière tes merveilles, tout se trouve audessous de ta grâce. Les privilèges les plus certains n'ont que le second rang et ne possèdent qu'un état bien moindre.

Le Seigneur est avec toi. Qui oserait rivaliser avec toi sur ce point? Dieu naît de toi. Qui donc ne te céderait la place aussitôt pour te laisser avec joie la primauté et l'excellence? Aussi, lorsque je contemple ta supériorité sur toutes les créatures, je proclame hautement tes louanges: Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. La joie qui émane de toi n'est pas seulement accordée aux hommes mais aussi à toutes les puissances d'en haut.

Vraiment tu es bénie entre toutes les femmes, parce que tu as transformé la malédiction d'Ève en bénédiction; parce que Adam, qui auparavant était maudit, a obtenu d'être béni à cause de toi.

Vraiment tu es bénie entre toutes les femmes, parce que grâce à toi, la bénédiction du Père s'est levée sur le hommes et les a délivrés de l'antique malédiction. Vraiment tu es bénie entre toutes les femmes, parce qu grâce à toi, tes ancêtres sont sauvés, car c'est toi qui v engendrer le Sauveur qui leur procurera le salut.

Vraiment, tu es bénie entre toutes les femmes, parce q sans avoir reçu de semence, tu as porté ce fruit qui fait d à la terre entière de la bénédiction, et la rachète de malédiction d'où naissent les épines.

Vraiment, tu es bénie entre toutes les femmes, parce que, étant femme par nature, tu deviens effectivement Mère de Dieu. Car si celui que tu dois enfanter est en vérité Dieu incarné, tu es appelée Mère de Dieu à très juste titre, puisque c'est Dieu que tu enfantes en toute vérité. ~

Dieu lui-même habite charnellement dans ton sein, il en sort comme l'tpoux pour apporter a tous les hommes la joie et la lumière divines. C'est en toi, ô Vierge, que Dieu, comme dans un ciel très pur et lumineux, a établi sa demeure: de toi, il s'élance comme un époux quittant la chambre nuptiale; imitant la course d'un géant, il va parcourir la carrière de sa vie, qui apportera le salut à tous les vivants et qui, s'étendant d'une extrémité du ciel à l'autre, remplira toutes choses de son ardeur divine et de sa lumière vivifiante.

La Parole et l'Esprit
ont fécondé la Terre

où germe la semence du Royaume;

dans le silence et dans la paix

mûrit le fruit de la promesse.

Stance

R/ Bénie sois-tu, Vierge Marie!
En toi vit le Seigneur!

L'Esprit te couvre de son ombre,

tu accueilles en toi la rosée du ciel.

Le Verbe se fait chair ;

l'homme devient fils de Dieu.

Déjà les temps sont accomplis:

au loin blanchissent les moissons.

ou

SERMON D'AELRED DE RIEVAULX POUR LA NATIVITÉ DE LA VIERGE MARIE

Marie est notre Mère

Recourons à l'Epouse du Seigneur, approchons-nous de la Mère de Jésus, confions-nous à sa servante très fidèle. C'est tout cela qu'est la bienheureuse Vierge Marie.

Mais comment nous présenter à elle? Quels présents lui offrir? Si au moins nous étions capables de lui rendre l'hommage qui lui est dû en stricte justice! Nous devons l'honorer, nous mettre à son service; nous devons l'aimer et lui offrir nos louanges. Nous sommes tenus de lui rendre honneur, puisqu'elle est la Mère de notre Dieu et Seigneur. Ne pas entourer d'égards la Mère du Christ, c'est à coup sûr manquer aussi de respect à son fils. Et l'Ecriture le dit : Honore ton père et ta mère.

Que dire encore, mes frères? Marie n'est-elle pas notre Mère, à nous aussi? Oui certainement, mes frères, elle est vraiment notre Mère. C'est par elle que nous sommes nés, non pas à ce monde, mais à Dieu.

Vous le savez bien, et la foi nous l'enseigne: nous avons tous passé par un état de mort, de vieillissement, de ténèbres, de malheur. Nous étions morts, puisque nous avions perdu le Seigneur; nous étions vieillis, puisque tombés dans la corruption; nous étions dans les ténèbres, puisque fermés à la lumière de la sagesse. Et en somme, notre perte était consommée. Mais la bienheureuse Vierge Marie nous a donné la vie, et une vie bien meilleure que celle que nous avait transmise Eve, car c'est de Marie qu'est né le Christ. Notre décrépitude est devenue jeunesse nouvelle, notre corruption a fait place à l'incorruptibilité, et au lieu des ténèbres a brillé la clarté.

Marie est notre Mère. Elle nous a donné l'immortalité, la lumière. L'Apôtre, parlant de notre Seigneur, écrit: Dieu l'a fait, en notre faveur, sagesse, justice, sanctification et rédemption. Et la Vierge, puisqu'elle est Mère du Christ, se trouve donc être la Mère de notre sagesse, de notre justice, de notre sanctification, de notre rédemption. A ce point qu'elle est plus notre Mère que celle qui nous a mis au monde selon la chair. C'est d'elle que nous tenons notre naissance meilleure, puisque de Marie sont issues notre sainteté, notre sagesse, notre justice, notre sanctification, notre rédemption.

L'Ecriture nous dit : Louez le Seigneur en ses saints. Si le Seigneur mérite notre louange pour les saints auxquels il a donné de faire du bien et d'opérer des miracles, combien plus faut-il le louer pour celle par qui il a voulu se faire homme ; car c'est là un prodige admirable plus que toutes les autres merveilles.

R/ Mon âme exalte le Seigneur:
éternel est son amour.

Chante et réjouis-toi, fille de Sion,

voici que ton Dieu vient demeurer au milieu de toi.

Dieu pour toi exulte de joie,

il te renouvelle par son amour.

Le Seigneur, comme aux jours de fête,

dansera pour toi avec des cris de joie.

ou

ACTES DU CONCILE VATICAN II : L'Église

L'amour maternel de Marie

Par le dessein de la Providence, la bienheureuse Vierge Marie était prédestinée de toute éternité à être la Mère de Dieu en liaison avec l'incarnation du Verbe divin. Elle a été sur cette terre la sainte Mère du Rédempteur, sa généreuse coopératrice à un titre unique, et l'humble servante du Seigneur. En concevant le Christ, en le mettant au monde, en le nourrissant, en le présentant dans le temple à son Père, en partageant les souffrances de son Fils qui mourait sur la croix, elle a coopéré à l'oeuvre du Sauveur d'une façon absolument incomparable, par son obéissance, sa foi, son espérance, son ardente charité, pour la restauration de la vie surnaturelle dans les âmes. Voilà pourquoi elle est notre mère dans l'ordre de la grâce.

Cette maternité de Marie dans la dispensation de la grâce dure toujours. Et cela, depuis le consentement qu'à l'Annonciation elle a donné dans la foi, consentement qu'elle a maintenu avec constance au pied de la croix, jusqu'à ce que le nombre des élus ait atteint son éternel achèvement. En effet, au ciel, après son Assomption, elle n'a pas abandonné cette fonction pour l'accomplissement de notre salut; par de multiples intercessions, elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel.

Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils qui n'ont pas achevé leur pèlerinage, et qui vivent au milieu des dangers et des angoisses. jusqu'à ce qu'ils aient le bonheur de parvenir à la patrie.

C'est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Eglise sous les titres d'Avocate, d'Auxiliatrice, de Secourable, de Médiatrice. Mais il faut entendre cela de telle sorte que rien ne soit enlevé ni ajouté à la dignité et à l'efficacité du Christ, unique Médiateur. En effet, aucune créature ne peut jamais être égalée au Verbe incarné, au Rédempteur. Mais, de même que le sacerdoce du Christ est participé de manières diverses soit par les ministres, soit par le peuple fidèle; de même que l'unique bonté de Dieu se répand réellement sur les créatures de diverses façons: ainsi l'unique médiation du Rédempteur n'exclut pas, mais suscite une coopération variée, participée différemment par les créatures, à partir d'une source unique.

Cette fonction subordonnée de Marie, l'Eglise la professe sans hésitation. Elle ne cesse d'en faire l'expérience et elle la présente avec faveur à l'amour des fidèles, afin que s'appuient sur ce secours maternel pour s'unir plus profondément à notre Médiateur et Sauveur.

R/ Tu es la gloire de notre peuple, Vierge Marie !
Ton nom sera, de par Dieu, pour toujours :

« Celle qui a trouvé grâce devant lui ».

Lève-toi, tiens-toi sur la hauteur,

debout près de la croix !

Vois tes enfants, du levant au couchant rassemblés,

car ton Fils attire tout à lui !

ORAISON

Tu as voulu, Seigneur,
qu'à l'annonce de l'ange,

ton Verbe prît chair de la Vierge Marie ;

réponds à nos supplications :

puisque nous la croyons vraiment Mère de Dieu,

fais que nous trouvions secours dans sa prière auprès de toi.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.