Liturgie › jeudi 17 décembre 2026

Office des lectures

jeudi 17 décembre 2026 — France · Jeudi

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OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Toi qui viens pour tout sauver,
L’univers périt sans toi ;

Fais pleuvoir sur lui ta joie,

Toi qui viens pour tout sauver.

Viens sauver tes fils perdus,

Dispersés, mourant de froid ;

Dieu qui fus un jour en croix,

Viens sauver tes fils perdus.

Viens offrir encore ton pain

Et ton vin aux miséreux ;

Pour qu’ils voient le don de Dieu,

Viens offrir encore ton pain.

Toi qui viens pour tout sauver,

Fais lever enfin le jour

De la paix dans ton amour,

Toi qui viens pour tout sauver.

ou l'autre : voir CHOIX D'HYMNES

PSALMODIE

Ps. 88. Lamentation sur la ruine de la maison de David

Dans la maison de David, son serviteur, Dieu fait se lever une force qui nous sauve. Lc 1, 69

Ant. Viens, Seigneur, prends en pitié ton serviteur.

IV

20 (Autrefois, tu as parlé à tes amis,
dans une vision tu leur as dit :

21 « J’ai trouvé David, mon serviteur,
je l’ai sacré avec mon huile sainte ;

22 et ma main sera pour toujours avec lui,
mon bras fortifiera son courage.)

39 Pourtant tu l’as méprisé, rejeté ;
tu t’es emporté contre ton messie.

40 Tu as brisé l’alliance avec ton serviteur,
jeté à terre et profané sa couronne.

41 Tu as percé toutes ses murailles,
tu as démantelé ses forteresses ;

42 tous les passants du chemin l’ont pillé :
le voilà outragé par ses voisins.

43 Tu as accru le pouvoir de l’adversaire,
tu as mis en joie tous ses ennemis ;

44 tu as émoussé le tranchant de son épée,
tu ne l’as pas épaulé dans le combat.

45 Tu as mis fin à sa splendeur,
jeté à terre son trône ;

46 tu as écourté le temps de sa jeunesse
et déversé sur lui la honte.

(Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *

pour les siècles des siècles. Amen.)

V

47 Combien de temps, Seigneur, resteras-tu caché,
laisseras-tu flamber le feu de ta colère ?

48 Rappelle-toi le peu que dure ma vie,
pour quel néant tu as créé chacun des hommes !

49 Qui donc peut vivre et ne pas voir la mort ?
Qui s’arracherait à l’emprise des enfers ?

50 Où donc, Seigneur, est ton premier amour,
celui que tu jurais à David sur ta foi ?

51 Rappelle-toi, Seigneur, tes serviteurs outragés,
tous ces peuples dont j’ai reçu la charge.

52 Oui, tes ennemis ont outragé, Seigneur,
poursuivi de leurs outrages ton messie.

53 Béni soit le Seigneur pour toujours !
Amen ! Amen !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Viens, Seigneur, prends en pitié ton serviteur.

Ps. 89. L'Éternel, refuge pour l'homme dans la brièveté de sa vie

Pour le Seigneur, un jour est comme mille ans ; et mille ans, comme un jour. 2 P 3, 8

Ant. Paraisse ton œuvre en tes serviteurs, brille ta splendeur sur leurs enfants.

1 D’âge en âge, Seigneur,
tu as été notre refuge.

Avant que naissent les montagnes, +

que tu enfantes la terre et le monde, *

de toujours à toujours,

toi, tu es Dieu.

3 Tu fais retourner l’homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »

4 A tes yeux, mille ans sont comme hier,
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.

5 Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;
dès le matin, c’est une herbe changeante :

6 elle fleurit le matin, elle change ;
le soir, elle est fanée, desséchée.

7 Nous voici anéantis par ta colère ;
ta fureur nous épouvante :

8 tu étales nos fautes devant toi,
nos secrets à la lumière de ta face.

9 Sous tes fureurs tous nos jours s’enfuient,
nos années s’évanouissent dans un souffle.

10 Le nombre de nos années ? soixante-dix,
quatre-vingts pour les plus vigoureux !

Leur plus grand nombre n’est que peine et misère ;

elles s’enfuient, nous nous envolons.

11 Qui comprendra la force de ta colère ?
Qui peut t’adorer dans tes fureurs ?

12 Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.

13 Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

14 Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours

dans la joie et les chants.

15 Rends-nous en joies tes jours de châtiment
et les années où nous connaissions le malheur.

16 Fais connaître ton œuvre à tes serviteurs
et ta splendeur à leurs fils.

17 Que vienne sur nous
la douceur du Seigneur notre Dieu !

Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains ;

oui, consolide l’ouvrage de nos mains.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Paraisse ton œuvre en tes serviteurs, brille ta splendeur sur leurs enfants.

V/ Écoutez, tous les peuples, la parole du Seigneur,
annoncez-la aux îles lointaines.

Du 17 au 21 décembre, à la date

DU LIVRE D'ISAÏE 32, 15 — 33,6

Renouveau

Le salut va venir, le persécuteur va disparaître : à travers des circonstances différentes, c'est ce même cri d'espérance qui résonne tout au long de l'œuvre d'Isaïe.

En ces jours-là, l’esprit qui vient d’en haut se répandra sur nous. Alors le désert deviendra un verger, et le verger sera pareil à une forêt. Le droit habitera le désert, la justice résidera dans le verger. L’œuvre de la justice sera la paix, et la pratique de la justice, le calme et la sécurité pour toujours.

Mon peuple habitera un séjour de paix, des demeures protégées, des lieux sûrs de repos. — Mais la forêt s’écroulera sous la grêle et la ville sera entièrement démolie. Heureux vous qui sèmerez près de tous les cours d’eau, et laisserez aller le bœuf et l’âne. Malheur ! Toi, dévastateur qui n’as pas été dévasté, ravageur qui n’as pas subi de ravage, quand tu auras fini de dévaster, tu seras dévasté ! quand tu auras cessé de ravager, on te ravagera !

Seigneur, fais-nous grâce : c’est toi que nous attendons ! Chaque matin, sois notre bras, notre salut aux jours de détresse.

À la voix qui tonne, les peuples s’enfuient ; quand tu te lèves, les nations se dispersent. Votre butin s’entasse comme s’entassent des insectes ; c’est la ruée, une ruée de sauterelles.

Le Seigneur domine, il habite les hauteurs ; il emplit Sion de droit et de justice : il sera la sécurité de tes jours. Sagesse et connaissance : des biens pour le salut ; la crainte du Seigneur : un trésor qu’il te donne.

R/ L'Esprit venu d'en haut sera répandu sur nous !
Mon peuple habitera un séjour de paix ;

heureux seront-ils :

ils sèmeront partout où ils y a de l'eau.

Je vous laisse la paix, dit le Seigneur,

je vous donne ma joie.

Que votre cœur cesse de se troubler.

LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :

ACTES DU IIe CONCILE DU VATICAN

La Révélation divine
Le Christ, plénitude personnelle de la Révélation

Dieu, qui crée toutes choses par le Verbe et les conserve par lui, offre aux hommes, dans les créatures, un témoignage incessant sur lui-même. En outre, comme il veut ouvrir le chemin du salut surnaturel, il s’est manifesté dès le commencement à nos premiers parents. Après leur chute, il les releva en leur faisant espérer le salut par la promesse de la rédemption. Sans relâche, il s'est soucié du genre humain pour donner la vie éternelle à tous ceux qui recherchaient le salut en persévérant dans le bien. Le moment venu, il appela Abraham pour faire de lui le père d'un grand peuple. Après les Patriarches, il forma ce peuple par la voix de Moïse et des Prophètes, afin qu’il le reconnaisse comme le seul Dieu vivant et véritable, Père attentionné et Juge plein de justice ; afin aussi qu’il attende le Sauveur promis. Et c'est ainsi qu'au long des siècles il prépara la route pour l’Évangile.

Après avoir parlé à nos père par les prophètes, sous les formes fragmentaires et variées, Dieu, dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes, nous a parlé par son Fils. En effet, il a envoyé son Fils, le Verbe éternel qui éclaire tout hommes, pour qu’il fasse sa demeure parmi eux et leur fasse connaître les secrets de Dieu. Jésus Christ, le Verbe fait chair, homme envoyé aux hommes, prononce donc les paroles de Dieu, et achève l’œuvre de salut que le Père l'a chargé d'accomplir.

Puisque celui qui voit le Christ voit le Père, c'est lui par conséquent qui, par toute sa présence et en se manifestant lui-même, par ses paroles et ses œuvres, par ses signes et ses miracles, mais surtout par sa mort glorieuse et sa résurrection d’entre les morts, enfin par l’envoi de l’Esprit de vérité, achève la révélation en la rendant accomplie. Il confirme par une attestation divine que Dieu est avec nous afin de nous arracher aux ténèbres du péché et de la mort, et afin de nous ressusciter pour la vie éternelle. L’économie chrétienne, puisqu'elle est l’Alliance Nouvelle et définitive, ne passera donc jamais ; désormais on ne doit attendre aucune nouvelle révélation publique avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus Christ.

R/ En ces jours-là, les sourds entendrons,
les yeux des aveugles s'ouvriront.

Que les humbles se réjouissent,

que les pauvres exultent dans le Seigneur.

Désormais, dit le Seigneur,

Jacob n'aura plus de honte,

il verra l'œuvre de mes mains.

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Seigneur, nous sommes pour toi des serviteurs indignes,
attristés par la conscience de nos fautes ;

nous t'en prions :

réjouis-nous par l'avènement de ton Fils unique,

qui apporte le salut.

Lui qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Voir dans la semaine liturgique

Office des lectures du jeudi 17 décembre 2026 – Ichthys