Liturgie › dimanche 18 octobre 2026

Office des lectures

dimanche 18 octobre 2026 — France · Dimanche

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OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Au commencement
Etait le Verbe !

Il était en Dieu !

Il était Dieu !

Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Il était la Vie,

Notre lumière.

La lumière luit

Dans notre nuit !

Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Qui croit en son nom

A Dieu pour Père !

Qui l'aura reçu

Ne mourra plus !

Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Le Verbe fait chair,

Parmi les hommes

A manifesté

La vérité !

Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Nous tenons de Lui

Grâce sur grâce !

Il a révélé

Le Dieu caché !

Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Et par Jésus Christ,

Le Fils unique,

Un jour, de nos yeux,

Nous verrons Dieu !

Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! ☆

PSALMODIE

Ps. 1. Psaume de sagesse : les deux voies

Heureux ceux qui entendent la Parole de Dieu et qui la gardent. Lc 11, 28

Ant. L'arbre de vie, c'est ta croix, Seigneur, alléluia.

1 Heureux est l'homme
qui n'entre pas au conseil des méchants, +

qui ne suit pas le chemin des pécheurs, *

ne siège pas avec ceux qui ricanent,

2 mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

3 Il est comme un arbre
planté près d'un ruisseau, +

qui donne du fruit en son temps, *

et jamais son feuillage ne meurt ;

tout ce qu'il entreprend réussira,

4 tel n'est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille

balayée par le vent : +

5 au jugement, les méchants ne se lèveront pas, *
ni les pécheurs au rassemblement des justes.

6 Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. L'arbre de vie, c'est ta croix, Seigneur, alléluia.

Ps. 2. Dieu donne la royauté au Messie

Ils ont conspiré contre Jésus, ton Serviteur, que tu as consacré comme Messie. Ac 4, 27

Ant. Voici le roi que j'établis sur ma sainte montagne : c'est mon Fils bien-aimé. Alléluia.

1 Pourquoi ce tumulte des nations,
ce vain murmure des peuples ?

2 Les rois de la terre se dressent,
les grands se liguent entre eux

contre le Seigneur et son messie :

3 « Faisons sauter nos chaînes,
rejetons ces entraves ! »

4 Celui qui règne dans les cieux s'en amuse,
le Seigneur les tourne en dérision ;

5 puis il leur parle avec fureur
et sa colère les épouvante :

6 « Moi, j'ai sacré mon roi
sur Sion, ma sainte montagne. »

7 Je proclame le décret du Seigneur ! +
Il m'a dit : « Tu es mon fils ;

moi, aujourd'hui, je t'ai engendré.

8 Demande, et je te donne en héritage les nations,
pour domaine la terre tout entière.

9 Tu les détruiras de ton sceptre de fer,
tu les briseras comme un vase de potier. »

10 Maintenant, rois, comprenez,
reprenez-vous, juges de la terre.

11 Servez le Seigneur avec crainte,
rendez-lui votre hommage en tremblant.

12 Qu'il s'irrite et vous êtes perdus :
soudain sa colère éclatera.

Heureux qui trouve en lui son refuge !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Voici le roi que j'établis sur ma sainte montagne : c'est mon Fils bien-aimé. Alléluia.

Ps 3. Confiance au milieu des angoisses

Jésus s'est endormi, il s'est relevé du sommeil de la mort, car le Seigneur était son soutien. S. Irénée

Ant. Tu es pour moi un bouclier, Seigneur, la gloire qui me tient la tête haute.

2 Seigneur, qu'ils sont nombreux mes adversaires,
nombreux à se lever contre moi,

3 nombreux à déclarer à mon sujet :
« Pour lui, pas de salut auprès de Dieu ! »

4 Mais toi, Seigneur, mon bouclier,
ma gloire, tu tiens haute ma tête.

5 A pleine voix je crie vers le Seigneur ;
il me répond de sa montagne sainte.

6 Et moi, je me couche et je dors ;
je m'éveille : le Seigneur est mon soutien.

7 Je ne crains pas ce peuple nombreux
qui me cerne et s'avance contre moi.

8 Lève-toi, Seigneur !
Sauve-moi, mon Dieu !

Tous mes ennemis, tu les frappes à la mâchoire ;

les méchants, tu leur brises les dents.

9 Du Seigneur vient le salut ;
vienne ta bénédiction sur ton peuple !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Tu es pour moi un bouclier, Seigneur, la gloire qui me tient la tête haute.

V/ Que la parole du Christ habite en vous dans sa richesse.
Instruisons-nous les uns les autres en toute sagesse.

DU LIVRE D'ESTHER 1, 1 .. 2, 17

Esther occupe la place de Vasti

Un simple incident de la vie de cour — la reine a perdu la confiance du monarque perse — prépare lointainement, alors que nul encore ne peut le prévoir, le salut du peuple menacé. La Juive Esther, devenue reine, sera l'instrument de la délivrance. Aucun événement n'est indifférent aux yeux de Dieu, qui peut tout faire tourner au profit de ses amis.

C’était au temps d’Assuérus — cet Assuérus qui régnait sur cent vingt-sept provinces, depuis l’Inde jusqu’à l’Éthiopie. En ces jours-là, comme le roi Assuérus siégeait sur son trône royal, qui est à Suse-la-Citadelle, la troisième année de son règne, il donna en sa présence un banquet pour tous ses princes et ses serviteurs, les chefs de l’armée de Perse et de Médie, les nobles et les gouverneurs des provinces.

La reine Vasti avait également organisé un banquet pour les femmes dans le palais du roi Assuérus.

Le septième jour, alors que le roi avait le cœur joyeux sous l’effet du vin, il donna l’ordre à Mehoumane, à Bizzeta, à Harbona, à Bigta, à Abagta, à Zétar, à Karkas — les sept eunuques qui étaient au service du roi Assuérus — de faire venir devant le roi la reine Vasti, portant sa couronne royale, pour montrer sa beauté aux peuples et aux princes, car elle était agréable à voir. Mais la reine Vasti refusa de venir selon l’ordre du roi transmis par les eunuques. Le roi en fut très irrité et sa colère s’enflamma. Le roi s’adressa alors aux sages qui avaient la connaissance des temps, — car toute affaire royale devait aller devant les spécialistes de la loi et du droit. Il leur dit : « Que faire, conformément à la loi, pour punir la reine Vasti de n’avoir pas obéi à l’ordre d’Assuérus transmis par les eunuques ? »

Memoukane prit la parole en présence du roi et de ses princes : « Ce n’est pas seulement contre le roi que la reine Vasti a mal agi, mais contre tous les princes et contre tous les peuples dans toutes les provinces du roi Assuérus. Si le roi le trouve bon, qu’il publie une ordonnance royale qui sera inscrite dans les lois de Perse et de Médie, et sera irrévocable : selon cette ordonnance, Vasti ne paraîtra plus en présence du roi Assuérus qui donnera son titre de reine à une autre, meilleure qu’elle. »

Or il y avait dans Suse-la-Citadelle un Juif du nom de Mardochée, fils de Jaïre, fils de Shiméï, fils de Qish, homme de Benjamin ; il avait été emmené de Jérusalem par le roi de Babylone Nabucodonosor, parmi les captifs déportés avec Jékonias, roi de Juda. Il élevait alors Hadassa — c’est Esther —, fille de son oncle, qui était orpheline de père et de mère. La jeune fille avait belle prestance et elle était agréable à voir. À la mort de son père et de sa mère, Mardochée l’avait adoptée comme fille.

Lorsque furent connus l’ordre du roi et son édit, de nombreuses jeunes filles furent rassemblées à Suse-la-Citadelle, sous l’autorité de Hégué. Esther fut choisie parmi elles et conduite dans la maison du roi, sous l’autorité de Hégué, gardien des femmes. La jeune fille lui plut et gagna sa faveur. Il se hâta de lui donner ce qui était nécessaire à sa toilette et à sa subsistance, il lui attribua sept suivantes, venant de la maison du roi, et l’installa avec ses suivantes dans le meilleur appartement de la maison des femmes. Esther n’avait révélé ni son peuple ni son origine, car Mardochée le lui avait interdit. Esther fut amenée au roi Assuérus, au palais royal, au dixième mois, qui est le mois de Téveth, la septième année de son règne. Et le roi la préféra à toutes les autres femmes. Elle gagna sa bienveillance et sa faveur plus que toutes les autres jeunes filles. Il mit sur sa tête la couronne royale et la fit reine à la place de Vasti.

R/ Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
les projets de son cœur subsistent d'âge en âge.

Du ciel le Seigneur regarde,

il voit la race des hommes,

du lieu où il se tient, il observe

tous les habitants de la terre.

Le Seigneur veille sur ceux qui l'adorent,

sur ceux qui espèrent son amour,

pour les préserver de la mort,

les garder en vie au jour de famine.

LETTRE DE SAINT AUGUSTIN À PROBA SUR LA PRIÈRE

Le désir est l'âme de la prière

À quoi bon nous disperser de tous côtés et chercher ce que nous devons demander dans la prière ? Disons plutôt avec le psaume : La seule chose que je demande au Seigneur, celle que je cherche, c'est d'habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour savourer la douceur du Seigneur et fréquenter son temple . Là, en effet, tous les désirs ne passent pas en arrivant et en disparaissant, et l'un ne commence pas quand l'autre finit : ils existent tous ensemble, ils n'ont pas de fin, car la vie elle-même, dont sont les jours, n'a pas de fin.

Pour nous faire obtenir cette vie bienheureuse, celui qui en personne est la Vie véritable nous a enseigné à prier, non pas avec un flot de paroles comme si nous devions être exaucés du fait de notre bavardage : en effet, comme dit le Seigneur lui-même, nous prions celui qui sait, avant que nous le lui demandions, ce qui nous est nécessaire. ~ Il sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le lui demandions ? Alors, pourquoi nous exhorte-t-il à la prière continuelle ? Cela pourrait nous étonner, mais nous devons comprendre que Dieu notre Seigneur ne veut pas être informé de notre désir, qu'il ne peut ignorer. Mais il veut que notre désir s'excite par la prière, afin que nous soyons capables d'accueillir ce qu'il s'apprête à nous donner. Car cela est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité ! C'est pourquoi on nous dit : Ouvrez tout grand votre cœur. Ne formez pas d'attelage disparate avec les incrédules.

Certes, c'est quelque chose de très grand : l'œil ne l'a pas vu , car ce n'est pas une couleur ; l'oreille ne l'a pas entendu, car ce n'est pas un son ; et ce n'est pas monté au cœur de l'homme, car le cœur de l'homme doit y monter. Nous serons d'autant plus capables de le recevoir que nous y croyons avec plus de foi, nous l'espérons avec plus d'assurance, nous le désirons avec plus d'ardeur.

C'est donc dans la foi, l'espérance et l'amour, par la continuité du désir, que nous prions toujours. Mais nous adressons aussi nos demandes à Dieu par des paroles, à intervalles déterminés selon les heures et les époques : c'est pour nous avertir nous-mêmes par ces signes concrets, pour faire connaître à nous-mêmes combien nous avons progressé dans ce désir, afin de nous stimuler nous-mêmes à l'accroître encore. Un sentiment plus vif est suivi d'un progrès plus marqué. Ainsi, l'ordre de l'Apôtre : Priez sans cesse , signifie tout simplement : La vie bienheureuse, qui n'est autre que la vie éternelle auprès de Celui qui est seul à pouvoir la donner, désirez-la sans cesse.

R/ Justifiés par la foi,
nous avons la paix avec Dieu,

en Jésus, notre Seigneur.

Mon dessein pour vous, oracle du Seigneur,

est un dessein de paix,

un avenir d'espérance.

Quand vous me chercherez,

vous me trouverez,

pour m'avoir cherché de tout votre cœur.

HYMNE DE LOUANGE

(TE DEUM )

À toi Dieu, notre louange !
Nous t'acclamons, tu es Seigneur !

À toi Père éternel,

l’hymne de l’univers.

Devant toi se prosternent les archanges,

les anges et les esprits des cieux ;

ils te rendent grâce ;

ils adorent et ils chantent :

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,

Dieu de l'univers ;

le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

C'est toi que les Apôtres glorifient,

toi que proclament les prophètes,

toi dont témoignent les martyrs ;

c'est toi que par le monde entier

l'Église annonce et reconnaît.

Dieu, nous t'adorons :

Père infiniment saint,

Fils éternel et bien-aimé,

Esprit de puissance et de paix.

Christ, le Fils du Dieu vivant,

le Seigneur de la gloire,

tu n'as pas craint de prendre chair

dans le corps d'une vierge

pour libérer l'humanité captive.

Par ta victoire sur la mort,

tu as ouvert à tout croyant

les portes du Royaume ;

tu règnes à la droite du Père ;

tu viendras pour le jugement.

Montre-toi le défenseur et l'ami

des hommes sauvés par ton sang :

prends-les avec tous les saints

dans ta joie et dans ta lumière.

Versets ad libitum

Sauve ton peuple, bénis cet héritage ;
veille sur lui, porte-le à jamais.

Je veux te bénir chaque jour,

louer ton Nom toujours et à jamais.

En ce jour, garde-nous sans péché ;

pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous.

Ton amour, Seigneur, soit sur nous,

comme notre espoir est en toi.

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Dieu éternelle et tout-puissant,
fait-nous toujours agir pour toi d'une volonté ardente,

et servir ta gloire d'un cœur sans partage.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration individuelle on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Voir dans la semaine liturgique

Office des lectures du dimanche 18 octobre 2026 – Ichthys