Liturgie › vendredi 16 octobre 2026

Office des lectures

vendredi 16 octobre 2026 — France · Vendredi

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OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (le 15 octobre, HYMNE propre : Sainte Thérèse de Jésus)

Retournez-vous, voici l'Esprit
Du Seigneur, au vent de la nuit,

Qui passe au monde ;

Accueillez-le, ne craignez rien ;

A la croisée de vos chemins,

Laissez-vous couvrir de son ombre.

N'alliez-vous pas vous desséchant

Dans vos lois de chair et de sang,

A perte d'être ?

Hébergez-le, vous renaîtrez,

Car Dieu travaille au plus secret :

Sa lumière luit aux ténèbres.

Ouvrez la fente de vos cœurs,

Et voyez celle du Seigneur,

L'arbre de vie ;

Rapprochez-les, restez greffés,

Buvez la sève désormais

Dont la plaie du Christ est remplie.

Et son Esprit brise les joints

Avec l'arbre mort du jardin

De sève humaine ;

Ne manquez pas ici le bond

Des derniers temps de création

Où l'amour de Dieu nous entraîne.

Ne rompez pas vos nouveaux liens :

Vous croîtrez avec l'Esprit Saint

Jusqu'à cette heure

Du Fils de l'homme éblouissant

Par tous les hommes de son sang

Qui l'auront choisi pour demeure.

PSALMODIE

Ps. 54. Prière après la trahison d'un ami

Jésus commença à ressentir frayeur et angoisse. Mc 14, 33

I

Ant. Seigneur, écoute ma prière, je frémis sous les coups de l'ennemi.

2 Mon Dieu, écoute ma prière,
n’écarte pas ma demande. *

3 Exauce-moi, je t’en prie, réponds-moi ;
inquiet, je me plains.

4 Je suis troublé par les cris de l’ennemi
et les injures des méchants ; *

ils me chargent de crimes,

pleins de rage, ils m’accusent.

5 Mon cœur se tord en moi,
la peur de la mort tombe sur moi ; *

6 crainte et tremblement me pénètrent,
un frisson me saisit.

7 Alors, j’ai dit : « Qui me donnera des ailes de colombe ? +
Je volerais en lieu sûr ; *

8 loin, très loin, je m’enfuirais
pour chercher asile au désert. »

9 J’ai hâte d’avoir un abri
contre ce grand vent de tempête ! *

10 Divise-les, Seigneur,
mets la confusion dans leur langage !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Seigneur, écoute ma prière, je frémis sous les coups de l'ennemi.

II

Ant. Pour moi, vers Dieu j'appelle, et le Seigneur me sauvera.

Car je vois dans la ville
discorde et violence : *

11 de jour et de nuit, elles tournent
en haut de ses remparts.

Au-dedans, crimes et malheurs ;

12 au-dedans, c’est la ruine : *
fraude et brutalité

ne quittent plus ses rues.

13 Si l’insulte me venait d’un ennemi,
je pourrais l’endurer ; *

si mon rival s’élevait contre moi,

je pourrais me dérober.

14 Mais toi, un homme de mon rang,
mon familier, mon intime ! *

15 Que notre entente était bonne,
quand nous allions d’un même pas

dans la maison de Dieu !

[16]

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Pour moi, vers Dieu j'appelle, et le Seigneur me sauvera.

III

Ant. Décharge ton fardeau sur le Seigneur, il prendra soin de toi.

17 Pour moi, je crie vers Dieu ;
le Seigneur me sauvera. *

18 Le soir et le matin et à midi,
je me plains, je suis inquiet.

Et Dieu a entendu ma voix,

19 il m’apporte la paix. *
Il me délivre dans le combat que je menais ;

ils étaient une foule autour de moi.

20 Que Dieu entende et qu’il réponde,
lui qui règne dès l’origine, *

à ceux-là qui ne changent pas,

et ne craignent pas Dieu.

21 Un traître a porté la main sur ses amis,
profané son alliance : +

22 il montre un visage séduisant,
mais son cœur fait la guerre ; *

sa parole est plus suave qu’un parfum,

mais elle est un poignard.

23 Décharge ton fardeau sur le Seigneur :
il prendra soin de toi. *

Jamais il ne permettra

que le juste s’écroule.

24 Et toi, Dieu, tu les précipites au fond de la tombe, +
ces hommes qui tuent et qui mentent. *

Ils s’en iront dans la force de l’âge ;

moi, je m’appuie sur toi !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Décharge ton fardeau sur le Seigneur, il prendra soin de toi.

V/ Tu m'apprendras le chemin de la vie,
devant ta face, plénitude de joie.

DU LIVRE DE MALACHIE 1, 1-14 ; 2, 13-16

Négligences des prêtres

Dans les choses les plus saintes, l'avarice et l'indifférence finissent par se glisser. Et combien plus dans le culte spirituel de la Nouvelle Alliance, où tout devrait être consacré à Dieu !

Proclamation. Parole du Seigneur à Israël par l’intermédiaire de Malachie. Je vous ai aimés, dit le Seigneur, et vous dites : « En quoi nous as-tu aimés ? » Ésaü n’était-il pas frère de Jacob ? — oracle du Seigneur. J’ai eu de l’amour pour Jacob mais je n’ai pas aimé Ésaü. J’ai livré ses montagnes à la désolation, son héritage aux chacals du désert. Si Édom déclare : « Nous avons été détruits, mais nous recommencerons, nous relèverons les ruines », ainsi parle le Seigneur de l’univers : « Qu’ils relèvent, eux ! Moi, je démolirai ! On les appellera “Territoire-de-méchanceté”, “Peuple-qui-met-en-colère-le- Seigneur-pour-toujours”. Vos yeux le verront et vous direz : “Le Seigneur est grand pardelà le territoire d’Israël !” »

Un fils honore son père, et un serviteur, son maître. Si donc je suis père, où est l’honneur qui m’est dû ? Et si je suis maître, où est le respect qui m’est dû ? — déclare le Seigneur de l’univers à vous, les prêtres qui méprisez mon nom. Et vous dites : « En quoi avons-nous méprisé ton nom ? » — En présentant sur mon autel un aliment impur. Mais vous dites : « En quoi t’avons-nous rendu impur ? » — En affirmant : « La table du Seigneur est méprisable ! » Et quand vous présentez au sacrifice une bête aveugle, n’est-ce pas faire le mal ? Et quand vous présentez une bête boiteuse ou malade, n’est-ce pas faire le mal ? Offre-la donc à ton gouverneur ! Sera-t-il content de toi ? Te sera-t-il favorable ? — Le Seigneur de l’univers a parlé. Et maintenant, apaisez donc le visage de Dieu, pour qu’il nous fasse grâce ! Cela est venu de vos mains. Vous sera-t-il favorable ? — Le Seigneur de l’univers a parlé. Qui donc d’entre vous fermera les portes du sanctuaire, pour que vous n’allumiez plus en vain le feu sur mon autel ? Je ne prends aucun plaisir en vous, — dit le Seigneur de l’univers —, je ne désire plus l’offrande de vos mains. Car du levant au couchant du soleil, mon nom est grand parmi les nations. En tout lieu, on brûle de l’encens pour mon nom et on présente une offrande pure, car mon nom est grand parmi les nations, — dit le Seigneur de l’univers. Vous, cependant, vous le profanez en disant : « La table du Seigneur est impure ; méprisable, la nourriture qu’on en retire. » Vous dites : « Quel ennui ! », et vous la dédaignez, — dit le Seigneur de l’univers. Vous apportez ce qui est volé, boiteux ou malade, et vous l’apportez en offrande ! Puis-je l’agréer de vos mains ? — dit le Seigneur. Maudit soit le tricheur qui possède un mâle dans son troupeau, qui fait un vœu et qui sacrifie au Seigneur une bête mutilée ! Je suis un grand roi — dit le Seigneur de l’univers —, et mon nom inspire la crainte parmi les nations.

Et encore, une deuxième chose que vous faites : couvrir de larmes, de pleurs et de gémissements l’autel du Seigneur, car il ne fait plus attention à l’offrande et ne désire plus recevoir ce qui vient de vos mains. Et vous dites : « Pourquoi cela ? » — C’est que le Seigneur a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse : tu l’as trahie, elle, ta compagne, la femme de ton alliance. Un seul n’a-t-il pas fait la chair, et le souffle de vie qui est en elle ? Et que recherche-t-il ? Une descendance divine. Vous prendrez garde à votre souffle de vie : que nul ne trahisse la femme de sa jeunesse. Car je hais la répudiation, — dit le Seigneur, Dieu d’Israël —, et celui qui se couvre d’un vêtement de violence, — dit le Seigneur de l’univers. Vous prendrez garde à votre souffle de vie et vous ne trahirez pas.

R/ Grand est ton nom, Seigneur, parmi les nations.
De l'Orient à l'Occident, un sacrifice d'encense

est présenté à Dieu comme une offrande pure.

Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dit pas souillé :

aux païens aussi il a donné la repentance

qui conduit à la vie.

LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :

DE LA CITÉ DE DIEU DE SAINT AUGUSTIN

Le vrai sacrifice

Le vrai sacrifice, c'est toute action que nous accomplissons pour nous unir à Dieu en une société sainte ; c'est-à-dire toute action rapportée à cette fin, à ce bien par lequel nous pouvons être vraiment bienheureux. Il en résulte que la miséricorde elle-même, par laquelle on vient au secours de l'homme, si elle n'est pas accomplie pour Dieu, n'est pas un sacrifice. Car bien qu'il soit réalisé ou offert par l'homme, le sacrifice est une réalité divine, ce qui est le nom par lequel les anciens Latins le désignaient parfois. Par conséquent l'homme lui-même, consacré par le nom de Dieu et voué à Dieu, en tant qu'il meurt au monde et vit pour Dieu, l'homme lui-même est un sacrifice. Car cela aussi appartient à cette miséricorde qu'on se fait à soi-même. C'est pourquoi il est écrit : Fais miséricorde à ton âme en plaisant à Dieu. ~

Donc les œuvres de miséricorde, soit envers nous-même, soit envers le prochain, que nous rapportons à Dieu, sont de vrais sacrifices. Elles ne doivent donc pas être accomplies pour autre chose que nous libérer de la misère et par là nous rendre vraiment heureux. Car cela ne se réalise évidemment que par ce bonheur dont il est écrit : Mon bonheur, c'est d'être uni à Dieu . Il en résulte évidemment que toute la cité rachetée elle-même, c'est-à-dire le rassemblement et la société des saints, est offerte à Dieu comme un sacrifice universel par le grand prêtre qui s'est lui-même offert pour nous dans la Passion, afin que nous soyons le corps d'un tel chef, sous sa forme de serviteur. C'est elle, en effet, c'est son humanité qu'il a offerte, car c'est selon celle-ci qu'il est médiateur, qu'il est prêtre, qu'il est sacrifice.

C'est pourquoi l'Apôtre nous a d'abord exhortés à présenter nos propres corps en sacrifice saint, vivant, agréable à Dieu, en culte spirituel ; à ne pas nous conformer à ce monde, mais à nous réformer par le renouvellement de notre esprit ; et cela afin de savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. C'est ainsi que nous-mêmes constituons tout le sacrifice. Et alors il ajoute : Au nom de la grâce qui m'a été donnée, je le dis à chacun d'entre vous : n'ayez pas de prétentions au-delà de ce qui est raisonnable, soyez raisonnables pour n'être pas prétentieux, chacun selon la mesure de foi que Dieu lui a donnée en partage. En effet, comme nous avons plusieurs membres en un seul corps, que ces membres n'ont pas tous la même fonction, ainsi à plusieurs, nous sommes un seul corps dans le Christ, étant tous membres les uns des autres, chacun pour sa part. Et nous avons des dons qui diffèrent selon la grâce qui nous est accordée.

Voilà le sacrifice des chrétiens : à plusieurs nous sommes un seul corps dans le Christ . C'est ce que l'Église célèbre dans le sacrement de l'autel, bien commun des fidèles, où il lui est montré que dans cette réalité qu'elle offre, c'est elle-même qui est offerte.

R/ Jésus, tu es prêtre pour l'éternité !
Par la puissance d'une vie indestructible,

par le serment que fit le Seigneur.

Par son inlassable intercession,

par l'offrande que tu fis de toi-même.

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Dieu de puissance et de miséricorde,
c'est ta grâce qui donne à tes fidèles

de pouvoir dignement te servir ;

nous t'en prions, accorde-nous

de courir sans que rien nous arrête

vers les biens que tu promets.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Voir dans la semaine liturgique

Office des lectures du vendredi 16 octobre 2026 – Ichthys