Liturgie › mercredi 16 septembre 2026

Office des lectures

mercredi 16 septembre 2026 — France · Mercredi

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OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE

(le 15 septembre, HYMNE propre : Notre-Dame des Douleurs)

Dieu que nul œil de créature
N'a jamais vu,

Nulle pensée jamais conçu,

Nulle parole ne peut dire,

C'est notre nuit qui t'a reçu :

Fais que son voile se déchire.

Fais que tressaille son silence

Sous ton Esprit ;

Dieu, fais en nous ce que tu dis,

Et les aveugles de naissance

Verront enfin le jour promis

Depuis la mort de ta semence.

Tu n'as pas dit que l'homme croisse

Vers son néant,

Mais tu as fait, en descendant,

Qu'il ne se heurte à son impasse :

Tu as frayé le beau tournant,

Où tout au monde n'est que grâce.

Dans le secret, tu nous prépares,

Ce qui pourra

Tenir ton jour quand tu viendras ;

C'est là, dans l'ombre de ta gloire.

Que ta clarté filtre déjà,

Et nous entrons dans ton histoire.

Sème les mots qui donnent vie,

Nous te dirons ;

Regarde-nous, et nous verrons ;

Entends Jésus qui te supplie.

Au dernier pas de création,

Viens faire l'homme eucharistie!

PSALMODIE

Ps. 102. Hymne à la miséricorde

Lumière d'en haut, le Soleil levant nous visite. Lc 2, 78

I

Ant. Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits.

1 Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !

2 Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n'oublie aucun de ses bienfaits !

3 Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;

4 il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d'amour et de tendresse ;

5 il comble de biens tes vieux jours :
tu renouvelles, comme l'aigle, ta jeunesse.

6 Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.

7 Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d'Israël ses hauts faits.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits.

II

Ant. Comme est la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint.

8 Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;

9 il n'est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;

10 il n'agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

11 Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;

12 aussi loin qu'est l'orient de l'occident,
il met loin de nous nos péchés ;

13 comme la tendresse du père pour ses fils,
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

14 Il sait de quoi nous sommes pétris,
il se souvient que nous sommes poussière.

15 L'homme ! ses jours sont comme l'herbe ;
comme la fleur des champs, il fleurit :

16 dès que souffle le vent, il n'est plus,
même la place où il était l'ignore.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Comme est la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint.

III

Ant. Bénis le Seigneur, ô mon âme !

17 Mais l'amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent,
est de toujours à toujours, *

et sa justice pour les enfants de leurs enfants,

18 pour ceux qui gardent son alliance
et se souviennent d'accomplir ses volontés.

19 Le Seigneur a son trône dans les cieux :
sa royauté s'étend sur l'univers.

20 Messagers du Seigneur, bénissez-le,
invincibles porteurs de ses ordres, *

attentifs au son de sa parole !

21 Bénissez-le, armées du Seigneur,
serviteurs qui exécutez ses désirs !

22 Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez-le,
sur toute l'étendue de son empire !

Bénis le Seigneur, ô mon âme !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Bénis le Seigneur, ô mon âme !

V/ Ouvre mes yeux à tes merveilles,
aux splendeurs de ta loi.

DU LIVRE D'ÉZÉKIEL 10, 18-22 ; 11, 14-25

La gloire du Seigneur quitte le Temple

Scandale inouï : Dieu, chassé en quelque sorte par l'infidélité de son peuple, abandonne son Temple, laissant ainsi prévoir sa ruine toute proche. Mais Dieu n'est pas lié à un lieu : déjà il est lui-même le sanctuaire des juifs en exil, et il les transforme par l'envoi de son Esprit. Et il reviendra plus tard dans une Ville-Église purifiée par sa grâce.

La gloire du Seigneur quitta le seuil de la Maison et s’arrêta au-dessus des Kéroubim. Ceux-ci déployèrent leurs ailes ; je les vis partir en s’élevant de terre, et les roues avec eux. Ils s’arrêtèrent à l’entrée de la porte orientale de la Maison du Seigneur ; la gloire du Dieu d’Israël était au-dessus d’eux. C’étaient les Vivants que j’avais vus au-dessous du Dieu d’Israël, près du fleuve Kebar, et je reconnus que c’étaient des Kéroubim. Chacun avait quatre faces et quatre ailes, et une forme de mains humaines sous ses ailes. Leurs faces étaient semblables aux faces que j’avais vues près du fleuve Kebar ; tel était leur aspect. Chacun allait droit devant lui.

Alors la parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, c’est à chacun de tes frères, à tes parents et à toute la maison d’Israël que les habitants de Jérusalem disent : “Restez loin du Seigneur, c’est à nous que le pays fut donné en possession.” C’est pourquoi tu diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Oui, je les ai éloignés parmi les nations ; oui, je les ai dispersés dans les pays étrangers. Mais j’ai été pour eux comme un sanctuaire, dans les pays où ils sont allés. C’est pourquoi tu diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous réunirai de tous les pays où vous avez été dispersés ; puis je vous donnerai la terre d’Israël. Ils y entreront, ils en supprimeront toutes les horreurs et toutes les abominations.

Je leur donnerai un cœur loyal, je mettrai en eux un esprit nouveau : j’enlèverai de leur chair le cœur de pierre, et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils suivent mes décrets, qu’ils gardent mes coutumes et qu’ils les observent. Alors ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu. Quant à ceux dont le cœur s’est attaché aux horreurs et aux abominations, je ferai retomber leur conduite sur leur tête — oracle du Seigneur Dieu. » Alors les Kéroubim levèrent leurs ailes, les roues auprès d’eux ; la gloire du Dieu d’Israël était au-dessus d’eux. La gloire du Seigneur s’éleva du milieu de la ville et s’arrêta sur la montagne qui est à l’est de la ville. L’esprit me souleva et m’emmena chez les Chaldéens, vers les exilés ; ce fut en vision, dans l’esprit de Dieu. Et au-dessus de moi s’éleva la vision que j’avais vue. Je racontai aux exilés tout ce que le Seigneur m’avait fait voir.

R/ Le Seigneur Dieu, Maître de tout,
sera notre temple, ainsi que l'Agneau.

Parole du Seigneur : Je les rassemblerai

de tous les pays où ils sont dispersés.

Je mettrai en eux un esprit nouveau,

je leur donnerai un cœur de chair.

Qu'ils marchent selon mes lois,

ils seront mon peuple, et moi leur Dieu.

LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :

SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR LES PASTEURS

« Les pasteurs ne doivent-ils pas paître le troupeau ? »

Puisque nous avons dit ce que c'était que boire le lait des brebis, recherchons ce que signifie s'habiller de leur laine. Fournir du lait, c'est fournir de la nourriture. Fournir de la laine, c'est fournir de l'honneur. Ce sont deux choses que demandent au peuple ceux qui se nourrissent eux-mêmes, au lieu de nourrir leurs brebis, l'avantage de subvenir à leurs besoins, et l'agrément de recevoir honneur et louanges.

En effet, on comprend bien que le vêtement est un honneur, puisqu'il couvre la nudité. Car tout homme est faible. Et si je parle de celui qui est votre évêque, n'est-il pas comme vous ? Il a un corps, il est mortel, il mange, il dort et il se lève ; il est né et il doit mourir. Si tu te demandes ce qu'il est en lui-même, c'est un homme. En l'honorant davantage, c'est comme si tu couvrais sa faiblesse.

Voyez comment saint Paul avait reçu un vêtement du bon peuple de Dieu, lorsqu'il disait : Vous m'avez accueilli comme un ange de Dieu. Car je vous rends ce témoignage : si vous l'aviez pu, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. Mais puisqu'on l'avait tellement honoré, est-ce qu'il a pardonné à ceux qui s'égaraient, afin d'obtenir cet honneur, de crainte qu'on le lui refuse et que ses reproches ne lui procurent moins de louanges ? Car, s'il avait agi ainsi, il aurait été de ceux qui se nourrissent eux-mêmes au lieu de nourrir leur brebis. En ce cas il aurait dit en lui-même : « Qu'est-ce que cela me fait ? Que chacun agisse comme il veut ; ma nourriture est assurée, mon honneur est assuré : le lait et la laine, cela me suffit ; que chacun aille où il peut. » Donc, pour toi, tout est parfait, si chacun va où il peut ? En ce cas, je ne veux pas faire de toi un évêque, je vois en toi un simple membre du peuple : Si un seul membre souffre, tous souffrent avec lui.

Donc l'Apôtre, lorsqu'il rappelle comment ils se sont comportés envers lui, ne veut pas paraître oublier les honneurs qu'ils lui ont rendus, et témoigne qu'ils l'ont accueilli comme un ange de Dieu ; que, si cela avait été possible, ils se seraient arraché les yeux pour les lui donner. Et pourtant, il envisage de trancher dans la blessure de la brebis malade, de la brebis gangrenée, non de pardonner à la gangrène. Et maintenant, suis-je devenu votre ennemi parce que je vous dis la vérité ? Ainsi, il a pris du lait des brebis, comme nous venons de le rappeler, il s'est habillé de leur laine, et pourtant il n'a pas négligé les brebis, car il ne cherchait pas ses propres intérêts, mais ceux de Jésus Christ. Il n'est pas de plus grand amour,

que de mourir pour celui qu'on aime.

R/ Qui perd sa vie la trouvera !
Christ a donné sa vie pour nous ;

donnons-la, nous aussi, pour nos frères.

Nous sommes passés de la mort à la vie,

puisque nous aimons nos frères.

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Dans ton inlassable tendresse,
nous t'en prions, Seigneur,

veille sur ta famille :

elle s'appuie sur la grâce du ciel, son unique espérance ;

qu'elle soit toujours assurée de ta protection.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Voir dans la semaine liturgique