Liturgie › mardi 15 septembre 2026

Office des lectures

mardi 15 septembre 2026 — France · Mardi

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OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (le 15 septembre, HYMNE propre : Notre-Dame des Douleurs)

Pour que l'homme soit un fils à son image,
Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit :

Lorsque nous n'avions ni forme ni visage,

Son amour nous voyait libres comme lui.

Nous tenions de Dieu la grâce de la vie,

Nous l'avons tenue captive du péché :

Haine et mort se sont liguées pour l'injustice

Et la loi de tout amour fut délaissée.

Quand ce fut le jour, et l'heure favorable,

Dieu nous a donné Jésus, le Bien-Aimé :

L'arbre de la croix indique le passage

Vers un monde où toute chose est consacrée.

Qui prendra la route vers ces grands espaces ?

Qui prendra Jésus pour Maître et pour ami ?

L'humble serviteur a la plus belle place !

Servir Dieu rend l'homme libre comme lui. ☆

PSALMODIE

Ps. 101. Prière dans le malheur

Dieu nous console dans toutes nos épreuves. 2 Col 1, 4

I

Ant. Seigneur, entends ma prière, ne me voile pas ton visage.

2 Seigneur, entends ma prière :
que mon cri parvienne jusqu'à toi !

3 Ne me cache pas ton visage
le jour où je suis en détresse !

Le jour où j'appelle, écoute-moi ;

viens vite, réponds-moi !

4 Mes jours s'en vont en fumée,
mes os comme un brasier sont en feu ;

5 mon cœur se dessèche comme l'herbe fauchée,
j'oublie de manger mon pain ;

6 à force de crier ma plainte,
ma peau colle à mes os.

7 Je ressemble au corbeau du désert,
je suis pareil à la hulotte des ruines :

8 je veille la nuit,
comme un oiseau solitaire sur un toit.

9 Le jour, mes ennemis m'outragent ;
dans leur rage contre moi, ils me maudissent.

10 La cendre est le pain que je mange,
je mêle à ma boisson mes larmes.

11 Dans ton indignation, dans ta colère,
tu m'as saisi et rejeté :

12 l'ombre gagne sur mes jours,
et moi, je me dessèche comme l'herbe.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Seigneur, entends ma prière, ne me voile pas ton visage.

II

Ant. Écoute, Seigneur, le cri des malheureux !

13 Mais toi, Seigneur, tu es là pour toujours ;
d'âge en âge on fera mémoire de toi.

14 Toi, tu montreras ta tendresse pour Sion ;
il est temps de la prendre en pitié : l'heure est venue.

15 Tes serviteurs ont pitié de ses ruines,
ils aiment jusqu'à sa poussière.

16 Les nations craindront le nom du Seigneur,
et tous les rois de la terre, sa gloire :

17 quand le Seigneur rebâtira Sion,
quand il apparaîtra dans sa gloire,

18 il se tournera vers la prière du spolié,
il n'aura pas méprisé sa prière.

19 Que cela soit écrit pour l'âge à venir,
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :

20 « Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s'est penché ;
du ciel, il regarde la terre

21 pour entendre la plainte des captifs
et libérer ceux qui devaient mourir. »

22 On publiera dans Sion le nom du Seigneur
et sa louange dans tout Jérusalem,

23 au rassemblement des royaumes et des peuples
qui viendront servir le Seigneur.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Écoute, Seigneur, le cri des malheureux !

III

Ant. Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains.

24 Il a brisé ma force en chemin,
réduit le nombre de mes jours.

25 Et j'ai dit : « Mon Dieu,
ne me prends pas au milieu de mes jours ! »

Tes années recouvrent tous les temps : +

26 autrefois tu as fondé la terre ;
le ciel est l'ouvrage de tes mains.

27 Ils passent, mais toi, tu demeures : +
ils s'usent comme un habit, l'un et l'autre ;

tu les remplaces comme un vêtement.

28 Toi, tu es le même ;
tes années ne finissent pas.

29 Les fils de tes serviteurs trouveront un séjour,
et devant toi se maintiendra leur descendance.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains.

V/ Écoute mon enseignement, ô mon peuple,
sois attentif aux mots que je prononce.

DU LIVRE D'ÉZÉKIEL 8, 1-6.16 — 9,11

Pratiques abominables d'Israël

Le Temple, en qui les Judéens mettaient une superstitieuse confiance, n'est plus, aux derniers temps d'avant l'exil, qu'un repaire d'idolâtrie qu'Ézékiel découvre avec horreur. L'honneur de Dieu ne lui permet pas de rester indifférent; mais dans sa colère, il saura épargner les fidèles.

La sixième année de la première déportation, le sixième mois, le cinq du mois, j’étais assis dans ma maison, et les anciens de Juda étaient assis devant moi ; là s’abattit sur moi la main du Seigneur Dieu.

J’ai vu : il y avait quelqu’un qui avait l’aspect d’un homme. À partir de ce qui semblait être ses reins et au-dessous, c’était du feu ; à partir de ses reins et au-dessus, c’était une sorte d’éclat, comme un scintillement de vermeil. Il étendit comme une main et me saisit par une mèche de cheveux. L’esprit me souleva entre ciel et terre. Il m’emmena jusqu’à Jérusalem, en des visions divines, à l’entrée de la porte intérieure, celle qui est tournée vers le nord ; là se trouve le siège de l’idole de la jalousie, qui provoque l’ardeur jalouse de Dieu. Voici que la gloire du Dieu d’Israël était là, pareille à la vision que j’avais eue dans la vallée. Il me dit : « Fils d’homme, lève donc les yeux en direction du nord. » Je levai les yeux en direction du nord, et voici : au nord de la porte, il y avait un autel ; dans le passage se trouvait cette idole de la jalousie. Il me dit : « Fils d’homme, vois-tu ce qu’ils font ? Vois-tu les grandes abominations que la maison d’Israël commet ici pour m’éloigner de mon sanctuaire ? Tu vas voir encore de grandes abominations ! » Il m’emmena vers la cour intérieure de la Maison du Seigneur : voici qu’à l’entrée du sanctuaire du Seigneur, entre le vestibule et l’autel, il y avait environ vingt-cinq hommes tournant le dos au sanctuaire du Seigneur, et le visage vers l’orient. Ils se prosternaient en direction de l’orient, vers le soleil. Et il me dit : « Tu as vu, fils d’homme ? Est-ce trop peu pour la maison de Juda de commettre les abominations qu’ils commettent ici ? Oui, ils remplissent le pays de violence, ils provoquent encore mon indignation : les voici qui élèvent le rameau jusqu’à leur nez ! À mon tour d’agir avec fureur ; je n’aurai pas un regard de pitié, je n’épargnerai personne. Ils auront beau crier à mes oreilles d’une voix forte, je ne les écouterai pas. »

J’entendis le Seigneur Dieu me crier d’une voix forte : « Ils sont tout proches, les châtiments de Jérusalem, et chacun tient à la main son arme de mort. » Alors six hommes s’avancèrent, venant de la porte supérieure, celle qui est du côté nord. Chacun tenait à la main son arme de destruction. Au milieu d’eux, un homme, vêtu de lin, portant à la ceinture une écritoire de scribe. Ils s’avancèrent, et s’arrêtèrent près de l’autel de bronze. La gloire du Dieu d’Israël s’éleva au-dessus des Kéroubim où elle reposait, et se dirigea vers le seuil de la Maison du Seigneur. Alors le Seigneur appela l’homme vêtu de lin, portant à la ceinture une écritoire de scribe. Il lui dit : « Passe à travers la ville, à travers Jérusalem, et marque d’une croix au front ceux qui gémissent et qui se lamentent sur toutes les abominations qu’on y commet. » Puis j’entendis le Seigneur dire aux autres : « Passez derrière lui à travers la ville, et frappez. N’ayez pas un regard de pitié, n’épargnez personne : vieillards et jeunes gens, jeunes filles, enfants, femmes, tuez-les, exterminez-les. Mais tous ceux qui sont marqués au front, ne les touchez pas. Commencez l’extermination par mon sanctuaire. » Ils commencèrent donc par les vieillards qui adoraient les idoles à l’entrée de la Maison du Seigneur. Le Seigneur ajouta : « Rendez impure cette Maison, emplissez les cours de cadavres, puis sortez ! » Ils sortirent donc et frappèrent à travers la ville.

Or pendant qu’ils frappaient, j’étais resté seul ; je tombai face contre terre et je criai : « Ah ! Seigneur Dieu, vas-tu exterminer tout ce qui reste d’Israël en déversant ta fureur sur Jérusalem ? » Il me dit : « La faute de la maison d’Israël et de Juda est grande, immense. Le pays est rempli de sang, la ville est pleine de perversité. Ils disent : “Le Seigneur a abandonné le pays, le Seigneur ne voit plus rien.” Eh bien ! moi, je n’aurai pas un regard de pitié, je n’épargnerai personne. Je ferai retomber leur conduite sur leur tête. » Et voici que l’homme vêtu de lin, portant à la ceinture une écritoire, revint et rendit compte en ces termes : « J’ai fait comme tu me l’avais ordonné. »

R/ Toi, mon secours et mon Sauveur,
Seigneur, ne tarde pas !

Vous verrez l'abomination installée dans le lieu saint,

alors fuyez dans les montagnes.

Si ces jours n'avaient pas été abrégés,

nul n'aurait la vie sauve.

On attendra pour juger la terre et le ciel

d'avoir marqué au front les serviteurs de notre Dieu.

LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :

SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR LES PASTEURS

« Ce que je cherche, c'est que vous portiez du fruit »

À une époque où Paul était dans une grande indigence, enchaîné pour avoir proclamé la vérité, les frères lui envoyèrent de qui pourvoir à ses besoins et alléger sa pauvreté. Il leur répondit en les remerciant : Vous avez bien fait de m'aider tous ensemble quand j'étais dans la gêne. Je sais vivre de peu, je sais aussi avoir tout ce qu'il me faut et manquer de tout. Je peux tout supporter avec celui qui me donne la force. Pourtant, vous avez bien fait de venir à mon aide.

Mais il a voulu leur montrer ce qu'il recherchait, à l'occasion du bien qu'ils venaient de lui faire, afin de ne pas être classé parmi les bergers qui cherchent à se nourrir euxmême et non leurs brebis. Il ne se réjouit pas tellement d'avoir été secouru par eux dans ses nécessités, qu'il ne se félicite de leur générosité. Qu'est-ce qu'il cherchait donc ? Ce ne pas que je cherche à recevoir des cadeaux, ce que je cherche, c'est que vous portiez du fruit. Non pas à être comblé moi-même, mais que vous ne demeuriez pas stériles. Ceux qui ne peuvent pas être comme Paul : vivre du travail de leurs mains, peuvent donc recevoir du lait de leurs brebis, subvenir à leurs nécessités, mais sans négliger la faiblesse des brebis. Ils ne doivent pas rechercher leur avantage, ce qui ferait croire qu'ils annoncent l'Évangile pour subvenir à leurs besoins, alors qu'ils doivent éclairer les hommes en leur apportant la lumière de la parole de vérité. Ils sont en effet comparables à des lampes, ainsi qu'il est écrit : Restez en tenu de service et gardez vos lampes allumées. Et aussi : On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est dans les cieux.

Si on allumait une lampe pour toi, dans ta maison, est-ce que tu n'y remettrais pas de l'huile, pour l'empêcher de s'éteindre ? Évidemment, si la lampe, après qu'on y a mis de l'huile, ne brillait pas, elle ne mériterait pas d'être mise sur le lampadaire, mais d'être aussitôt brisée. Donc, là où on vit, il faut que la nécessité reçoive, et que la charité donne. Non pas que l'Évangile soit à vendre, comme s'il servait à payer la nourriture de ceux qui l'annoncent comme étant leur vie. Car s'ils le vendent ainsi, ils vendent à vil prix une grande chose. Qu'ils reçoivent du peuple un soutien nécessaire, mais qu'ils reçoivent du Seigneur le salaire de leur gestion. Car ce n'est pas au peuple de payer leur salaire à ceux qui les servent par charité, en leur apportant l'Évangile. Ceux-ci n'attendent leur salaire que de Dieu, qui donne à ceux-là le salut.

Alors, pourquoi cette algarade aux bergers, pourquoi leur faire des reproches ? Parce que, tout en buvant le lait et en s'habillant avec la laine des brebis, ils négligeaient celles-ci : Ils cherchaient leurs propres intérêts, non ceux de Jésus Christ.

Il n'est pas de plus grand amour
que de mourir pour celui qu'on aime.

R/ Qui perd sa vie la trouvera !
Christ a donné sa vie pour nous ;

donnons-la, nous aussi, pour nos frères.

Nous sommes passés de la mort à la vie,

puisque nous aimons nos frères. r

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Accorde-nous, Seigneur notre Dieu,
de pouvoir t'adorer de tout notre esprit,

et d'avoir envers tous une vraie charité.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Voir dans la semaine liturgique

Office des lectures du mardi 15 septembre 2026 – Ichthys