Liturgie › vendredi 4 septembre 2026

Office des lectures

vendredi 4 septembre 2026 — France · Vendredi

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OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Retournez-vous, voici l'Esprit
Du Seigneur, au vent de la nuit,

Qui passe au monde ;

Accueillez-le, ne craignez rien ;

A la croisée de vos chemins,

Laissez-vous couvrir de son ombre.

N'alliez-vous pas vous desséchant

Dans vos lois de chair et de sang,

A perte d'être ?

Hébergez-le, vous renaîtrez,

Car Dieu travaille au plus secret :

Sa lumière luit aux ténèbres.

Ouvrez la fente de vos cœurs,

Et voyez celle du Seigneur,

L'arbre de vie ;

Rapprochez-les, restez greffés,

Buvez la sève désormais

Dont la plaie du Christ est remplie.

Et son Esprit brise les joints

Avec l'arbre mort du jardin

De sève humaine ;

Ne manquez pas ici le bond

Des derniers temps de création

Où l'amour de Dieu nous entraîne.

Ne rompez pas vos nouveaux liens :

Vous croîtrez avec l'Esprit Saint

Jusqu'à cette heure

Du Fils de l'homme éblouissant

Par tous les hommes de son sang

Qui l'auront choisi pour demeure.

PSALMODIE

Ps. 37. Supplication d'un pénitent

Tous ses amis se tenaient à distance. Lc 23, 49

I

Ant. Seigneur, reprends-moi sans colère !

2 Seigneur, corrige-moi sans colère
et reprends-moi sans violence.

3 Tes flèches m'ont frappé,
ta main s'est abattue sur moi.

4 Rien n'est sain dans ma chair sous ta fureur,
rien d'intact en mes os depuis ma faute.

5 Oui, mes péchés me submergent,
leur poids trop pesant m'écrase.

6 Mes plaies sont puanteur et pourriture :
c'est là le prix de ma folie.

7 Accablé, prostré, à bout de forces,
tout le jour j'avance dans le noir.

8 La fièvre m'envahit jusqu'aux moelles,
plus rien n'est sain dans ma chair.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Seigneur, reprends-moi sans colère !

II

Ant. Seigneur, tout mon désir est devant toi.

9 Brisé, écrasé, à bout de forces,
mon cœur gronde et rugit.

10 Seigneur, tout mon désir est devant toi,
et rien de ma plainte ne t'échappe.

11 Le cœur me bat, ma force m'abandonne,
et même la lumière de mes yeux.

12 Amis et compagnons se tiennent à distance,
et mes proches, à l'écart de mon mal.

13 Ceux qui veulent ma perte me talonnent,
ces gens qui cherchent mon malheur ;

ils prononcent des paroles maléfiques,

tout le jour ils ruminent leur traîtrise.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Seigneur, tout mon désir est devant toi.

III

Ant. Oui, j'avoue mon péché ; ne m'abandonne pas, mon Sauveur !

14 Moi, comme un sourd, je n'entends rien,
comme un muet, je n'ouvre pas la bouche,

15 pareil à celui qui n'entend pas,
qui n'a pas de réplique à la bouche.

16 C'est toi que j'espère, Seigneur :
Seigneur mon Dieu, toi, tu répondras.

17 J'ai dit : «Qu'ils ne triomphent pas,
ceux qui rient de moi quand je trébuche ! »

18 Et maintenant, je suis près de tomber,
ma douleur est toujours devant moi.

19 Oui, j'avoue mon péché,
je m'effraie de ma faute.

20 Mes ennemis sont forts et vigoureux,
ils sont nombreux à m'en vouloir injustement.

21 Ils me rendent le mal pour le bien ;
quand je cherche le bien, ils m'accusent.

22 Ne m'abandonne jamais, Seigneur,
mon Dieu, ne sois pas loin de moi.

23 Viens vite à mon aide,
Seigneur, mon salut !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Oui, j'avoue mon péché ; ne m'abandonne pas, mon Sauveur !

V/ Tu es mon rempart et mon refuge :
j'espère en ta parole.

DU LIVRE DE JÉRÉMIE 30, 18 — 31, 9

Dieu est un père pour Israël

Jérémie n'est le prophète de la menace : comme autrefois Osée, il est le grand témoin de l'amour de Dieu. Amour inlassable, puisque plus d'un siècle après la ruine de l'Israël du nord, alors que Juda ne survit qu'à grand-peine, il se souvient des exilés et prépare leur restauration.

Ainsi parle le Seigneur : Voici que je vais restaurer les tentes de Jacob, pour ses demeures j’aurai de la compassion ; la ville sera rebâtie sur ses ruines, la citadelle sera rétablie en sa juste place. Les actions de grâce en jailliront avec des cris de joie. Bien loin de diminuer ses fils, je les multiplierai ; bien loin de les abaisser, je les glorifierai. Ils seront comme autrefois, leur communauté se maintiendra devant moi, car je punirai tous ses oppresseurs. Jacob aura pour maître l’un des siens, un chef qui sera issu de lui. Je lui permettrai d’approcher et il aura accès auprès de moi. Qui donc, en effet, a jamais osé de lui-même s’approcher de moi ? — oracle du Seigneur.

Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. Voici la tempête du Seigneur ; sa fureur éclate, la tempête s’installe, elle tournoie sur la tête des méchants. L’ardente colère du Seigneur ne se détournera pas avant d’avoir agi et réalisé les desseins de son cœur. Dans les derniers jours, vous le comprendrez. En ce temps-là — oracle du Seigneur —, je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, et elles seront mon peuple. Ainsi parle le Seigneur :

Il a trouvé grâce dans le désert, le peuple qui a échappé au massacre ; Israël est en route vers Celui qui le fait reposer. Depuis les lointains, le Seigneur m’est apparu : Je t’aime d’un amour éternel, aussi je te garde ma fidélité. De nouveau je te bâtirai, et tu seras rebâtie, vierge d’Israël. De nouveau tu prendras tes tambourins de fête pour te mêler aux danses joyeuses. De nouveau tu planteras des vignes dans les montagnes de Samarie, et ceux qui les planteront en goûteront le premier fruit. Un jour viendra où les veilleurs crieront dans la montagne d’Éphraïm : « Debout, montons à Sion, vers le Seigneur notre Dieu ! »

Car ainsi parle le Seigneur : Poussez des cris de joie pour Jacob, acclamez la première des nations ! Faites résonner vos louanges et criez tous : « Seigneur, sauve ton peuple, le reste d’Israël ! » Voici que je les fais revenir du pays du nord, que je les rassemble des confins de la terre ; parmi eux, tous ensemble, l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée : c’est une grande assemblée qui revient. Ils avancent dans les pleurs et les supplications, je les mène, je les conduis vers les cours d’eau par un droit chemin où ils ne trébucheront pas. Car je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné.

R/ Par la résurrection de son fils,
Dieu nous a régénéré pour une vivante espérance.

De loin le Seigneur est apparu, en disant :

D'un amour éternel je t'ai aimée,

à nouveau tu sera rebâtie, vierge d' Israël.

Je rétablirai les tentes de Jacob,

son chef sera pris dans son sein,

il s'approchera de moi.

Debout, montons vers notre Dieu,

le Seigneur a sauvé son peuple,

c'est une grande foule qui revient.

R/ Par la résurrection de son fils,
Dieu nous a régénéré pour une vivante espérance.

LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :

SERMON DE SAINT LÉON LE GRAND SUR LES BÉATITUDES

La pauvreté apostolique

On ne peut en douter : les pauvres obtiennent la vertu d'humilité plus facilement que les riches. Car les premiers, dans leur indigence, ont pour amie la douceur, tandis que les autres, dans leur opulence, ont la fierté pour compagne. Pourtant, on trouve aussi chez beaucoup de riches une disposition à user de l'abondance non pas pour se gonfler d'orgueil, mais pour exercer la bienfaisance ; ils comptent parmi leurs plus grands bénéfices ce qu'ils dépensent pour soulager la misère et la peine d'autrui.

Les hommes de toutes les catégories et toutes les classes peuvent se rejoindre dans cette vertu, car ils peuvent avoir la même intention sans posséder la même fortune. Peu importe l'inégalité des ressources terrestres chez ceux qui sont égaux quant aux biens spirituels. Heureuse, donc, cette pauvreté qui n'est pas entravée par l'amour des richesses temporelles, qui ne désire pas accroître ses ressources en ce monde, mais convoite de s'enrichir en biens célestes.

Les Apôtres, les premiers après le Seigneur, nous ont donné l'exemple de cette pauvreté généreuse. Ils ont abandonné tous leurs biens sans exception. Pêcheurs de poissons, ils se sont transformés, par une rapide conversion, en pêcheurs d'hommes ; ils ont suscité de nombreux imitateurs de leur foi, lorsque, dans la première génération de l'Église, tous les croyants n'avaient qu'un seul cœur et une seule âme. En abandonnant totalement leurs biens et leurs possessions, ils s'enrichissaient des biens éternels par leur généreuse pauvreté. Selon la prédication des Apôtres, ils se réjouissaient de ne rien avoir en ce monde, et de tout posséder en possédant le Christ.

C'est ainsi que l'Apôtre saint Pierre, alors qu'il montait au Temple et qu'un boiteux lui demandait l'aumône, déclara : De l'argent et de l'or, je n'en ai pas ; mais ce que j'ai, je te le donne : Au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Qu'y a-t-il de plus sublime que cette humilité ? Qu'y a-t-il de plus riche que cette pauvreté ? Elle n'a pas les subsides de l'argent, mais les ressources de la nature. Cet homme que sa mère avait enfanté infirme, Pierre l'a guéri d'un mot. Et lui qui ne donnait pas une pièce de monnaie avec l'image de César, a rétabli dans un homme l'image du Christ.

Or, les richesses de ce trésor n'ont pas secouru seulement l'homme rendu capable de marcher, mais aussi les cinq mille hommes qui ont cru alors, comme l'Apôtre les y exhortait, à cause de ce miracle de guérison. Et ce pauvre, qui n'avait pas de quoi donner à un mendiant, a donné la grâce de Dieu avec une telle profusion qu'après avoir remis sur pied un seul homme, il rendit de même à des milliers de croyants la santé du cœur et rendit tous ces boiteux alertes et libres dans le Christ.

R/ À qui irions-nous, Seigneur ?
Tu sauves le pauvre et l'humilié.

Heureux, vous les pauvres,

car le Royaume de Dieu est à vous.

Heureux, vous qui avez faim maintenant,

car vous serez rassasiés.

Heureux, vous qui pleurez maintenant,

car vous rirez.

Heureux si l'on vous insulte

à cause du Fils de l'homme,

exultez : grande sera votre récompense.

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Dieu éternel et tout-puissant,
fais-nous toujours agir pour toi d'une volonté ardente,

et servir ta gloire d'un cœur sans partage.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Voir dans la semaine liturgique