Liturgie › samedi 25 juillet 2026

Office des lectures

samedi 25 juillet 2026 — France · Samedi

Prendre le temps de lire
Aa
Taille du texte
Respiration du texte

OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Comment es-tu foyer de feu
et fraîcheur de la fontaine,

une brûlure, une douceur

qui rend saines nos souillures ?

Comment fais-tu de l'homme un dieu,

de la nuit une lumière,

et des abîmes de la mort

tires-tu la vie nouvelle?

Comment la nuit vient-elle au jour ?

Peux-tu vaincre les ténèbres,

porter ta flamme jusqu'au cœur

et changer le fond de l'être ?

Comment n'es-tu qu'un avec nous,

nous rends-tu fils de Dieu même ?

Comment nous brûles-tu d'amour

et nous blesses-tu sans glaive ?

Comment peux-tu nous supporter,

rester lent à la colère,

et de l'ailleurs où tu te tiens

voir ici nos moindres gestes ?

Comment de si haut et de si loin

ton regard suit-il nos actes ?

Ton serviteur attend la paix,

le courage dans les larmes !

PSALMAUDIE

Ps. 49. Vrai et faux culte de Dieu

Par la grâce vous êtes sauvés, à cause de votre foi ; le salut ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ep

2, 8
I

Ant. Le Seigneur appelle les cieux et la terre au jugement de son peuple.

1 Le Dieu des dieux, le Seigneur,
parle et convoque la terre *

du soleil levant

jusqu'au soleil couchant.

2 De Sion, belle entre toutes,
Dieu resplendit. *

3 Qu'il vienne, notre Dieu,
qu'il rompe son silence !

Devant lui, un feu qui dévore ;

autour de lui, éclate un ouragan.

4 Il convoque les hauteurs des cieux
et la terre au jugement de son peuple :

5 « Assemblez, devant moi, mes fidèles,
eux qui scellent d'un sacrifice mon alliance. »

6 Et les cieux proclament sa justice :
oui, le juge c'est Dieu !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Le Seigneur appelle les cieux et la terre au jugement de son peuple.

II

Ant. Offrez à Dieu un sacrifice de louange.

7 « Écoute, mon peuple, je parle ; +
Israël, je te prends à témoin. *

Moi, Dieu, je suis ton Dieu !

8 « Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.

9 Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine,
pas un bélier de tes enclos.

10 « Tout le gibier des forêts m'appartient
et le bétail des hauts pâturages.

11 Je connais tous les oiseaux des montagnes ;
les bêtes des champs sont à moi.

12 « Si j'ai faim, irai-je te le dire ?
Le monde et sa richesse m'appartiennent.

13 Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?

14 « Offre à Dieu le sacrifice d'action de grâce,
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.

15 Invoque-moi au jour de détresse :
je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Offrez à Dieu un sacrifice de louange.

III

Ant. C'est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices.

16 Mais à l'impie, Dieu déclare : +
« Qu'as-tu à réciter mes lois, *

à garder mon alliance à la bouche,

17 toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?

18 « Si tu vois un voleur, tu fraternises,
tu es chez toi parmi les adultères ;

19 tu livres ta bouche au mal,
ta langue trame des mensonges.

20 « Tu t'assieds, tu diffames ton frère,
tu flétris le fils de ta mère.

21 Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?

« Penses-tu que je suis comme toi ?

Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse.

22 Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu :
sinon je frappe, et pas de recours !

23 « Qui offre le sacrifice d'action de grâce,
celui-là me rend gloire :

sur le chemin qu'il aura pris,

je lui ferai voir le salut de Dieu. »

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. C'est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices.

V/ De ton amour, Seigneur, la terre est pleine,
apprends-moi tes volontés.

DE LA 2e LETTRE AUX CORINTHIENS 6, 1 — 7, 1

Ministre de Dieu par l'Esprit

Alors que tout semble s'élevé contre lui, Paul accomplit sa mission d'Apôtre de Jésus Christ. En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru . Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

Pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique, nous veillons à ne choquer personne en rien. Au contraire, en tout, nous nous recommandons nous-mêmes comme des ministres de Dieu : par beaucoup d’endurance, dans les détresses, les difficultés, les angoisses, les coups, la prison, les émeutes, les fatigues, le manque de sommeil et de nourriture, par la chasteté, la connaissance, la patience et la bonté, la sainteté de l’esprit et la sincérité de l’amour, par une parole de vérité, par une puissance qui vient de Dieu ; nous nous présentons avec les armes de la justice pour l’attaque et la défense, dans la gloire et le mépris, dans la mauvaise et la bonne réputation. On nous traite d’imposteurs, et nous disons la vérité ; on nous prend pour des inconnus, et nous sommes très connus ; on nous croit mourants, et nous sommes bien vivants ; on nous punit, et nous ne sommes pas mis à mort ; on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.

Pour vous, Corinthiens, notre bouche a parlé ouvertement, notre cœur s’est élargi ; vous n’êtes pas à l’étroit chez nous, c’est en vous-mêmes que vous êtes à l’étroit. Je vous le dis parce que vous êtes mes enfants : payez-nous de retour, élargissez votre cœur, vous aussi.

Ne formez pas d’attelage mal assorti avec des non-croyants : quel point commun peut-il y avoir entre la condition du juste et l’impiété ? quelle communion de la lumière avec les ténèbres ? quel accord du Christ avec Satan ? ou quel partage pour un croyant avec un non-croyant ? quelle entente y a-t-il entre le sanctuaire de Dieu et les idoles ? Nous, en effet, nous sommes le sanctuaire du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit lui-même : J’habiterai et je marcherai parmi eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Sortez donc du milieu de ces gens-là et séparez-vous, — dit le Seigneur ; ne touchez à rien d’impur, et moi je vous accueillerai : je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, — dit le Seigneur souverain de l’univers.

Ayant reçu de telles promesses, mes bien-aimés, purifions-nous donc de toute souillure de la chair et de l’esprit ; achevons de nous sanctifier dans la crainte de Dieu.

R/ Seigneur, nous rappelons ton amour
au milieu de ton temple.

Quel accord entre le temple de Dieu et les idoles ?

Car vous êtes le temple de Dieu.

En possession de telles promesses,

achevez de vous sanctifier dans la crainte de Dieu.

LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :

HOMÉLIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME SUR LA 2e LETTRE AUX CORINTHIENS

L'amour de Paul pour les Corinthiens

Notre cœur s'est dilaté . De même que la chaleur produit un épanouissement, la charité a pour effet de dilater, car c'est une vertu chaude et ardente. C'est elle qui ouvrait la bouche de Paul et dilatait son cœur. « Je ne vous aime pas seulement en paroles », veut-il dire. « Mon cœur s'accorde avec ma bouche : je m'exprime donc en pleine liberté, de toute ma voix et de tout mon esprit. » Il n'y avait rien de plus largement ouvert que le cœur de Paul. Il aimait ardemment tous les fidèles, comme si chacun était son préféré, sans laisser son affection se diviser ou s'affaiblir, mais en la faisant reposer tout entière sur chacun. Et qu'y a-t-il d'étonnant à ce qu'il ait eu un tel amour pour tous les fidèles, lui dont le cœur embrassait jusqu'aux infidèles de la terre entière ?

C'est pourquoi il ne dit pas : « Je vous aime », mais ce qui est beaucoup plus éloquent: Notre bouche s'est ouverte, notre cœur s'est dilaté ; nous vous tenons tous au-dedans de nous, non pas d'une façon quelconque, mais de la façon la plus généreuse. Car celui qui est aimé se trouve parfaitement à l'aise dans le cœur de celui qui l'aime. C'est pourquoi saint Paul ajoute : Vous n'êtes pas à l'étroit chez nous, c'est dans vos cœurs que vous êtes à l'étroit. Vous voyez que son reproche est plein de délicatesse, comme il convient à ceux qui aiment vivement. Il ne dit pas : « Vous ne nous aimez pas », mais « Vous ne nous aimez pas dans la même mesure. » Car il ne veut pas les reprendre trop fortement. On peut parfaitement voir combien son amour pour les fidèles est ardent, si l'on recueille ses propos dans chacune de ses lettres. Il dit aux Romains : J'ai un très vif désir de vous voir; j'ai souvent projeté de me rendre chez vous; je demande continuellement d'avoir enfin l'occasion de me rendre chez vous. Il dit aux Galates : Mes petits enfants que, dans les douleurs, j'enfante à nouveau . Aux Éphésiens : Je tombe à genoux en priant pour vous . Aux Philippiens : Quelle est notre espérance, notre joie, notre orgueil, sinon vous ? Et il disait que, dans sa captivité , il les portait dans son cœur . Aux Colossiens : Je veux que vous sachiez quel rude combat je mène pour vous et pour tant d'autres qui ne m'ont jamais vu personnellement, afin que vos cœurs soient encouragés . Aux Thessaloniciens : Comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons, ayant pour vous une telle affection, nous voudrions vous donner non seulement l'Évangile, mais tout ce que nous sommes. ~

Vous n'êtes pas à l'étroit chez nous , dit-il ici aux Corinthiens. Il ne dit pas seulement qu'il les aime, mais aussi qu'il est aimé d'eux, afin de les attirer davantage. Et il l'atteste lorsqu'il dit : Tite est venu nous faire part de votre vif désir, de vos larmes, de votre zèle.

R/ Nous le croyons : Dieu est amour !
C'est lui qui fut notre Sauveur :

dans son amour et sa pitié,

lui-même nous racheta.

Si Dieu nous a tant aimés,

nous devons, nous aussi,

nous aimer les uns les autres.

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Nous t'en prions, Seigneur, que ta grâce nous devance
et qu'elle nous accompagne toujours,

pour nous rendre attentifs à faire le bien sans relâche.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Voir dans la semaine liturgique